Super Mario Bros  –  Rocky Morton / Annabel Jankel  –  1993

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production : USA
  • Durée : 103 minutes
  • Producteur : Jake Eberts
    Roland Joffré
    Fred C. Caruso (coproducteur)
  • Production : Allied Filmmakers
    Hollywood Pictures...
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur : Rocky Morton
    Annabel Jankel
  • Interprètes : Bob Hoskins (Mario Mario)
    John Leguizamo (Luigi Mario)
    Dennis Hopper (King Koopa)
    Samantha Mathis (Princesse Daisy)
    Fisher Stevens (Iggy)
    Richard Edson (Spike)...
  • Scénario : Parker Bennett
    Terry Runte
    Ed Solomon
  • Directeur de production : Fred C. Caruso
  • Directeur de la photographie : Dean Semler (images)
  • Compositeur de la musique : Alan Silvestri
  • Monteur : Mark Goldblatt
  • Chef décorateur : David L. Snyder
  • Costumier : Jospeh A. Porro

Production

  • Pays de production : USA
  • Producteur : Jake Eberts
    Roland Joffré
    Fred C. Caruso (coproducteur)
  • Production : Allied Filmmakers
    Hollywood Pictures
    Lightmotive (coproduction)
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Directeur de production : Fred C. Caruso
  • Producteur associé : Brad Weston
  • Assistant production : Naomi Cleaver
  • Coordinateur du bureau de production : Jonathan Cornick
  • En association avec : Cinergi Pictures Entertainment

Fiche artistique

  • Réalisateur : Rocky Morton
    Annabel Jankel
  • Scénario : Parker Bennett
    Terry Runte
    Ed Solomon
  • Interprètes : Bob Hoskins (Mario Mario)
    John Leguizamo (Luigi Mario)
    Dennis Hopper (King Koopa)
    Samantha Mathis (Princesse Daisy)
    Fisher Stevens (Iggy)
    Richard Edson (Spike)
    Fiona Shaw (Lena)
    Dana Kaminski (Daniella)
    Mojo Nixon (Toad)
    Gianni Russo (Scapelli)
    Francesca P. Roberts (Bertha)
    Lance Henriksen (The King)
    Sylvia arman (Old Lady)
    Desiree Marie Velez (Angelica)
    Andrea Powell (Brooklyn girl)
    Heather Pendergast (Brooklyn girl)
    Melanie Salvatore (Brooklyn girl)
    John Fifer (Goomba Toad)
    Don Lake (Sergeant Simon)
    Terry Finn (Hatcheck girl)
    Thomas Merdis (Goomba)
    Michael Harding (Goomba)
    Michael Lynch (Goomba)
    Scott Mactavish (Goomba)
    Wallace Merck (Goomba)

Fiche technique

  • Directeur de la photo : Dean Semler (images)
  • Directeur artistique : Walter P. Martishius
  • Compositeur de la musique : Alan Silvestri
  • Effets spéciaux : Ryan Hartnett
    Carole J. Sanders
    Doyle Smith
  • Monteur : Mark Goldblatt
  • Chef décorateur : David L. Snyder
  • Costumier : Jospeh A. Porro
  • Maquilleur : R. Christopher Biggs
    Rob Burman
    Evan Campbell
    Jeff Goodwin
    Herita Jones
    Sandra S. Orsolyak
    Amy L. Taylor
  • Casting : Don Finn
    Mali Finn
  • Assistant réalisateur : Louis D'Esposito (1er assistant réalisateur)
    Stephanie Fowler Adams (2nd assistant réalisateur)
    Robert Rothbard (2nd assistant réalisateur)
  • Coordinateur département artistique : Melanie J. Baker
  • Assistant directeur artistique : Sarah Knowles
  • Coordinateur de construction : Jeffrey Schlatter
  • Marionnettiste : Paul Barnes
    Guy Himber
  • Technicien effets spéciaux : Terry Erickson
    Brian Latt
    Kathleen Tonkin
    Parry Willard
  • Coordinateur effets spéciaux : Paul J. Lombardi
  • Animatronics : Scott Oshita
  • Designer des créatures : Patrick Tatopoulos
  • Superviseur effets visuels : Christopher Francis Woods
  • Coordinateur effets visuels : Dawn Guinta
    Liad Mamikunian
  • Coordinateur cascades : Gary Jensen
  • Directeur de la photographie additionnel : Joe D'Alessandro
  • Electricien : Lisa Bonaccorso
    Alan Pickelsimer
  • Opérateur caméra : Douglas Ryan
  • Chorégraphe : Barry Lather

Résumé et notes

  • Durée : 103 minutes

RÉSUMÉ

L’homme n’était pas encore né, et l’Amérique bien loin d’être découverte, que les dinosaures foulaient déjà le sol de Brooklyn.

Mais un jour – quelques dizaines de millions d’années avant notre ère – une météorite géante s’écrasa sur notre globe, causant une grande frayeur chez ces paisibles herbivores. Les dinosaures se réfugièrent sous terre où ils poursuivirent leur évolution et bâtirent leur propre civilisation. On les croyait éteints. Erreur : ils vivaient heureux puisque cachés, goûtant le simple bonheur d’une animalité débridée…

Mais aujourd’hui, les dinosaures sont en crise. Un infâme tyran, Koopa, a évincé leur souverain et pris le contrôle de la ville souterraine de Dinohattan. Assoifé de pouvoir, cet odieux reptile n’a plus qu’une ambition : asservir le genre humain. Pour réaliser ce projet, il doit s’emparer d’un pendentif magique appartenant à la fille du roi, Daisy, une jeune et belle archéologue ignorante de son rang et de ses origines. Après plusieurs tentatives infructueuses, le cruel dictateur enlève et séquestre la Princesse qu’il menace des pires outrages. Mais Daisy a deux défenseurs, aussi ardents que généreux, aussi intrépides que débrouillards : les Super Mario bros, qui feront tout, et plus encore, pour la sauver…

D'après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

NOTES DE PRODUCTION

Du jeu au film

C’est au cours de la préparation de « La Cité de la joie » que Roland Joffé eut l’idée de « Super Mario bros » : J’observais du coin de l’œil mon fils s’adonner avec passion à un jeu, « Super Mario », qui l’absorbait plusieurs heures par jour. Avec leur mélange d’aventures, de drame urbain, de fantastique et de vieilles légendes nippones, ces jeux dégagent une réelle fascination. J’ai pensé qu’il serait amusant de les transposer au cinéma, de donner à cet univers électronique une nouvelle dimension.

Le producteur Jake Eberts, partenaire de Roland Joffé sur « La Déchirure » et « La Cité de la joie », fut d’autant plus intéressé par ce projet que ses deux fils sont également des mordus du Nintendo : Il m’a semblé, en outre, que ce serait un changement intéressant par rapport à ce que nous avions fait jusqu’alors ensemble. Une façon de toucher un autre public, plus familial.

En raison de leur phénoménale popularité, les jeux vidéos Mario Bros avaient déjà inspiré deux séries TV animées à grande diffusion. Lorsque Nintendo annonça la mise en vente des droits d’adaptation cinématographiques, Roland Joffé et Jake Eberts se rendirent au quartier général de la firme, à Seattle.

Jankel et Morton. L’écriture

Roland Joffé et Jake Eberts fixèrent leur choix sur les réalisateurs Rocky Morton et Annabel Jankel, auxquels on doit la célèbre série en images de synthèse « Max Headroom », ainsi que certains des clips, spots et créations infographiques le plus originaux de la décennie.

Décors et costumes

Durant les repérages, les producteurs découvrirent une gigantesque cimenterie désaffectée au cœur des forêts de Caroline du Nord. Le chef décorateur David L. Snyder décela aussitôt les possibilités de ce vaste complexe de cinq étages, dont la réhabilitation et l’aménagement demandèrent plusieurs semaines de travail.

Un four à chaux servit de décor pour la scène de l’enlèvement de Daisy. Deux énormes hottes coniques devinrent les pièces maîtresses de la chambre de « dé-évolution » de Koopa. Le cœur de la fabrique, avec ses rampes, passerelles et ses multiples bandes transporteuses, devint le décor principal de « Super Mario bros ».

Le chef costumier Joseph Porro créa pour Koopa et sa maîtresse Lena d’opulentes tenues, soulignant leur raffinement apparent et leur incoercible animalité. Sur les indications de Jankel et Morton, il privilégia un look « sensuel et ténébreux » à l’aide de cuirs sombres et luisants évoquant la texture du lézard. Koopa s’habille dans le style Armani, tandis que sa cruelle compagne arbore de suggestives et aristocratiques robes de soie, de velours, voire de plastique, moulées et cousues à même le corps.

Accessoires et effets spéciaux

Pour les jeunes spectateurs, « Super Mario bros » est un véritable festival d’accessoires rocambolesques et farfelus : lance-flammes à frire les méchants, pistolets « dé-évoluants », bottes-fusées, voitures électriques zigzaguant à vive allure dans le rues populeuses de Dinohattan…

Paul Lombardi, directeur de la Special Effects Unlimited d’Hollywood, dut louer cinq grandes roulottes pour stocker l’abondant matériel nécessaire aux effets spéciaux. Deux acheteurs travaillèrent à plein temps pour fournir 35 spécialistes chargés de la création des armes, bottes, véhicules et gadgets spéciaux.

Décorateurs et accessoiristes multiplièrent à plaisir les références visuelles au jeu « Super Mario bros ». L’idée, révèle Snyder, était d’intégrer un maximum d’éléments du jeu dans le décor. Nous sommes arrivés à en placer plus d’une centaine que les fans pourront s’amuser à dénombrer.

Les Goombas

Les Goombas sont la garde prétorienne de Koopa. En dépit de leur haute stature, de leurs lourdes capotes militaires et de leurs armes, leur allure pataude et zombiesque les rend bizarrement attendrissants. Ce sont, en vérité, de faux méchants, décervelés et contrôlés par un dictateur maléfique, précise charitablement Jake Eberts.

Unissant leurs talents, les concepteurs et marionnettistes du Makeup and Effects Lab (M.E.L.) d’Hollywood ont fait des Goombas des créatures entièrement originales, plus sympathiques qu’intimidantes. L’équipe s’attacha immédiatement à celles-ci, et tout particulièrement à Hark, le Goomba au sourire candide qui tombe amoureux de Daisy. A l’origine, ce personnage n’apparaissait guère plus de 30 secondes à l’écran, mais il produisit un tel effet qu’on décida d’en faire l’une des principales attractions du film.

La fabrication de l’étrange cohorte des Goombas occasionna un travail considérable aux techniciens du M.E.L. qui ne disposaient que de dix semaines pour construire une dizaine de créatures. S’inspirant des dessins de Patrick Tatopoulos, M.E.L. créa trois types de Goombas : des humanoïdes, des serpents et des lézards. Ceux-ci étaient entièrement mécanisés, radioguidés et manipulés à l’aide d’un système de câbles.

Des acteurs de grande taille, vêtus d’amples manteaux de laine et chaussés de bottes métalliques, furent engagés pour « habiter » les Goombas. Notre première apparition sur le plateau, se souvient John Fifer, l’interprète de Hark, fut un triomphe. A compter de ce jour, nous fûmes considérés comme des personnages à part entière et traités avec le plus grand respect.

Yoshi

Ce charmant petit Tyrannosaurus rex demanda plus de cinq mois d’efforts, pour un coût avoisinant les 500 000 dollars. Dave Nelson, chef mécanicien d’Animated Engineering, le considère comme la créature animée la plus perfectionnée jamais réalisée pour un film.

Yoshi est en effet capable d’exécuter 64 mouvements distincts, et notamment de sourire, grimacer, cligner des yeux, respirer, gonfler les narines, retrousser les lèvres, tirer la langue, saisir des objets, se déplacer et battre la queue.

Le sculpteur Mark Maitre, s’inspirant des plans de Patrick Tatopoulos, élabora d’abord une armature de l’animal, capté dans une posture naturelle qui lui permettait de plier ou d’allonger ses membres d’une façon réaliste. Des moulages de cette sculpture en terre glaise furent ensuite exécutés en Ultra-Cal 30 et recouverts de toile de sac pour figurer la peau de Yoshi. De la mousse de latex fut injectée dans ces moulages qui furent ensuite teints, polis et passés au four. Mark Maitre acheva sa création en implantant dans la bouche de Yoshi des dents sculptées à la main et une langue de caoutchouc, et dans sa gorge de petits ballons simulant les mouvements respiratoires.

Une dizaine de techniciens travaillèrent ensuite à la partie mécanique de la créature et à la mise en place des dispositifs de contrôle. La tête du robot contient à elle seule une vingtaine de servo-moteurs exécutant chacun une action spécifique. Pas moins de neuf marionnettistes furent recrutés pour manipuler Yoshi par radio-guidage et à l’aide de câbles, occultés en post-production par les spécialistes des effets visuels.


  • Sortie : 23 juin 1993
Date de la publication électronique : 28 décembre 2011
Sources :

Matéiel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Les Fiches du cinéma, Tous les films 1993, p.336