Par dela des nuages  –  Michelangelo Antonioni / Wim Wenders  –  1996

Fiche générale

  • Pays de production :Italie , France, Allemagne
  • Genre : Romance ; drame
  • Durée : 104 minutes
  • Production :Sunshine
    Ciné B...
  • Numéro de visa : 84460
  • Distribution : Polygram Film distribution
  • Réalisateur :Michelangelo Antonioni
    Wim Wenders (prologue, entractes et épilogue)
  • Interprètes : Inès Sastre (Carmen)
    Kim Rossi-Stuart (Silvano)
    Sophie Marceau (la jeune fille)
    John Malkovich (le réalisateur)
    Fanny Ardant (Patrizia)
    Chiara Caselli (Olga)
    Peter Weller (Roberto)
    Jean Reno (Carlo)...
  • Scénario :Michelangelo Antonioni
    Wim Wenders
    Tonino Guerra
  • Adaptation :d'après "Quel bowling sul Tevere" ("Rien que des mensonges") de Michelangelo Antonioni
  • Producteur exécutif :Danièle Gegauff-Rosencranz
  • Producteur délégué :Philippe Carcassonne
    Stéphane Gadjieff
  • Directeur de production :Arlette Danis
    Bernard Grenet ...
  • Directeur de la photographie : Alfio Contini (segment Antonioni)
    Robby Müller (segment Wenders)
  • Compositeur de la musique : Lucio Dalla
    Laurent Petigrand ...
  • Monteur : Claudio Di Mauro
    Michelangelo Antonioni (segment Antonioni)...
  • Chef décorateur : Thierry Flamand
  • Costumier : Esther Walz

Production

  • Pays de production :Italie , France, Allemagne
  • Production :Sunshine
    Ciné B
    France 3 cinéma
    Cecchi Gori Group Tiger Cinematografica
    Road movies Zweite Produktionen GMBH
  • Distribution : Polygram Film distribution
  • Producteur délégué :Philippe Carcassonne
    Stéphane Gadjieff
  • Producteur exécutif :Danièle Gegauff-Rosencranz
  • Directeur de production :Arlette Danis
    Bernard Grenet
    Loretta Bernabei
  • Co-producteurs :Vittorio Cecchi-Gori
    Ulrich Felsberg
  • Producteur associé :Feleice Laudadio

 

Fiche artistique

  • Réalisateur :Michelangelo Antonioni
    Wim Wenders (prologue, entractes et épilogue)
  • Scénario :Michelangelo Antonioni
    Wim Wenders
    Tonino Guerra
  • Adaptation :d'après "Quel bowling sul Tevere" ("Rien que des mensonges") de Michelangelo Antonioni
  • Interprètes :Inès Sastre (Carmen)
    Kim Rossi-Stuart (Silvano)
    Sophie Marceau (la jeune fille)
    John Malkovich (le réalisateur)
    Fanny Ardant (Patrizia)
    Chiara Caselli (Olga)
    Peter Weller (Roberto)
    Jean Reno (Carlo)
    Irène Jacob (la jeune fille)
    Vincent Pérez (Niccolo)
    Jeanne Moreau (une amie)
    Marcello Mastroianni (l'homme de tous les vices)
    Enrica Antonioni (la gérante de la boutique)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Alfio Contini (segment Antonioni)
    Robby Müller (segment Wenders)
  • Compositeur de la musique :Lucio Dalla
    Laurent Petigrand
    Van Morrison
    Passangers (Brian ENO / U2)
  • Ingénieur du son :Jean-Pierre Ruh
  • Monteur :Claudio Di Mauro
    Michelangelo Antonioni (segment Antonioni)
    Peter Przygodda
    Lucian Segura (segment Wenders)
  • Chef décorateur :Thierry Flamand
  • Costumier :Esther Walz
  • Son :Dolby SR
  • Maquilleur :Judith Gayo
  • Photographe de plateau :Jean-Marie Leroy
  • Assistant réalisateur :Andrea Boni
    Beatrice Banfi
  • Conseiller artistique :Enrica Antonioni
  • Procédé image :66 35 mm couleurs - FOrmat : 1
  • Laboratoire de mixage :Vincent Arnardi
    Thierry Lebon
  • Coiffure :Fernando Mendes
  • Assistante Wim Wenders :Donata Wenders

 

Résumé et notes

  • Genre : Romance ; drame
  • Durée : 104 minutes

RÉSUMÉ

Muni d'un appareil photo, un cinéaste promène son regard dans des villes de France et d'Italie. Sa quête intérieure lui inspire quatre histoires d'amour:


  • Dans la première, un jeune homme est tellement épris d'une jeune fille qu'il ne peut se résoudre à sacrifier son désir au plaisir.
  • Dans la deuxième, c'est la fascination du réalisateur pour une jeune femme qui lui avoue "J'ai tué mon père...".
  • A Paris, des couples se déchirent. Deux ruptures. Une rencontre. C'est la troisième histoire.
  • La sublimation de l'amour est le thème de la dernière histoire: un même coeur peut-il aimer Dieu et les hommes?

En savoir plus

Extrait du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

MICHELANGELO ANTONIONI

PROPOS DIVERS


Le meilleur film est peut-être celui qui naît de plusieurs idées différentes, et non d'une seule.

Aujourd'hui les histoires sont ce qu'elles sont, au besoin sans début ni fin ... Elles peuvent être faites (...) de fragments, (. . .) comme la vie que nous vivons. ... L’essentiel consiste à donner au film un sens quasi allégorique. Cela veut dire que chaque personnage agit dans une direction idéale qui s'accorde irrationnellement avec les directions des autres, jusqu'à former une signification qui comprend aussi l'histoire, mais la dépasse par l'intensité et la liberté des solutions. Dans le jardin devant la porte de la maison, elle ramasse la feuille du mûrier, et la montre à son mari; il ne peut la reconnaître, et demande " qu'est-ce que c'est? " ; elle entrouvre les doigts, et la feuille tombe sans bruit. ... Réaliser, c'est aussi vivre, et faire des expériences.


Il n'y a pas de désespoir dans le geste qu'un homme accomplit pour saisir une tasse de café. Le désespoir est en lui-même. Les actes ne constituent pas les divers « temps » d'une parabole dramatique, celle-ci découlera plutôt des pauses d'une action qui en elle-même ne compte guère, des silences d'un dialogue insignifiant. Les personnages sortent de nous, ils sont notre intimité ... Etre sincère, c'est faire une œuvre quelque peu autobiographique. En essayant de faire comprendre à l'acteur ce qu'il doit faire, on risque de rendre son jeu mécanique.


.. filmer l'acteur quand la scène est finie, et qu'il ne sait plus quoi dire; ces moments d'inertie du personnage sont très sincères à mon avis.


Je ne suis pas un peintre, mais un cinéaste qui fait de la peinture... Le jeu prend sa valeur par le cadre..


Il faut souligner l'énorme importance de la bande son, des bruitages, des sons naturels, bien plus importants que la musique ... … Voix qui ne soient que des voix.. Non pas des paroles mais des sons. Qui produisent un effet, chez qui les écoute, non pour ce qu’elles disent mais pour ce qu’elles sont : des bruits, des sonorités…


Quand je fais un film, je pars de l’observation de la réalité.


Ce qui m’intéresse maintenant, c’est de mettre le personnage en contact avec les choses, car ce sont les choses, les objets, la matière, qui ont du poids…


Je ne prépare jamais la scène. Je reste une demie heure tout seul avant de la tourner, dans le décor, et ensuite je m’efforce d’être spontané, le plus possible.


Ce travail d’invention…


Ce fait de rester immobile et de laisser la réalité se mouvoir en nous jusqu’à devenir irréalité…


  • Sortie : 24/01/1996
Date de la publication électronique :22 March 2012
Sources :

Dossier de presse du film ; Collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé