Les Papas du dimanche  –  Louis Becker  –  2012

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 90 minutes
  • Producteur :Romain Le Grand
  • Production :Ice 3
    Pathé...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Louis Becker
  • Interprètes : Thierry Neuvic (Antoine)
    Hélène Fillières (Jeanne)
    Olivier Baroux (Léo)
    Marilyne Canto (Léa)
    Nina Rodriguez (Alice)
    Nicolas Rompteaux (Vincent)...
  • Scénario :Olivier Torres
    Louis Becker avec la collaboration de François D'Epernoux
    Jacques Pibarot
    Cécile Boisrond
  • Adaptation :d'après le roman de François D'Epernoux "Les Papas du dimanche" paru aux Editions Anne Carrière
  • Dialogues :Olivier Torres
    Louis Becker avec la collaboration de François D'Epernoux...
  • Directeur de production :Bernard Bolzinger
  • Directeur de la photographie : Stephan Massis
  • Compositeur de la musique : Nathaniel Méchaly
  • Monteur : Franck Nakache
  • Chef décorateur : Thérèse Ripaud
  • Costumier : Madeline Fontaine

Production

  • Producteur :Romain Le Grand
  • Production :Ice 3
    Pathé
    France 3 Cinéma
    Alvy Productions
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Directeur de production :Bernard Bolzinger
  • Avec la participation de :Canal+
    Ciné+
    France Télévisions
  • Avec le soutien de :Le Departement de la Charente-Maritime
    de la Région POitou-Charentes
    de la Procirep
    de l'Angoa
  • En partenariat avec :le Centre National du Cinéma et de l'Image Animée
  • Producteur associé :Florian Genetet-Morel

Fiche artistique

  • Réalisateur :Louis Becker
  • Scénario :Olivier Torres
    Louis Becker avec la collaboration de François D'Epernoux
    Jacques Pibarot
    Cécile Boisrond
  • Adaptation :d'après le roman de François D'Epernoux "Les Papas du dimanche" paru aux Editions Anne Carrière
  • Dialogues :Olivier Torres
    Louis Becker avec la collaboration de François D'Epernoux
    Jacques Pibarot
    Cécile Boisrond
  • Interprètes :Thierry Neuvic (Antoine)
    Hélène Fillières (Jeanne)
    Olivier Baroux (Léo)
    Marilyne Canto (Léa)
    Nina Rodriguez (Alice)
    Nicolas Rompteaux (Vincent)
    Arauna Bernheim-Dennery (Nine)
    Sandra Becker (Juliette)
    Thierry Lhermitte (Morgan)
    Sacha Bourdo (Michka)
    Renan Carteaux (Martin)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Stephan Massis
  • Compositeur de la musique :Nathaniel Méchaly
  • Ingénieur du son :Jacques Pibarot
    Matthieu Deniau
    Christophe Vingtrinier
  • Monteur :Franck Nakache
  • Chef décorateur :Thérèse Ripaud
  • Costumier :Madeline Fontaine
  • Casting :Elodie Demey
  • Photographe de plateau :Emmanuelle Jacobson-Roques
  • Régisseur :Anne Férignac
  • Assistant réalisateur :Félicie Leguay
  • Chanson originale :"Ce n'est qu'un homme" par Pauline Croze

Résumé et notes

  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 90 minutes

RÉSUMÉ

Trompé par sa femme, Antoine quitte le foyer et va s’installer chez Léo, son ami d’enfance.

Léo et sa femme Léa, vont l’aider à surmonter cette épreuve.

Le plus dur pour lui, c’est le manque de ses trois enfants. Le fameux week-end sur deux qui fait de vous un Papa du dimanche, un peu amateur, comme l’est un pêcheur ou un conducteur du dimanche.

La vie doit continuer, le sourire et la joie revenir.

Un apprentissage difficile puis progressivement joyeux de cette nouvelle vie où même une nouvelle rencontre amoureuse trouvera peut-être sa place…

D'après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Le tournage s'est déroulé du 7 mars au 27 avril 2011 à la Rochelle et en région Poitou-Charentes.

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC LOUIS BECKER, REALISATEUR

A quel moment est né le projet « Les Papas du dimanche » ?

