Bienvenue à bord  –  Eric Lavaine  –  2011

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Comédie
  • Durée : 90 minutes
  • Producteur :Vincent Roget
    François Cornuau
  • Production :Same Player
    Pathé...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Eric Lavaine
  • Interprètes : Franck Dubosc (Rémy Pasquier)
    Valérie Lemercier (Isabelle)
    Gérard Darmon (Richard Morena)
    Luisa Ranieri (argarita Cavallieri)
    Lionel Astier (Jérôme Berthelot)
    Elisa Servier (Caroline Berthelot)...
  • Scénario :Eric Lavaine
    Hector Cabello Reyes
  • Directeur de production :Ludovis Douillet
  • Directeur de la photographie : Stéphane Le Parc (images)
  • Compositeur de la musique : Jean-Michel Bernard
  • Monteur : Vincent Zuffranieri
  • Chef décorateur : Sandrine Jarron
  • Costumier : Nadia Chmilewsky

Production

  • Producteur :Vincent Roget
    François Cornuau
  • Production :Same Player
    Pathé
    Appaloosa Films
    M6 Films
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Directeur de production :Ludovis Douillet
  • Avec la participation de :M6
    Canal+
    Cinécinéma
    W9
    Cinémage 5 développement
    Centre National du Cinéma et de l'Image Animée
  • En association avec :Banque Populaire Images 11
  • Ventes à l'étranger :Pathé International

Fiche artistique

  • Réalisateur :Eric Lavaine
  • Scénario :Eric Lavaine
    Hector Cabello Reyes
  • Scripte :Marine Tricoire
  • Interprètes :Franck Dubosc (Rémy Pasquier)
    Valérie Lemercier (Isabelle)
    Gérard Darmon (Richard Morena)
    Luisa Ranieri (argarita Cavallieri)
    Lionel Astier (Jérôme Berthelot)
    Elisa Servier (Caroline Berthelot)
    Philippe Lellouche (William)
    Jean-Michel Lahmi (Le Pointilleux)
    Guilaine Londez (La Pointilleuse)
    Shirley Bousquet (Femme du joueur Casino)
    Elisabetj Margoni (Gabriella)
    Reem Kherci (Femme du Russe)
    François Vincentelli (Joueur Casino)
    Enrico Macias

Fiche technique

  • Photographie :Stéphane Le Parc (images)
  • Compositeur de la musique :Jean-Michel Bernard
  • Ingénieur du son :François De Morant (A.F.S.I.)
    Alexandre Widmer
  • Monteur :Vincent Zuffranieri
  • Chef décorateur :Sandrine Jarron
  • Costumier :Nadia Chmilewsky
  • Casting :Fany Touya Calmon
  • Régisseur :Olivier Guedj
  • Assistant réalisateur :Rodolphe Kriegel (1er assistant réalisateur)
  • Supervision post-production :Gala Vara Eiriz (Directrice de post-production)
  • Conseiller à la réalisation :Nath Dumont

Résumé et notes

  • Genre : Comédie
  • Durée : 90 minutes

RÉSUMÉ

Isabelle (Valérie Lemercier), DRH de la société Costa Croisières, a commis l’erreur de choisir pour amant son patron (Lionnel Astier). Avant d’embarquer pour le voyage inaugural du bateau Costa Atlantica, il décide de la débarquer de sa vie et de son boulot !

Certaines femmes se vengent par le poison, l’arme à feu, ou la calomnie. Isabelle choisit Rémy (Franck Dubosc), chômeur flamboyant qui a tout raté sur terre et qui se dit qu’après tout sur mer, il aurait peut être plus de chance...

Elle le recrute comme animateur. Sur ce palais des mers, Rémy va d’abord se révéler être le pire cauchemar du PDG ainsi que de Richard, le directeur de croisière (Gérard Darmon)… Puis, peu à peu, il va changer sa vie et celle de tous ceux qui croiseront sa route…

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC ERIC LAVAINE, REALISATEUR

Comment est née l’idée de « Bienvenue à bord » ?

En voyant des reportages sur les croisières. Neuf fois sur dix, elles étaient présentées sous un aspect ringard, avec de vieux chanteurs et des passagers grabataires. Je me suis dit que ça ne pouvait pas être que ça et qu’il y avait un scénario à développer dans cet univers-là. Un bateau est une île flottante, un huis clos, où les gens se croisent nécessairement au cours de la journée. Dans ce contexte, je pouvais raconter quantité d’histoires, humaines, d’amour. Avec Hector Cabello Reyes, mon scénariste, nous avons participé à une croisière d’une semaine pour nous imprégner de l’ambiance et nous nous sommes aperçus que les gens s’amusent, ils se déguisent, ils dansent, ils sont heureux.


Pourquoi avoir choisi d’en faire une comédie romantique, un genre dans lequel on ne vous attendait pas forcément ?

À cause de « Protéger et servir ». Même si le film était drôle, à la fin il n’en restait rien parce qu’il n’y avait pas d’émotion. Avec « Bienvenue à bord », je voulais que les spectateurs rient, mais aussi qu’ils soient touchés par les personnages. Et qu’ils sortent du film heureux. Un dosage compliqué sur lequel nous avons beaucoup travaillé, Hector et moi. La séquence qui résume le mieux ce que nous recherchions est celle où Rémy a le mal de mer pendant que la capitaine lui explique que son mari est mort. Elle pense qu’il est bouleversé parce qu’il a la mine défaite, alors qu’il a simplement des hauts le cœur. L’émotion naît du drame raconté par Luisa Ranieri, le rire vient de Franck Dubosc pris de nausées au pire moment. En fait, mon rêve serait de trouver une voie entre le cinéma de Claude Sautet et « Les Bronzés ».


Et comment cela se traduit en terme de mise en scène ?

Je voulais qu’elle soit la plus légère possible, plus focalisée sur les regards, je cherchais moins le rire à tout prix et j’ai fait particulièrement attention à l’image. Quand on voit « Casino » de Martin Scorsese, le décor est sublime, mais quand on se trouve dans un vrai casino, on a l’impression d’être chez un Libanais qui a fait fortune au Texas. C’est horrible. Je savais que le décor du bateau sur lequel nous allions tourner pouvait être magnifié. On en a discuté avec mon directeur de la photo, Stéphane Le Parc, et il a réalisé des miracles. J’avais aussi envie de tirer parti du genre, en filmant le paquebot qui s’éloigne au coucher de soleil, avec un homme, un enfant et une femme enlacés sur le pont, par exemple. Il fallait que les personnages soient beaux, comme on l’est en vacances au bout de quelques jours quand on a pris le soleil. Y compris Rémy. Dans la séquence du bal, Franck Dubosc est très séduisant en smoking. Il y a des plans où il ressemble à Alain Delon, on est loin de son image habituelle. Plus généralement, je voulais que le film soit plus beau visuellement que les précédents. Ensuite, je me suis beaucoup attaché à la musique, je souhaitais qu’elle soit dans la tonalité de l’histoire. J’ai la BO de mes rêves grâce à Jean-Michel Bernard, le compositeur attitré de Michel Gondry.


C’est aussi votre premier film choral…

Choral à 4000 personnes, en comptant les passagers et l’équipage ! (rires) J’ai découvert combien c’est compliqué de mener en parallèle plusieurs intrigues. De plus, il fallait que les seconds rôles qui gravitent autour des personnages principaux évoluent vraiment. Comme la femme du PDG avec le coach de gym, la DRH avec le directeur de croisière ou Rémy avec la capitaine. À écrire, c’est compliqué parce que ça relève de la chronique, il n’y a pas un pitch fort sur lequel est centré tout le film. Ici, la vengeance de la DRH n’est que le détonateur d’histoires multiples. Mais j’aime les interactions entre les personnages, montrer que les rencontres qu’ils font influencent leur parcours. C’est aussi vrai dans la vie.


Contrairement à vos films précédents, les personnages féminins existent réellement. Que s’est-il passé ?

Pour un réalisateur de comédie, c’est plus difficile de faire rire des femmes. Parce qu’on les connait moins et qu’on craint d’être méchant. Un exemple typique : dans « Bienvenue à bord », quand le Pointilleux, joué par Jean-Michel Lahmi, se prend des râteaux pendant le bal, c’est drôle. La même situation avec une fille moche devient d’une tristesse absolue. C’est uniquement un problème de culture et de civilisation. C’est comme ça. Donc c’est délicat. Mais je dois beaucoup à Valérie Lemercier. Lorsqu’elle m’a dit de lui renvoyer le scénario, qu’elle avait déjà reçu mais qu’elle n’avait pas lu, je l’ai réécrit en tenant compte de son potentiel et de ce qu’elle est humainement. C’est une comédienne superbe, pleine de richesse et de profondeur. Et dans la vie, elle est touchante, intelligente et fragile. Tout cela a enrichi son personnage.


On l’a rarement vue dans un registre aussi sobre…

Il ne s’agissait pas de lui proposer un énième rôle comique. J’avais besoin qu’elle soit vraie, qu’elle soit un contrepoint au personnage joué par Franck Dubosc. Dans la scène d’ouverture, si Valérie avait joué la DRH pète-sec face à Rémy, on serait tombé dans le sketch du débile et de la pimbêche. Alors que là, on sent que Rémy l’amuse, comme ça peut arriver quand on rencontre un con. Si Franck Dubosc est drôle, c’est justement parce qu’il est confronté à des acteurs qui réagissent normalement. Le tout était de trouver l’équilibre entre la comédie et la réalité. Provoquer le rire tout en faisant en sorte que les situations restent réelles pour que les spectateurs puissent s’identifier aux personnages. Valérie était parfaite pour ça : elle a le sens de la comédie, elle en connaît le timing. C’était indispensable face à Franck Dubosc, Gérard Darmon et Lionnel Astier. Je referais le même film avec des comédiens qui n’ont pas ce sens du timing, il serait raté.


Franck Dubosc, avec lequel vous aviez déjà tourné « Incognito », s’est imposé d’emblée dans le rôle de Rémy ?

À la base, dans « Incognito », son rôle était moindre. Ce n’est que sur le tournage, en découvrant son potentiel, que j’ai donné plus d’importance à son personnage. Mais j’étais frustré et on avait envie de retravailler ensemble. J’ai donc immédiatement pensé à lui pour « Bienvenue à bord ». Rémy est un peu le petit frère de Francis dans « Incognito ». Il en a la naïveté, la part d’enfance. Mais il n’est pas dupe, il sait qu’on le prend pour un con. D’ailleurs, il le dit dans une scène. Franck parvient à faire passer ces paradoxes. Il n’y a pas beaucoup d’acteurs capables de jouer ça. C’est un comédien extraordinaire, très exigeant. Et c’est un bonheur de travailler avec lui. Il s’implique autant au niveau des textes que des personnages. C’est l’acteur qui m’aide le plus dans la relecture globale d’un scénario, sans rien écrire, simplement en discutant.


Le tandem de bourrus, composé par Lionnel Astier et Gérard Darmon, est irrésistible…

Lionnel Astier, je l’avais trouvé génial dans « Kaamelott ». Je l’avais surtout vu dans un film où il m’avait bluffé : son rôle avait beau être mal écrit, il était formidable. Sur le tournage de « Bienvenue à bord », il a été surpris par le niveau de ses camarades et il s’est mis une pression d’enfer. À l’arrivée, il est fantastique. Pour moi, c’est la révélation du film. Gérard, tout le monde sait de quoi il est capable dans une comédie. J’adore la servilité de son personnage. Sa gestuelle lorsqu’il s’adresse aux passagers est à mourir de rire et il a une prestance naturelle qui le rend parfaitement crédible dans son rôle de directeur de croisière. Ils ont tous les deux ce sens du timing dont je parlais, je savais qu’ils seraient parfaits. Quand on a un casting de cette qualité, on ne se pose pas de questions.


Vous avez tourné six semaines sur un véritable paquebot de croisière. Qu’est-ce que cela implique comme contraintes ?

En terme de mise en scène, elles étaient minimes. On a tourné pendant les escales, quand les passagers étaient à terre, et on a privatisé des zones assez larges le reste du temps. Certaines séquences de comédie comme celle où le PDG essaie de coincer sa femme au lit avec le coach, ont été réalisées en studio. Les cabines, trop petites, limitaient les axes de la caméra. On a dû aussi stabiliser quelques plans en postproduction, à cause de la houle. Mais le vrai problème était le son. En extérieur, c’est un enfer, entre le vent, les mouettes, la chaufferie, l’hélice, il y avait constamment du bruit. J’ai été obligé de faire de la post-synchronisation. Sinon, je n’ai pas eu de soucis majeurs, l’équipe et les producteurs se sont organisés pour que je puisse me consacrer pleinement à l’écriture, à mes comédiens et à la mise en scène. C’est tout ce que je demandais. Je ne suis pas du tout un hystérique sur un plateau, mais là j’étais vraiment zen.


Vous étiez constamment ensemble sur le bateau, même en dehors du tournage. Est-ce que cette complicité a nourri le film ?

C’est vrai qu’au lieu de rentrer chez soi à Paris, dans les encombrements, on se retrouvait sur le pont 9 pour prendre un apéro ou manger. C’était très agréable et ça nous a tous rapprochés. C’est d’autant plus facile de travailler quand les gens sont complices, on gagne du temps, de l’énergie, l’ambiance est détendue et je pense que ça se ressent dans le film, oui. Ça ne s’est pas arrêté là, d’ailleurs. Je revois régulièrement Enrico Macias, Philippe Lellouche, Franck Dubosc, Gérard Darmon et Valérie Lemercier. On s’appelle, on dîne ensemble. C’est la première fois que ça m’arrive, après un film.


  • Sortie : 05 octobre 2011
Date de la publication électronique :19 décembre 2011
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé