Dear Frankie  –  Shona Auerbach  –  2005

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Drame ; Romance
  • Durée : 103 minutes
  • Producteur :Caroline Wood
    Gillian Berrie (coproducteur)
    Matthew T. Gannon
  • Production :Pathé Pictures
    Scorpio Films
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Shona Auerbach
  • Interprètes : Emily Mortimer (Lizzie)
    Jack McElhone (Frankie)
    Mary Riggans (Nell)
    Sharon Small (Marie)
    Sophie Main (Serious girl)
    Katy Murphy (Miss Mackenzie)...
  • Scénario :Andrea Gibb
  • Producteur exécutif :Stephen Evans
    Angus Finney
    François Ivernel
    Cameron McCracken
    Duncan Reid
  • Directeur de la photographie : Shona Auerbach
  • Compositeur de la musique : Alex Heffes
  • Monteur : Oral Norrie Ottey
  • Chef décorateur : Jennifer Kernike

Production

  • Producteur :Caroline Wood
    Gillian Berrie (coproducteur)
    Matthew T. Gannon
  • Production :Pathé Pictures
    Scorpio Films
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Stephen Evans
    Angus Finney
    François Ivernel
    Cameron McCracken
    Duncan Reid
  • En association avec :Sigma Films
    Inside Track Productions
    UK Film Council
    Scottish Screen

Fiche artistique

  • Réalisateur :Shona Auerbach
  • Scénario :Andrea Gibb
  • Interprètes :Emily Mortimer (Lizzie)
    Jack McElhone (Frankie)
    Mary Riggans (Nell)
    Sharon Small (Marie)
    Sophie Main (Serious girl)
    Katy Murphy (Miss Mackenzie)
    Sean Brown (Ricky Monroe)
    Jayd Johnson (Catriona)
    Anna Hepburn (Headmistress)
    Rony Bridges (Post office Clerk)
    Dougles Stewart Wallace (Stamp Shop Keeper)
    Elaine Mackenzie Ellis (Librarian)
    Carolyn Calder (Barmaïd)
    John Kazek (Ally)
    Gerard Butler (The Stranger)
    Garry Collins (Waiter)
    Anne Marie Timoney (Janet)
    Maureen Johnson (Singer)
    Andrea Gibb (Waitress)
    Cal Macaninch (Davey)
    Sharon Mackenzie (Staff nurse)
    Jonathan Pender (Frankie's voice-over)

Fiche technique

  • Photographie :Shona Auerbach
  • Compositeur de la musique :Alex Heffes
  • Monteur :Oral Norrie Ottey
  • Chef décorateur :Jennifer Kernike
  • Casting :Des Hamilton

Résumé et notes

  • Genre : Drame ; Romance
  • Durée : 103 minutes

RÉSUMÉ

Elevant seule son fils Frankie (Jack McELHONE), aujourd'hui âgé de 9 ans, Lizzie (Emily MORTIMER) vient de s'installer dans une petite ville du littoral écossais - après plusieurs années de déménagements incessants. Pour que Frankie, atteint de surdité, ne souffre pas trop de l'absence de son père, Lizzie lui explique que ce dernier est marin au long cours et se trouve actuellement à bord du vaisseau Accra. Une invention que Lizzie s'applique à rendre vraisemblable en écrivant régulièrement au petit garçon des lettres prétendument expédiées par son père depuis des pays exotiques...

Suivant de jour en jour la progression de l'Accra sur les mers du globe, Frankie apprend que celui-ci s'apprête à accoster tout près de chez lui. Lizzie n'a plus qu'une quinzaine de jours avant l'arrivée du bateau pour se décider à avouer la vérité à son fils ou à trouver quelqu'un acceptant de se faire passer pour le père - ne serait-ce que pour une journée...

D'après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Prix et distinctions : Sélection officielle - Un certain regard - Festival de Cannes ; Sélection Festival de Dinard 2004

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

NOTES D’INTENTION de Shona Auerbach

''C'est sous la forme d'un bref traitement que j'ai d'abord découvert « Dear Frankie ». Cette histoire m'a tellement émue que je n'ai plus cessé d'y penser : je trouvais que c'était un plaidoyer pour la vie. J'étais fascinée par ce qu'une mère était capable de faire pour donner un père à son fils, car elle sait bien à quel point il lui manque. J'étais aussi particulièrement intéressée par la manière dont ce mensonge l'aidait à comprendre son fils, tout en comblant un vide dans sa propre vie. Mais les mensonges, fatalement, entraînent des conséquences imprévues : je voulais mettre en lumière cette problématique et ce qui lui avait donné naissance.

Pour être à la hauteur d'une histoire d'une telle profondeur, d'une écriture si élégante, il me fallait des comédiens de très grand talent. Je ne dirai jamais assez quelle chance fut la mienne de travailler avec des acteurs brillants et passionnés, sans lesquels je n'aurais pu porter cette histoire à l'écran.

Le choix du décor était aussi déterminant pour trouver le ton juste et l'esthétique qui convenaient. J'ai cherché à le rendre aussi dépouillé et naturel que possible, en m'inspirant pour les couleurs et la lumière d'artistes du début du siècle, certains connus comme les Glasgow Boys, et d'autre moins connus comme les Glasgow Girls. J'aimais particulièrement dans leurs toiles l'harmonie entre les teintes et la douceur de la lumière qui me rappelaient l'Ecosse, et c'est ainsi que leur palette devint la mienne pour ce film. J'ai entretenu un lien très intime avec ce projet, depuis le départ, et ce fut une aventure qui a changé ma vie. Tout ce que je souhaite est que ce film touche les spectateurs autant que cette histoire m'a marquée. ''

NOTES DE PRODUCTION

« Dear Frankie » est l'exemple parfait d'un projet de film modeste qui s'est peu à peu étoffé. La scénariste Andrea Gibb en avait tout d'abord couché l'idée sur le papier pour un court métrage de 15 minutes pour la série des courts-métrages des Scottish Screen's Tartan. Il ne fut pas accepté, mais elle se refusa à l'abandonner totalement et le mit de côté, car elle était très marquée par cette histoire qui lui rappelait des souvenirs d'enfance : son père, en effet, était souvent absent pour de longues périodes lorsqu'il travaillait à l'étranger.

Gibb explique à ce propos : "Mon père était ingénieur en Afrique et partait longtemps quand j'étais toute petite, je devais avoir quatre ou cinq ans, avant que nous ne finissions par nous installer au Nigeria avec lui. C'est donc par lettre que j'ai d'abord communiqué avec mon père quand j'étais petite, et c'était aussi le point de départ de cette histoire. Qu'est-ce que ressent un enfant lorsqu'il doit écrire à un de ses parents et qu'il ne le voit pas tous les jours ?"

Par la suite, Andrea Gibb envoya Natural History, le bref traitement qu'elle avait écrit pour Tartan Shorts, à la réalisatrice Shona Auerbach pour lui montrer un échantillon de son travail. Auerbach venait de finir son court-métrage de fin d'études, Seven, et cherchait un autre projet. C'est à ce moment-là qu'elle rencontra la productrice Caroline Wood, qui avait trouvé Seven très prometteur. "Je venais juste de voir le film tchèque Kolya, qui avait reçu un Oscar en 1997", se souvient Wood, "et je me suis dit : voilà le genre de films que je veux faire : un film sur l'enfance. Il se trouve que quand j'ai rencontré Shona, elle avait aussi vu Kolya, elle l'avait même vu deux fois, et l'avait adoré. Nous avons alors décidé de tourner une histoire qui parlerait d'un enfant."

Une des premières questions que Wood posa à Auerbach était de savoir si elle avait lu quelque chose de bien récemment : c'était effectivement le cas. "J'avais lu le magnifique scénario de court-métrage d'Andrea, dont Caroline était littéralement tombée amoureuse, au point de payer Andrea pour qu'elle l'étoffe un peu. Nous voulions faire un film sur la relation enfant-adulte, et ce traitement était parfait pour ça. C'était il y a six ans, et beaucoup de choses se sont passées depuis ce petit traitement." Wood, de son côté, partagea immédiatement l'enthousiasme de Shona pour le style d'Andrea : "C'était incroyablement émouvant. J'étais profondément intéressée par le dilemme de Lizzie, une mère qui ment à son enfant, ce qui est moralement condamnable, mais qui le fait par amour. Je trouvais aussi qu'il y avait quelque chose de vraiment fort dans sa relation à cet homme qui est là au départ pour une raison bien précise, puis les choses changent, mais l'enfant sera toujours entre eux deux. Il y aura toujours cet obstacle à leur relation, et je trouvais que cela pouvait être développé de manière très originale."

En étroite collaboration avec Wood et Auerbach, Andrea Gibb s'attela donc à la lourde tâche de transformer un court-métrage de 15 minutes en un long métrage. Evidemment, le scénario fut modifié à de nombreuses reprises, mais comme l'explique Gibb, certaines scènes sont demeurées telles quelles : "A part une scène que nous n'avons ajoutée que très récemment, la fin est presque la même. On peut dire que les quatre dernières pages sont restées inchangées. Certaines scènes existaient déjà dans le court-métrage, comme la première fois où l'Etranger entre dans la cuisine : nous l'avons un peu retouchée, mais fondamentalement, elle est restée la même."

L'un des moments cruciaux de la production fut une lecture de scénarios organisée par la Script Factory au Festival International du Film d'Edimbourg, bien avant que le tournage n'ait débuté : "Nous voulions vraiment entendre la musique du scénario, pour le juger en termes de rythme et de vraisemblance de l'intrigue", déclare Caroline Wood. "Cette lecture nous a évidemment aidés pour le scénario, et encore plus pour le casting, car nous savions désormais exactement ce que nous voulions pour le casting."

Le monde silencieux de Frankie

Le plus grand changement que Gibb apporta à la version définitive du scénario fut le mutisme de Frankie, car à ses yeux, l'intérêt de l'intrigue reposait justement sur ce que Frankie sait ou ignore. "Que sait-il exactement ? Dans quelle mesure l'accepte-t-il ? Alors je fus frappée par cette évidence : il sait forcément la vérité sans rien avoir entendu, personne ne lui a jamais dit que son père était sur ce bateau, mais au fond de lui-même, ce petit garçon sait ce que nous découvrons à la fin. Et c'est là que je me suis dit : quelle influence cela aurait-il sur l'histoire si les moyens de communication entre Frankie et Lizzie était restreints pour une raison ou pour une autre? C'est pour cela que j'ai imaginé Frankie sourd, ce qui enrichissait d'autant la relation entre Frankie et sa mère."

Gibb explique en outre que, dans son travail d'écriture, elle a tendance à mêler des aspects de sa propre vie à ses scénarios, comme ce fut le cas pour le personnage de Frankie. "J'ai un cousin sourd et muet, nous avons été élevés ensemble. C'est lui que j'avais en tête en écrivant le personnage de Frankie, je le revoyais jouer avec moi quand nous étions petits. La plupart des choses que j'écris sont liées à des gens que je connais, que j'aime ou dont je suis proche." Mais Gibb tient à souligner que « Dear Frankie » n'est pas un film qui a pour sujet le handicap : "le fait qu'il soit sourd est secondaire, et en disant cela, je ne dénigre pas sa surdité, parce que c'est précisément sa surdité qui nous permet de le définir par rapport à l'intrigue."

La productrice Caroline Wood reconnaît qu'elle a eu des réticences à l'égard d'un changement aussi considérable apporté au personnage de Frankie, car elle craignait qu'il ne fût considéré comme une victime, mais fut rassurée par la qualité du scénario d'Andrea : "sa surdité me mettait mal à l'aise, mais je pense maintenant que le fait qu'il ne parle pas est très touchant et rend le film encore plus original. Andrea n'a pas artificiellement accentué sa surdité, il est juste un petit garçon plein de vie, comme les autres."

Jack Mac Elhone, qui interprète Frankie, a travaillé avec une spécialiste de la surdité et n’a pas rencontré de difficultés particulières à utiliser le langage des sourds-muets : "Ce n’était pas trop difficile, on m’avait donné une cassette vidéo sur la langue des signes avant le tournage, et quand je devais faire une scène en parlant avec mes mains, je regardais la cassette la veille, et on me faisait répéter avant de tourner la scène, ça me prenait cinq minutes pour me souvenir des bons gestes." Interprète de Lizzie, la mère de Frankie, Emily Mortimer devait aussi être capable de comprendre la langue des signes. Elle vivait alors aux Etats-Unis et entreprit des recherches avec l’aide d’une amie qui avait elle-même un fils de trois ans atteint de surdité : "Elle m’a amenée à l’école de son fils et j’ai pu observer comment la relation entre la mère et le fils s’était installée, car c’est impressionnant de voir à quel point il est très dépendant de sa mère. J’ai toujours pensé que le lien mère/fils était quelque chose de très fort, mais si l’enfant souffre d’un handicap, il est dépendant en permanence de sa mère."

"Je me disais qu’il me serait très difficile d’avoir l’air de parler couramment la langue des signes", poursuit-elle, "comme pour toutes les langues, on peut en saisir au passage quelques mots, quelques phrases, mais pour parler couramment, ça peut prendre des années. Mais la production décida, à juste titre je pense, que Lizzie n’avait pas fréquenté une école pour sourds-muets, et que donc elle serait juste capable de se faire comprendre sommairement, après avoir lu certainement des livres sur la question, mais que la langue des signes qu’elle partage avec Frankie n’appartiendrait qu’à eux."

Tandis que Jack et Emily apprenaient la langue des signes, Gerard Butler fut, lui, dispensé de ce cours supplémentaire : "Je suis l’Etranger", déclare-t-il, "je viens de rencontrer cet enfant : en gros, je ne sais pas comment me comporter en présence de personnes sourdes, donc le moyen de communication n’était pas primordial, parce que je suis mis en présence d’un enfant sourd sans le vouloir, et je n’ai jamais eu d’occasion de vivre avec de jeunes sourds, donc je n’ai pas particulièrement eu à travailler dans cette optique pour le rôle."

LES PERSONNAGES

Lizzie

Emily Mortimer est la première comédienne à qui la productrice Caroline Wood ait pensé pour interpréter Lizzie. Wood était une inconditionnelle de Mortimer depuis qu’elle l’avait vue dans Elizabeth : "J’aime beaucoup sa façon de jouer," déclare Wood, "et je ne voulais pas pour ce rôle de quelqu’un de trop caricatural ou dépressif. Le personnage de Lizzie pouvait très facilement paraître antipathique, cela sautait aux yeux quand nous avons fait la lecture au Festival du Film d’Edimbourg. Il fallait donc contrebalancer cette tendance en choisissant quelqu’un au jeu expressif, nuancé, mais qui n’aurait pas l’air de s’apitoyer sur elle-même, qui soit aussi très intelligente et capable de comprendre les ressorts psychologiques du personnage, et d’en rendre compte, ce qui était tout à fait dans les cordes d’Emily. En plus, je savais qu’elle pouvait imiter l’accent écossais, parce que je l’avais vue le faire dans Young Adam."

La scénariste Andrea Gibb précise, que dans sa conception du personnage, Lizzie était un personnage sombre, qui avait beaucoup de points communs avec Emily : "Je n’étais pas consciente en écrivant que c’était à Emily que je pensais, mais en fait, elle est exactement telle que j'imaginais Lizzy, ce qui est incroyable."

Le rôle de Lizzie fut pour Emily Mortimer un des plus grands rôles qu’elle ait interprété à ce jour, ce qui n’allait pas sans un engagement personnel considérable : "J’ai interprété des premiers rôles pour des téléfilms, mais jusqu’à maintenant je n’avais pas été choisie pour un premier rôle au cinéma. Avoir la charge de porter toute l’histoire sur ses épaules était très intimidant. Je ne cessais de me demander si j’avais l’air ennuyeuse, et si de fait le film allait être lui-même ennuyeux …Bref, ce genre de responsabilités auxquelles je n’avais jamais été confrontée !"

L’Etranger

Il était évident dès le départ que le personnage de l’Etranger était crucial, puisque c’était l’homme prêt à jouer le rôle du père de Frankie : le choix d’un comédien pour ce rôle promettait d’être long et difficile. Caroline Wood et Shona Auerbach rencontrèrent beaucoup d’acteurs, pas uniquement d’origine anglaise, avant de trouver la perle rare en la personne de Gerard Butler.

Caroline Wood se souvient de leur rencontre : "Dès que Gerry Butler mit le pied dans notre bureau, nous nous sommes tout de suite dit "c’est lui !". Il était en plein tournage de Tomb Raider 2, il avait la tête rasée et nous avons pensé : "L’Etranger, c’est lui, on le tient ! Il n’y a rien d’enfantin dans ses traits, il est extrêmement viril. Il fait un mètre quatre-vingts dix, il pourrait avoir le physique d’un marin, tant il a un visage expressif, comme taillé à la hache."

Le fait que Butler ne soit pas encore très connu aurait pu poser problème lors de ses premières auditions. Mais le jeune homme était en train de tourner Tomb Raider 2, et venait de finir Prisonniers du temps de Michael Crichton, ce qui faisait de lui le comédien idéal pour Caroline Wood. Elle eut l’occasion de se rendre compte au cours du tournage que Butler avait vraiment l’étoffe d’une star.

Frankie

Malgré son jeune âge – dix ans –, Jack McElhone est un abonné des plateaux de tournage. « Dear Frankie » est son second film, après sa performance remarquée dans « Young Adam » aux côtés de Tilda Swinton et Peter Mullan. C’est par hasard qu’il vint à la comédie, et fut rapidement choisi pour la célèbre série de Channel 4, « The Book Group ». Le directeur de casting de « Dear Frankie » étant celui de « The Book Group », c’est tout naturellement que Jack fut engagé pour ce film.

"Lorsque nous avons commencé les auditions," se souvient Caroline Wood, "nous devions voir près d’une centaine de petits garçons pour les rôles de Frankie et Ricky. Alors nous avons dû écrémer, et écrémer encore, et faire faire à ceux qui restaient des bouts d'essai. Jack se distinguait du lot, il exprimait vraiment quelque chose face à la caméra. Il a une présence incroyable et paraissait très crédible dans le rôle d’un enfant sourd. Il incarnait réellement Frankie.

La scénariste Andrea Gibb fut frappée par l’assurance du jeune garçon tout au long du tournage : "Il est incroyablement conscient de ce qu’il dégage, non pas qu’il soit un garçon arrogant, pas du tout. Il a manifestement une très belle relation avec sa mère, on s’en rendait compte tous les jours en les voyant ensemble sur le plateau. Il ne doute absolument pas de lui, ni du fait qu’il est profondément aimé, et c’est cette force-là qu’il apporte à Frankie, car il fait vraiment ressentir l’amour qui unit Frankie et sa mère."

"Je ne pouvais pas me sortir Jack de la tête après l’avoir vu," déclare Shona Auerbach, "il a vraiment quelque chose, et est très intelligent : il est incroyable."

Marie

Bien que Marie ne soit pas le personnage principal, elle joue un rôle déterminant, car elle devient peu à peu la meilleure amie de Lizzie, qui rencontre l’Etranger par son intermédiaire.

Quand Sharon Small a entendu parler du projet, elle était en plein tournage de la série télé à succès « The Inspector Linley Mysteries ». Elle voulait jouer Lizzie, ou Marie, mais comme le rôle de Lizzie était déjà attribué, elle se concentra sur le second. "J’ai aimé le scénario dès la première lecture," dit Sharon, "j’ai trouvé que les deux rôles féminins étaient magnifiques, et je voulais vraiment faire partie de cette aventure. Je ne crois pas qu’ils aient été convaincus dès le départ que le rôle était fait pour moi, mais ils m'ont tout de même retenue."

C’est après avoir vue Sharon dans la série télé pour la BBC Glasgow « Kiss », que Caroline Wood et Shona Auerbach ont toutes deux désiré auditionner Sharon. "Sharon a une énergie fantastique," explique Wood, "elle fonctionne vraiment différemment d’Emily et Gerry, et elle a apporté au film toute sa chaleur, sa sensualité et son humour. Elle formait vraiment le contrepoint idéal au calme d’Emily, c’est une actrice magnifique."

Sharon Small, elle, fut attirée par l’ouverture d’esprit et la générosité de Marie : "Elle n’a pas toujours eu la vie facile, mais elle a su trouver le bonheur, et elle a travaillé dur pour obtenir ce qu’elle a. Elle fait partie de cette communauté depuis plusieurs années déjà, et je crois qu’elle voit les choses un peu de la même façon que Lizzie, elles en sont d’autant plus proches. Marie fait des projets, elle invente un scénario de conte de fées, et elle fait tout pour le concrétiser, c’est ce que j’aime chez elle."

LES DECORS

Comme beaucoup de scénaristes, Andrea Gibb s'inspire de ce qu'elle connaît. Pour « Dear Frankie », elle s'est souvenue de son enfance à Greenock, sur la côte Clyde. "Bizarrement, je commence à écrire et je me rends compte que c'est toujours Greenock que je dépeins inconsciemment. Toute ma famille, mes oncles, mon grand-père, ils travaillaient tous sur les chantiers navals, donc les chantiers ont joué un grand rôle dans ma vie. Je trouve que cette ville est incroyablement cinématographique, plus qu'aucune autre, avec l'eau et les montagnes qui surplombent tous ces bâtiments industriels."

Quand il s'est agi de faire les repérages pour le tournage, Beverley Syme, la régisseuse d'extérieurs, avait pour consigne de trouver des lieux modernes mais aussi empreints de nostalgie. Greenock, avec sa vieille tradition de chantiers navals et ses sociétés de technologie de pointe correspond parfaitement à cette définition.

Andra Gibb et sa connaissance parfaite de la région ont fait gagner un temps précieux à Beverley Syme : "nous avons tourné beaucoup de scènes d'extérieur à Greenock, c'était un décor naturel idéal avec les docks, la mer et les montagnes, cela aurait été idiot de tourner ça à Glasgow." Syme n'a pas assez de mots pour exprimer toute sa reconnaissance vis-à-vis des différentes municipalités : "nous avons vraiment été gâtés, les habitants ont été très accueillants, et les mairies de Glasgow et de Greenock nous ont considérablement facilité la vie."

Andrea Gibb fut ravie de découvrir les choix de décors de Beverley, qui répondaient parfaitement à ses attentes : "nous avons pu tourner partout où je le voulais, quand j'ai écrit les scènes de match de foot je les voyais à Greenock, à Battery Park, et c'est là que nous les avons tournées. Pour moi, la rencontre de Lizzie et de l'Etranger devait se dérouler au Corinthian, à Glasgow, et nous l'avons bel et bien tournée là. Cela relevait presque de la magie." Les signes du destin se sont multipliés, comme Andrea le souligne : "Quand j'étais petite et que j'allais au Nigeria, je naviguais sur l'Accra et revenais sur l'Appapa, mais je n'ai jamais utilisé ces noms-là dans le scénario. Quand nous sommes venues tourner à Greenock, il n'y avait que deux bateaux dans le port à ce moment-là, exactement les mêmes bateaux que dans mon enfance. "


  • Sortie : 16/03/2005
Date de la publication électronique :06 January 2012
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé