Et au milieu coule une rivière  –  Robert Redford  –  1993

Fiche générale

  • Titre original : A river runs through it
  • Pays de production : USA
  • Durée : 123 minutes
  • Producteur : Robert Redford
    Patrick Markey
    Amalia Mato
    William Kittregde (coproducteur)
    Barbara Maltby (coproducteur)
    Annick Smith (coproducteur)
  • Production : Allied Filmmakers
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur : Robert Redford
  • Interprètes : Craig Sheffer (Norman Maclean)
    Brad Pitt (Paul Maclean)
    Tom Skerritt (Rev. Maclean)
    Brenda Blethyn (Mrs. Maclean)
    Emily Lloyd (Jessie Burns)
    Edie McClurg (Mrs. Burns)
    Stephen Shellen (Neal Burns)
    Vann Gravage (Young Paul)...
  • Scénario : Richard Friedenberg
  • Adaptation : d'après le roman de Norman Maclean
  • Producteur exécutif : Jake Eberts
  • Directeur de la photographie : Philippe Rousselot (A.F.C.)
  • Compositeur de la musique : Mark Isham
  • Monteur : Lynzee Klingman
    Robert Estrin
  • Chef décorateur : Jon Hutman
  • Costumier : Kathy O'Rear
    Bernie Pollack

Production

  • Titre original : A river runs through it
  • Pays de production : USA
  • Producteur : Robert Redford
    Patrick Markey
    Amalia Mato
    William Kittregde (coproducteur)
    Barbara Maltby (coproducteur)
    Annick Smith (coproducteur)
  • Production : Allied Filmmakers
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Producteur exécutif : Jake Eberts

Fiche artistique

  • Réalisateur : Robert Redford
  • Scénario : Richard Friedenberg
  • Adaptation : d'après le roman de Norman Maclean
  • Interprètes : Craig Sheffer (Norman Maclean)
    Brad Pitt (Paul Maclean)
    Tom Skerritt (Rev. Maclean)
    Brenda Blethyn (Mrs. Maclean)
    Emily Lloyd (Jessie Burns)
    Edie McClurg (Mrs. Burns)
    Stephen Shellen (Neal Burns)
    Vann Gravage (Young Paul)
    Nicole Burdette (Mabel)
    Susan Taylor (Rawhide)
    Michael Cudlitz (Chub)
    Rob Cox (Conroy)
    Buck Simmonds (Humph)
    Fred Oakland (Mr. Burns)
    David Creamer (Ken Burns)
    Madonna Reubens (Tante Sally)
    John Reubens (Oncle Jimmy) Arnold Richardson (Vieux Norman)
    MacIntyre Dixon (Policier)
    William Hootkins (Murphy)
    Al Richardson (Mr. Murchison)
    Jess Schwidde (Mr. Sweeney)
    Chuck Adamson (Harry)
    Rex Kendall (reporter)
    Jack Kroll (reporter)
    Martina Kreidl (secrétaire)
    Noah Snyder
    Margot Kiser (Sal)
    Philip A. Braun (dealer)
    Tracy Mayfield
    Anne Merren
    Chuck Tweed
    Prudence Johnson
    D. Gorton
    Lincoln Quesenberry
    Hawk Forssell
    Jim Dunkin
    Jacob Snyder
    Kathy Scharler
    Don Jeffery
    Byron Dingman
    Cecily Johnson
    Caleb Shiff
    Joseph Gordon-Levitt

Fiche technique

  • Directeur de la photo : Philippe Rousselot (A.F.C.)
  • Directeur artistique : Walter P. Martishius
  • Compositeur de la musique : Mark Isham
  • Monteur : Lynzee Klingman
    Robert Estrin
  • Chef décorateur : Jon Hutman
  • Costumier : Kathy O'Rear
    Bernie Pollack
  • Maquilleur : Jean Ann Black
  • Casting : Elisabeth Leustig (distribution des rôles)
  • Assistant réalisateur : J. Stephen Buck (1er assistant réalisateur)
    Kaaren F. Ochoa (2nd assistante réalisateur)
  • Supervision post-production : Susan Moore
  • Décorateur de plateau : Gretchen Rau
  • Coiffure : Bunny Parker
    Tena Parker
  • Coordinateur département artistique : Beth Bernstein
  • Coordinateur de construction : Brian Markey
  • Son post-production : Steve Bartlett
    Hans Roland
  • Coordinateur effets spéciaux : Richard Stutsman
  • Assistant effets spéciaux : Mark Yuricich
  • Coordinateur de cascades : John Robotham
  • Conseiller technique : George Croonenberghs
  • Coordinateur production : Karen Hughes

Résumé et notes

  • Durée : 123 minutes

RÉSUMÉ

Norman et Paul Maclean naissent au début du siècle, dans une bourgade du Montana où règnent encore l’esprit, les valeurs et les rudes traditions des pionniers. Fils de pasteur, leur enfance se déroulera sous le signe de la religion presbytérienne et… de la pêche à la mouche, deux disciplines d’une égale rigueur qui façonneront leur vision du monde.

Norman, l’aîné, assimile très tôt les leçons de son père, son style posé et réfléchi. Sous la férule de ce mentor exigeant, il apprend en même temps l’art de lancer d’une main ferme sa ligne et celui de s’exprimer avec sobriété et précision. A revenir cent fois sur l’ouvrage, il acquiert dans ces deux domaines une enviable maîtrise, dont toute son existence témoignera. L’amour de la poésie, renforcé par celui de la nature, l’orientera tout naturellement vers l’enseignement.

Paul en revanche, se démarque tout de suite du révérend Maclean. Doté d’un tempérament gai, impulsif et turbulent, il a le goût du risque, de la bagarre et de l’aventure. Tandis que Norman prépare sagement son avenir, Paul, devenu reporter dans une gazette locale, joue les redresseurs de torts, multipliant frasques et provocations.

Après six ans d’absence, Norman peut seulement constater les ravages qu’ont produits chez son frère un goût immodéré pour l’alcool, le jeu et les femmes « de petite vertu ». Mais sa réserve naturelle, ses propres incertitudes ; son idylle naissante et tumultueuse avec la jolie Jesie Burns l’occupent trop pour qu’il songe à empêcher l’irréparable. La vie erratique de Paul s’achèvera une nuit dans une ruelle, par un triste et banal règlement de comptes entre voyous. La famille fera très vite le silence sur ce drame : qu’auraient-ils pu en dire, chez les Maclean, l’amour est pudique et l’on ne parle jamais ouvertement de ceux que l’on aime.

Au soir de sa vie, Norman retourne sur les berges familières de la Blackfoot River dont rien n’a altéré la sérénité. Le rituel mille fois recommencé de la pêche et la limpide beauté de l’eau effacent les regrets, referment les plaies les plus vives pour ne laisser subsister que les souvenirs les plus lumineux. A la fin, tout se fond en un, et au milieu coule une rivière…

D'après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

NOTES DE PRODUCTION

Troisième réalisation de Robert Redford, « A river runs through it » est l’adaptation d’un récit autobiographique de Norman Maclean, qui s’imposa dès sa sortie comme l’une des œuvres les plus accomplies et les plus originales de la littérature américaine contemporaine.

Dans ce bref premier roman, écrit à soixante-dix ans, Norman Maclean évoque sur un mode lyrique sa jeunesse dans le Montana du début du siècle. C’est là qu’il fit son éducation, découvrit les beautés de la nature, les joies et les secrets de la pêche aux côtés de son frère cadet, Paul et de leur père, le révérend John Maclean. Je suis hanté par les eaux, écrira-t-il beaucoup plus tard, lorsque l’âge l’aura délivré de ses doutes et de ses remords, et permis de dévoiler la part la plus intime et la plus précieuse de sa vie.

Dans notre famille, on ne faisait pas clairement le partage entre la religion et la pêche à la mouche, se souvient Norman. Chez les Maclean, la pêche était, en effet, bien plus qu’un sport. Elle n’exigeait pas seulement une maîtrise technique et une coordination physique parfaites, mais une attention soutenue et des capacités d’invention, un sens du rythme et de l’harmonie qui l’apparentaient aux plus nobles des arts. Pratiquée avec l’intelligence, la grâce et la rigueur qu’imposaient le révérend Maclean, la pêche ouvrit à Norma et Paul un monde mystique et les lia à la nature par un pacte inviolable. Elle offrit à ces trois êtres également taciturnes et pudiques un terrain d’entente et un mode de communication privilégié. En les dispensant d’évoquer ce qui les touchait au plus profond d’eux-mêmes, elle créa entre eux une harmonie parfaite mais trompeuse que la vie, plus tard, romprait brutalement…

Une famille unie

Robert Redford : ''Le roman de Norman Maclean est un poème tonal, une réminiscence précise et détaillée de la jeunesse de son auteur, de l’éducation qu’il reçut, du temps et du lieu où il grandit. L’histoire associe la religion et la pêche sur un mode aussi poétique qu’original. Elle traduit aussi une profonde compréhension des complexités de la vie familiale.

Norman Maclean décrit ce récit comme l’histoire d’une famille unie, où les gens n’avaient pas appris à se parler. Le film va peut-être un peu plus loin : il montre ce qu’il en coûte d’aimer quelqu’un qui court à sa perte, en sachant qu’on ne pourra l’aider.

Les Ecossais sont une espèce à part. Endurants, énergiques, et pleins d’humour, ce sont de formidables conteurs. Mais ils éprouvent aussi les plus grandes difficultés à extérioriser leurs sentiments et leurs émotions. Ils s’érigent volontiers en juges et opposent à ceux qu’ils rejettent des silences terribles.

Mon père a été prisonnier de cette éthique austère : ne t’expose pas au regard d’autrui, reste à ta place, travaille pour gagner ta vie. Il ressemblait beaucoup au révérend Maclean. Chez nous, on devait rester stoïque face à l’adversité, ne jamais reculer, mais résister jusqu’au bout. Nous n’avions ni le temps de pleurer, ni le loisir de consulter un psy. Nous n’aurions pas su demander de l’aide à nos proches, ni leur en apporter. C’est une des raisons qui m’ont rendu si proche du personnage de Paul. ''

L’Ouest, le vrai

« A river runs throught it » est l’une des rares œuvres de fiction contemporaines à présenter un tableau authentique de l’Ouest américain. Avant de le lire, dit Robert Redford, j’avais l’impression que l’Ouest était devenu le fief de littérateurs « immigrés » de fraîche date qui n’appartenaient pas réellement à cette région.

Bien qu’il ait passé l’essentiel de sa vie adulte à enseigner la littérature à l’Université de Chicago, Norman Maclean avait de profondes affinités avec l’Ouest, où il était né et avait passé toute sa jeunesse. Ses parents, écossais, avaient vécu au Canada avant de gagner le Montana au début du siècle. A l’instar de leurs compatriotes, ils étaient d’authentiques pionniers qui contribuèrent à édifier une civilisation sur ces terres sauvages. Le père, John Maclean, pasteur presbytérien, joua un rôle-clé dans la communauté de Missoula. Très attaché à l’éducation de ses enfants, il leur apprit à se débrouiller par eux-mêmes, et si besoin à se défendre avec leurs poings. Il ne leur aurait pas pardonné de « tendre l’autre joue ».

Il inculqua aussi à Norman et à son jeune frère Paul l’amour de la nature et de cette région montagneuse dont il leur fit découvrir les beautés à l’occasion de leurs longues parties de pêche sur la rivière Blackfoot.

L’attachement profond de Robert Redford aux traditions de l’Ouest américain transparaît dans nombre de ses films, notamment dans « Jeremiah Johnson » (un de ses rôles favoris) et « Milagro ».

Ardent défenseur de l’environnement, Redford consacre depuis longtemps une part importante de son temps à cette cause. Son amour de la nature imprègne chaque scène de « A river runs through it ».

Robert Redford : ''J’ai grandi en Californie du Nord à une époque où l’on pouvait encore pêcher, chasser en tout lieu. Et puis, le gibier et les poissons se sont raréfiés à mesure que la région s’urbanisait. Ils ont fini par disparaître en même temps que les racines de mon enfance. Cette terre est notre terre. Aujourd’hui elle meurt sous nos yeux, ainsi que des cultures entières. Ce film cherche à capter un peu de ce que nous avons perdu. Peut-être contribuera-t-il à sauver des rivières comme la Blackfoot. ''

Premières tentative d’adaptation

Les qualités littéraires et le succès de « A river runs throught it » ne pouvaient manquer d’éveiller l’intérêt des producteurs hollywoodiens. Plusieurs d’entre eux, ainsi qu’un célèbre comédien, contactèrent Norman Maclean, qui prit un malin plaisir à les décourager.

En 1984, Robert eut trois rencontres avec le romancier : ''Les gars du Montana et ceux de l’Université de Chicago passent généralement pour être des ours mal léchés. Norman Maclean n’était pas un homme commode. C’était un vieux roublard qui soufflait alternativement le chaud et le froid. La première fois que nous nous vîmes, il me déclara : « J’ai mis quarante ans à écrire ce roman, ce n’est pas pour qu’Hollywood en fasse un porno ! »J’avais le plus grand respect pour Maclean, mais je ne peux pas me vanter de l’avoir réellement connu. Seule la confiance que nous avions acquise l’un pour l’autre a permis à ce projet d’aboutir. ''

A force de ténacité Redford obtint l’accord – conditionnel – du romancier, en lui concédant un droit de regard sur la première mouture du scénario et en s’engageant à abandonner le film si celle-ci ne lui convenait pas. Maclean accepta le marché, suivit avec satisfaction la progression du script, qu’il approuva au fur et à mesure de sa rédaction. Déjà fort affaibli à l’époque, il succomba en 1990 sans avoir pu lire la totalité du scénario. Sa fille Jean et son gendre Joel Snyder prirent alors le relai de l’auteur et devinrent les interlocuteurs privilégiés de Redford et de son scénariste, Richard Friedenberg.

Recherches

Redford avait dit à Friedenberg : Ce film est l’histoire de ma famille. Le scénariste était conscient de ces similitudes : Redford avait reçu la même éducation stricte et austère que Maclean et s’identifiait fortement au personnage de Paul – le plus doué des deux frères, mais aussi le plus fragile, que sa popularité, son charme naturel, sa vitalité, son énergie ne suffiront pas à sauver de ses « démons ».

Friedenberg se trouvait en terrain familier car son premier script, « La Promesse », était consacré aux difficiles relations affectives de deux frères. Il commença pourtant par refuser le projet, jugeant que la magie de « A river runs through it » tenait essentiellement à la prose de Maclean, et craignant que la rareté des dialogues, la rétention émotionnelle des protagonistes et l’absence de personnage féminin ne rendent l’adaptation impossible.

Redford fut cependant assez tenace pour convaincre Friedenberg, et celui-ci commença ses recherches en 1988, alors que Maclean achevait de son dernier récit : « Young men and fire ». Après avoir interrogé l’écrivain, Friedenberg écouta des enregistrements de ses cours, consulta ses albums, sa correspondance amoureuse avec sa femme Jessie, s’entretint avec Jean et Joel Snyder, ainsi qu’avec George Croonenberghs, un fidèle compagnon de pêche de Maclean.

Ce travail lui permit d’étoffer le personnage de Paul et celui de Jessie, qui n’avait pas plus de trois répliques dans le livre et n’apparaissait qu’après son mariage avec Norman. En reculant l’action du film d’une douzaine d’années, Friedenberg et Redford pouvaient couvrir une période-clé de la vie de Norman et concrétiser tout ce qui le rapprochait et le séparait de son frère. Friedenberg créa également de toutes pièces un dialogue, aussi sobre et dépouillé que l’anglais de Maclean, et dont il dut plus tard expliquer le style à Craig Sheffer et Brad Pitt, afin qu’ils n’y mettent aucune connotation psychologique.

Robert Redford et Richard Friedenberg décidèrent d’ajouter au film une voix-off, tirée du roman, pour que la parole de Maclean – l’élément-clé du livre, selon Redford – soir présente dans le film.

Robert Redford : Habituellement, je n’aime pas les voix-off au cinéma. Mais ici, c’était indispensable à l’équilibre du film. La voix du narrateur devait rythmer, soutenir le récit de bout en bout.

Après avoir auditionné 26 acteurs et réalisé quelque 70 heures d’enregistrements, Redford décida finalement de dire lui-même ce texte.

Les extérieurs

Au cours des repérages, Redford constata que la Missoula des années 90, ne ressemblait en rien à celle que décrit Maclean, et ne pouvait servir de décor au film ; les abords de la rivière Blackfoot, largement déboisés, n’étaient pas plus utilisables.

Pour les scènes de pêche, Redford et son équipe se rendirent donc sur les berges de la rivière Gallatin, un bras de la Yellowstone située à 350 kilomètres à l’Est. La petite bourgade de Livingston (7 000 habitants) fut choisie pour représenter Missoula. Ses rues asphaltées furent recouvertes de sable, les façades des immeubles furent redécorées, et deux pâtés de maisons d’East Callender Street surélevés d’un étage.

Auparavant, une équipe de documentalistes avait écumé le musée local en quête de photos et accessoires d’époque.

La pêche à la mouche

Membre de l’American River Association, Robert Redford, qui pratique la pêche à la mouche depuis l’âge de douze ans, souhaitait en représenter les techniques avec un maximum d’authenticité.

La pêche à la mouche remonte à plusieurs siècles et a fait l’objet d’une multitude d’essais. Ce sport contemplatif, qu’entoure une mystique envoûtante et singulière, compte parmi ses adeptes des personnalités aussi diverses qu’Ernest Hemingway, les présidents Eisenhower et Jimmy Carter, le Prince Charles… et la quasi-totalité de la population masculine du Montana.

Le pêcheur à la mouche opère seul, loin des regards indiscrets. Il utilise une canne de bambou, généralement fort coûteuse, et un leurre artificiel, extrêmement léger : la « mouche », fixée à l’extrémité d’une ligne lestée. La mouche, propulsée à vive allure au ras de l’eau, apparaît aux yeux du poisson comme un insecte, bien qu’elle soit en réalité constituée de cheveux, plumes, fils, bouchons, etc. L’assemblage de ces nombreux matériaux hétéroclites (on en dénombre parfois plus de trente) constitue à lui seul un art. La manière dont on noue la mouche à l’hameçon en est un, encore plus complexe et raffiné, auquel on reconnaît le vrai pêcheur à la mouche. Maclean célèbre dans « A river runs through it » plusieurs de ces artistes, dont les créations sont avidement recherchées par les collectionneurs.

Jusqu’aux années quarante, les canes étaient taillées dans du bambou. Depuis, ce matériau a été remplacé par la fibre de verre, plus légère et plus maniable.Mais c’est évidemment par la qualité de son lancer, par l’habileté avec laquelle il « présente » la mouche au poisson, que se distingue le bon pêcheur. Précision et vigueur n’assurent pas à eux seuls un bon lancer ; il y faut aussi le rythme. Pour que ses fils l’acquièrent, le révérend Maclean utilisait un métronome et ne manquait pas de leur rappeler à chaque leçon que le lancer est un art pratiqué sur un rythme à quatre temps, entre 10 et 12 heures.

Trois spécialistes : John Dietsch, Jerry Siem et Jason Borger furent chargés d’apprendre ces techniques délicates à Craig Sheffer et Brad Pitt au cours de l’été 91. Dans certains plans, les acteurs furent doublés par ces experts. Sheffer et Pitt utilisèrent principalement des cannes de graphite, plus légères, mais certains lancers furent réalisés avec des cannes d’époque, produisant un effet de ralenti caractéristique.

Il n’est pas nécessaire d’attraper le poisson pour goûter aux joies de la pêche à la mouche ; de nombreux adeptes de ce sport ont pris l’habitude de relâcher la truite après l’avoir vaincue.


  • Sortie : 20 janvier 1993
Date de la publication électronique : 28 décembre 2011
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Les Fiches du cinéma, Tous les films 1993, p.130