Pendant que je produisais « Deux jours à tuer », adapté d’un roman de François d’Epenoux, François m’a fait lire son dernier roman «Les Papas du Dimanche» qui était très proche de son histoire d’homme divorcé contraint de ne voir ses enfants que de façon limitée. Pour ma part, je me suis énormément reconnu dans le ressenti du personnage du livre alors j’ai pris une option sur le roman. Comme je n’avais pas envisagé de réaliser et que je voulais mettre ce sujet à l’épreuve, ou plutôt avec ce point de vue-là, j’ai engagé Olivier Torres pour faire une première adaptation que je pensais proposer à un réalisateur. J’ai beaucoup aimé la première version d’Olivier qui avait fait une adaptation libre du livre et j’ai donc pensé à des cinéastes. Les cinéastes «auteurs» envisagent difficilement un film de commande et le proposer à un réalisateur technicien uniquement ne me convenait pas. En fait j’ai compris au fur et à mesure que je me trouvais toutes les bonnes raisons pour finalement ne proposer ce film qu’à moi-même. Une fois cette intention assumée, après avoir dépassé la crainte que tous me prennent pour un usurpateur, mon père en premier, je me suis décidé à réaliser ce film. En fait ça m’était parfaitement indispensable de le faire… Jour et nuit, pendant des mois, je ne pensais qu’à ça. J’ai trois enfants nés de deux femmes différentes. On me surnomme «La mère juive» dans mon entourage tellement je suis protecteur avec eux, à la limite du ridicule. Ils ne cessent eux-mêmes de s’en moquer même si, au fond, ils aiment ça. J’ai relu le scénario d’Olivier et je me suis dit que si je devenais réalisateur de ce film, je ne voulais pas le tourner en l’état car je voulais le ramener davantage à des situations vécues, mais surtout à mon langage, disons plus simplement : en faire l’adaptation pour Louis Becker réalisateur. Cécile Boisrond, Jacques Pibarot et François d’Epenoux m’ont beaucoup apporté ensuite. Et c’est là que cette histoire dans le film, qui ne ressemble en rien à la mienne, est en fin de compte très autobiographique dans les sentiments, dans le ressenti, dans le manque de mes enfants, dans mon isolement, dans mes tristesses et dans ma réadaptation à une vie future, dans de nouvelles rencontres et de nouvelles amours.


Pourquoi avez-vous voulu parler de ce sujet, avec ce regard-là ?

Je voulais absolument raconter les «coulisses» d’un père qui fait semblant d’être un héros joyeux et bienveillant deux week-ends par mois devant ses enfants pour ne pas les accabler avec ses problèmes sentimentaux et sa privation. Je voulais que mes fils comprennent un peu quels étaient mes états d’âme les dimanches soirs quand je les ramenais chez leur maman et, surtout, que jamais ils ne puissent interpréter ma légèreté, ma joie quand nous étions ensemble comme de l’indifférence à notre séparation à tous.


Quels sont les points qui vous paraissent communs à tous les pères divorcés et éloignés de leurs enfants ?

On ne peut pas dire communs à tous, néanmoins en montrant le film à des amis, en parlant avec des pères séparés et proches de moi, je retrouve cette terrible douleur de ne plus côtoyer nos enfants au quotidien. Cette terrible douleur de rompre le dialogue et de ne le ramener parfois qu’au rang du devoir de père «As-tu eu des bonnes notes ? Sois gentil avec ta mère ! Arrête un peu l’ordinateur maintenant ! etc.», des sortes de lieux communs qui nous éloignent d’eux. Se rendre compte par exemple que l’on ne sait plus si nos enfants aiment le poisson et le demander à leur mère avec un air coupable. Cette peur de devenir des inconnus. Faire des cadeaux pour se faire aimer, alors que finalement, les enfants s’en fichent. Ne commenter que les notes à l’école sans plus jamais participer aux devoirs, comprendre les lacunes de nos enfants et les aider. Pas le temps en un week-end sur deux. Dire du bien de la mère ou du nouveau conjoint sans toujours le penser pour que les enfants ne sentent pas de conflit. La liste est longue, et le film est sans doute «multi-autobiographique» si on peut inventer ce mot !


Dans le film, vous n’accablez pas Juliette, l’épouse d’Antoine. La femme est-elle la seule coupable de cette situation ?

Je ne voulais absolument pas traiter le film comme l’histoire d’un couple qui se sépare. Surtout ne pas être désobligeant vis-à-vis des femmes, des mères de nos enfants que nous avons aimées et qui méritent à vie le respect de leur statut. Même si la colère envahit Antoine au début, le film évolue vers la réconciliation, vers le dialogue et jamais il ne critique sa femme devant les enfants. J’ai quitté, j’ai été quitté, l’attitude à avoir est la même à mon sens. Épargner les enfants le plus possible et ne jamais accabler leur mère. Être conscient des torts de chacun. Antoine est certes une victime mais ses torts l’y ont conduit. Il ne peut pas les ignorer et se donner le beau rôle.


Dans votre film, les enfants ont une place particulièrement importante, pouvez-vous nous parler de votre rapport à eux ?

Je suis extrêmement émotif quand une discussion tourne autour d’eux, quand je parle d’eux. Des larmes peuvent arriver en moins de deux… Lorsqu’une attention est marquée par l’un d’entre eux, que je sens que notre amour existe, je suis immensément ému. Je suis bien sûr trop envahissant, trop aimant donc souvent maladroit. Je n’ai qu’un désir, c’est qu’ils soient mieux que moi… Ils sont merveilleux (c’est encore la mère juive qui parle…). Nous sommes très complices et nous rions beaucoup ensemble. Leur place est au-delà de tout. Je crois que le manque que j’en ai eu explique un peu cette démesure de sentiment.


Malgré le chagrin de cette famille séparée, le film est constamment dans une énergie positive grâce, notamment, à l’humour du meilleur ami, à la candeur des enfants… Vous vouliez à tout prix éviter le pathos ?

Ce n’était pas une stratégie de scénario, mais le reflet d’un trait de caractère qui m’est propre. Je désamorce toujours la tristesse, la mélancolie, la désolation et je suis un éternel positif. Faire rire au milieu de ce drame était inévitable. Léo dit tout ce que j’aurais eu envie de dire si j’avais été l’ami d’Antoine. J’ai été dans des situations où j’ai été un Léo et inversement. Ça fait du bien l’ironie bienveillante… Montrer aussi qu’Antoine réussit à garder le sourire devant ses enfants. Il dissimule de mieux en mieux sa douleur. Elle finira par s’atténuer grâce aussi à sa rencontre avec Jeanne.


À quel moment avez-vous su que vous alliez aussi réaliser le film ?

Confier cette mission à un autre, alors que ce film était si primordial pour moi, si sincère, si indispensable, m’aurait rendu dingue. Je me suis donc forcé à faire les démarches moi-même et j’ai tout de suite reçu un accueil formidable des partenaires que je souhaitais. Et là un jour, j’ai réalisé que ça y était ! Je ne pouvais plus reculer… J’allais faire ce film, pour mes fils, pour les pères dans mon cas. Ma joie était immense. Puis les angoisses ont commencé… mais tous mes amis réalisateurs m’ont certifié qu’elles étaient normales !


Comment avez-vous constitué votre équipe ?

C’est mon premier film comme réalisateur mais j’ai travaillé comme technicien sur plus de quarante films et produit plus de vingt. J’ai donc proposé mon film à des personnes qui, évidemment étaient compétentes, mais dont la sensibilité était compatible avec la mienne. C’est en particulier le cas de Bernard Bolzinger, le directeur de production, avec qui je travaille depuis 12 ans et qui ne me parle jamais d’argent, mais seulement du film et qui sait protéger le réalisateur. C‘est un allié précieux qui vit 24h/24 pour le bien du film. Madeline Fontaine, qui a fait les costumes, est une femme pour qui j’ai toujours eu beaucoup d’amitié. Thérèse Ripaud, la décoratrice, est passionnée, dévouée et je la connais depuis très longtemps. Elle fait tous les films de mon père. Et aussi Stephan Massis, à l’image, que je connaissais et avec qui j’avais travaillé, a beaucoup de talent. Et bien sûr Franck Nakache, le monteur, qui a été un allié précieux, mais je ne citerai pas tout le monde bien sûr.


Comment avez-vous choisi les comédiens ?

Uniquement avec de la sincérité.


Sont-ils ou non ceux qui conviennent aux personnages ?

Pour Antoine, je voulais un homme beau, séduisant, masculin, la quarantaine. Je ne voulais pas qu’on se dise : «Ah, ben c’est normal qu’il se retrouve sur le carreau, c’est un loser et pas terrible en plus…»Et bien si, un homme beau, séduisant, intelligent, etc. peut se retrouver lui aussi dans cette situation d’échec. Thierry Neuvic est tout cela à la fois et sa sensibilité est extrême. Il est doux et fort, beau et grave, triste et joyeux, coquin et moral. Une heure dans mon bureau et c’était fait, personne n’a pu le détrôner.

Moi qui voulais depuis longtemps proposer le rôle à Hélène Fillières, après avoir choisi Thierry Neuvic, je pensais que c’était une erreur à cause de la série «Mafiosa». Mais Thierry m’a convaincu du contraire et lui a donné le scénario. Et là encore, une seule rencontre a tout réglé. Je voulais une femme à qui on ne la fait pas. Une femme sincère et fragile. Une femme entière qui se protège. Hélène a toute cette grâce à mon sens, un sourire magique, de la froideur quand il le faut.

Pour le rôle de Léo, quand Elodie Demey m’a suggéré Olivier Baroux, je ne le connaissais que comme acteur du duo Kad et Olivier et comme réalisateur. Il m’a toujours fait rire et j’avais peur qu’il soit trop «comique» dans le film. J’étais à côté de la plaque, c’est quelqu’un de formidable et sincère. Il est vraiment amical et touchant et il a ce don de la comédie qui fait que, même quand il vous dit «passe-moi le sel…», on est joyeux. Il sait être dur et fort. Et j’avais besoin de tout cela. Olivier a accepté avant de me rencontrer sous réserve de faire des essais, et je l’ai aimé tout de suite.

Je connaissais Marilyne Canto depuis longtemps et je l’aimais beaucoup dans les films de Manuel Poirier entre autres. Je voulais une femme apaisée, «une femme qui aurait fait une psychanalyse réussie». Le personnage de Marilyne est comme ça pour moi dans le film.

Pour les enfants le choix était difficile car je me savais être un réalisateur inexpérimenté et les lois nous imposent un temps très limité sur le plateau avec les enfants. Il me fallait donc être sûr que les enfants choisis ne seraient pas timides et fuyants car il me serait interdit de passer trop de temps à améliorer leur jeu.

J’ai rencontré Nina Rodriguez, qui joue Alice, le jour de l’avant-première de « No et moi » de Zabou Breitman. Elle était exactement l’Alice que je cherchais.

Pour Nicolas Rompteaux, qui joue Vincent, je savais qu’il avait joué «Kramer contre Kramer» au théâtre. Son regard si tendre, son assurance et sa droiture ont été suffisants pour que je lui demande de faire le rôle.

Araùna, la petite Nine, est toute jeune, mais a quand même un peu d’expérience. C’est un électron libre. Elle m’a fait rire. J’ai réécrit son personnage comme elle est dans la vie et nous l’avons habillée en fonction de sa personnalité.

Quant à Thierry Lhermitte, qui est mon associé depuis vingt ans et un être pour qui j’ai le plus profond respect et une amitié indéfectible, il a eu la gentillesse de me faire ce clin d’œil.


Nous parlions tout à l’heure d’une histoire autobiographique, il semble que dans le film il y ait beaucoup de détails auxquels vous teniez particulièrement ?

Comme je l’ai dit plus haut, ce film est faussement autobiographique et tant mieux. Néanmoins il y a de nombreux détails qui étaient primordiaux pour moi, en particulier pour Antoine. J’ai situé l’action en dehors de Paris, à la Rochelle, car je souhaitais sortir l’histoire d’une spécificité parisienne. On se sépare partout… Mais je ne voulais surtout pas que son apparence vestimentaire soit «branchée» ou «ringarde». Il est architecte et je savais que sa voiture, même un peu dépassée était un must chez les architectes car ses formes et ses angles sont encore une référence. Et, chose touchante, quand François d’Epenoux, l’auteur du livre, est venu sur le plateau, il a été très touché par ses ressemblances avec le personnage. Il avait à l’époque la même voiture et je ne le savais pas.

Ses lunettes pour l’adoucir, son manteau pour ne pas tout concéder au «pratique», son foulard (qui est le mien…) un peu bobo, sa montre (pas une Rolex…), qu’il soit un mélange de tout ça. Ce n’est qu’une toute petite partie des mille détails que j’ai mis dans ce film.


Parlez-nous de la musique du film, composée par Nathaniel Méchaly.

Je suis un passionné de violoncelle, je n’en joue pas mais un de mes fils en joue. Quand il s’est agi de composer la musique, j’ai rencontré Nathaniel, qui est à l’origine un violoncelliste, et nous nous sommes lancés dans un choix de musique pure et sobre. Violoncelle, piano et contrebasse. Il y a d’autres morceaux à la guitare mais le violoncelle est prépondérant partout.

Je voulais que la musique soit grave mais aussi douce à entendre. Et qu’elle ait une résonnance positive. J’ai la musique que je voulais et je remercie Nathaniel.

Par ailleurs je voulais une chanson de Pauline Croze que j’adore et dont le morceau «T’es Beau» m’a souvent bercé. Très gentiment elle a composé une chanson pour le film que je trouve très touchante.

Les autres musiques existaient déjà mais elles comptent pour moi. Aussi bien cette chanteuse Blossom Dearies que Sophie Hunger qui fait une très tendre interprétation du «Vent nous portera» que j’écoute depuis plusieurs années. (…)


  • Sortie : 25 janvier 2012
Date de la publication électronique :16 January 2012
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé