Les Histoires d'amour finissent mal en général  –  Anne Fontaine  –  1993

Fiche générale

  • Durée : 85 minutes
  • Producteur :Hugues Desmichelle
  • Production :Productions Desmichelle
    Cinéa
  • Distribution : CTV International
  • Réalisateur :Anne Fontaine
  • Interprètes : Nora (Zina)
    Sami Bouajila (Slim)
    Alain Fromager (Frédéric)
    Jean-Claude Dreyfus (Dennard)
    Eric Metayer (Philippe)
    Fatia Cheriguène (Mère de Slim)
    Marie-France Santon (Banquière)
    Bénédicte Charpiat (Ouvreuse)...
  • Scénario :Claude Arnaud (collaboration au scénario)
  • Directeur de production :Ghanem Almir
  • Chef opérateur : Christophe Pollock
    Emmanuelle Collinot (assistante opérateur)
  • Compositeur de la musique : Saïd Houmaoui
    Jean-Pierre Castelain
  • Monteur : Sylvie Gadmer
    Valérie Bregaint (assistante monteuse)...
  • Chef décorateur : François-Renaud Labarthe
    Christophe Hérisson (assistant décorateur)

Production

  • Producteur :Hugues Desmichelle
  • Production :Productions Desmichelle
    Cinéa
  • Distribution : CTV International
  • Directeur de production :Ghanem Almir
  • Assistant de production :Colette Pedanou (administratrice de production)
    Yasmine Kuintana (secrétaire de production)

Fiche artistique

  • Réalisateur :Anne Fontaine
  • Scénario :Claude Arnaud (collaboration au scénario)
  • Scripte :Véronique Paris
  • Interprètes :Nora (Zina)
    Sami Bouajila (Slim)
    Alain Fromager (Frédéric)
    Jean-Claude Dreyfus (Dennard)
    Eric Metayer (Philippe)
    Fatia Cheriguène (Mère de Slim)
    Marie-France Santon (Banquière)
    Bénédicte Charpiat (Ouvreuse)
    Jean-Chrétien Sibertin-Blanc (L'homme à la voiture)
    Jean-Claude Dumay (L'agresseur)
    Zaida Ghorab (La vendeuse supermarché)
    Yuko Hitomi (Japonaise)
    Dominique Bernert (Ami de la japonaise)
    Eddie (Paolo)
    Marie Boudet (Comédienne)
    Alain Marie (Comédien)
    Guillaume Weyre (Comédien)

Fiche technique

  • Chef opérateur :Christophe Pollock
    Emmanuelle Collinot (assistante opérateur)
  • Compositeur de la musique :Saïd Houmaoui
    Jean-Pierre Castelain
  • Ingénieur du son :Frédéric Hamelin
    Philippe Morel (assistant son)
  • Monteur :Sylvie Gadmer
    Valérie Bregaint (assistante monteuse)
    Hélène Laboure (stagiaire monteuse)
  • Chef décorateur :François-Renaud Labarthe
    Christophe Hérisson (assistant décorateur)
  • Maquilleur :Anne Mezurat
  • Casting :Brahim Arbia
    Christophe Mercier
  • Régisseur :Jean-Luc Lucas
  • Chef machiniste :Guy-Auguste Boléat
    Colin Khaznadji
  • Assistant réalisateur :Alexandre Gouzou (1er assistant réalisateur)
  • Supervision post-production :Michel Filippi (direction post-synchro)
  • Direction de la préparation :Yann Gilbert
  • Bruitage :Gadou Naudin
  • Perchman post-synchro :Didier Pécheur
  • Chef électricien :Barry Davis
  • Electricien :Mathieu Rollet
  • Mixage :Thierry Delor
  • Musique enregistrée par :Philippe Gourat (Editions Spartacus)

 

Résumé et notes

  • Durée : 85 minutes

RÉSUMÉ

Zina, vingt ans, est ouvreuse dans un théâtre parisien. Elle doit épouser Slim, un « taxi », qui espère devenir avocat. A la fois innocente et menteuse, kleptomane et généreuse, Zina est insatiable. Elle veut sans cesse qu’on lui parle, qu’on la désire, et qu’on l’aime. Alors, quand elle fait la connaissance de Frédéric, qui tient l’affiche au théâtre, elle se met à rêver : pourquoi ne pas être actrice elle aussi ? Pourquoi ne pas garder Frédéric sans perdre Slim ? Et pourquoi ne pas prendre le meilleur de ces deux mondes ? Mais un jour ou l’autre il faut choisir… Et choisir n’est pas le fort de Zina. Elle sait pourtant qu’elle ne pourra pas toujours répondre à Slim et à Frédéric : « l’homme de ma vie, pour l’instant, c’est moi… » D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Prix et distinctions : Prix Jean Vigo 1993

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC ANNE FONTAINE, REALISATRICE

Avant d’entreprendre votre premier film, pensiez-vous déjà à la mise en scène? Non. Mon premier métier, c’est danseuse. J’ai été également actrice, mais un peu par accident. Je ne me sentais pas à l’aise. Je devais répondre à des exigences qui ne correspondaient pas à mon caractère. En revanche, les autres acteurs m’intéressaient. Mais je n’imaginais pas être un jour cinéaste. J’avais un casier judiciaire vierge quand j’ai commencé à écrire le film : aucune formation technique, aucun court-métrage. Je me rends compte aujourd’hui que cette inconscience était une faiblesse mais aussi un atout. Comment s’est élaboré le scénario? Je voulais raconter à ma manière cet état fragile de l’adolescence où rien n’est encore stable, l’histoire de quelqu’un qui voulait tout essayer, tout faire très vite, et qui vivait sur le fil du rasoir. Mais l’histoire n’était encore qu’à l’état d’ébauche. J’ai alors rencontré Claude Arnaud qui a reprise le scénario avec moi. Pour lui aussi, c’était la première fois. Cela a créé entre nous une confiance immédiate. Nous avons un goût commun pour la vérité des personnages. Nous aimons les caractères, les personnalités singulières autant que le cinéma… Comment s’est fait le choix de l’actrice principale? Je voulais quelqu’un d’absolument neuf : une fille douée pour la comédie mais sans tics d’actrice. J’ai fait beaucoup d’essais. Nora s’est imposée tout de suite. Le rôle semblait avoir été écrit pour elle. Elle parlait avec la même cocasserie, la même innocence que son personnage. Elle était à la fois rusée et sans calcul. Elle avait ce culot incroyable, cette vitalité, cette fraîcheur que je cherchais pour Zina. La première chose que Nora m’ait dite dans la vie, c’était : « Ca ne vous embête pas que je louche ? ». Ca m’a épatée : le personnage dans le film devait lui aussi être déconcertant. Nora ne fait pas très « beur ». Etait-ce là aussi un choix délibéré ? Nora est kabyle mais ce n’est pas la première chose qu’on remarque chez elle. Son visage n’est pas une déclaration d’intention. Zina est-elle vraiment sincère ? C’est une embrouilleuse, une menteuse, mais elle est toujours vraie. Frédéric représente pour elle le moyen de sortir de sa condition d’ouvreuse. Elle se projette en lui, plus qu’elle ne l’aime au sens classique du terme. Elle voudrait être à sa place, éprouver le vertige de la scène. C’est un narcissisme de caméléon. Frédéric arrive dans sa vie comme une promesse. Frédéric, l’acteur, vit seul dans sa loge… Son métier le protège de ses sentiments. Il vit isolé du monde extérieur, comme dans une bulle. Zina va s’introduire dans sa vie et chambouler ses plans d’inertie. Frédéric va être impressionné par son naturel mais affolé par sa demande et ses appétits. Comment attaque-t-on un tournage avec si peu d’expérience ? Je n’ai jamais triché, je n’ai jamais fait semblant de savoir. La peur m’a stimulée, et la complicité avec Christophe Pollock, le chef opérateur, m’a aidée à surmonter ce trac. J’ai tourné dans des conditions difficiles avec peu de temps, peu de moyens. Je ne pouvais pas m’amuser à tenter des figures de style. Je ne voulais rien de forcé, de chargé, d’appuyé, et même quand la violence finit par éclater, il fallait absolument qu’elle soit retenue. En fait, je me suis contentée d’un objectif unique : chercher la vérité des sentiments. Finalement, comment résumeriez-vous votre film ? C’est l’histoire d’une fonceuse indécise. Doit-on y voir une morale? Seulement la sienne…


  • Sortie : 28/04/1993
Date de la publication électronique :08 March 2012
Sources :

Matériel de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé