Rue des plaisirs  –  Patrice Leconte  –  2002

Fiche générale

Affiche
  • Durée : 91 minutes
  • Producteur :Philippe Carcassonne
  • Production :Ciné B
    Zoulou Films...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Patrice Leconte
  • Interprètes : Patrick Timsit (Petit Louis)
    Laëtitia Casta (Marion)
    Vincent Elbaz (Dimitri)
    Catherine Mouchet (Lena)
    Isabelle Spade (Camille)
    Berangère Allaux (Violette)...
  • Scénario :Serge Frydman
  • Dialogues :Serge Frydman
  • Directeur de production :Daniel Baschieri
  • Directeur de la photographie : Eduardo Serra
  • Monteur : Joëlle Hache
  • Chef décorateur : Ivan Maussion
  • Costumier : Christian Gasc

Production

  • Producteur : Philippe Carcassonne
  • Production : Ciné B
    Zoulou Films
    TF1 Films Production
    Pathé Image Production
    KC Medien
    Cinema Parisien
    Media Suits
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Directeur de production : Daniel Baschieri

Fiche artistique

  • Réalisateur : Patrice Leconte
  • Scénario : Serge Frydman
  • Dialogues : Serge Frydman
  • Scripte : Marie Leconte
  • Interprètes : Patrick Timsit (Petit Louis)
    Laëtitia Casta (Marion)
    Vincent Elbaz (Dimitri)
    Catherine Mouchet (Lena)
    Isabelle Spade (Camille)
    Berangère Allaux (Violette)
    Patrick Floersheim (Le roumain)
    Manuel Bonnet (Homme roumain 1)
    Pascal Parmentier (Homme roumain 2)
    Dolores Chaplin (Dolores)
    Carol Esther (Carol)
    Florence Geanty (Florence)
    Isabelle Le Nouvel (Isabelle)
    Sophie Le Tellier (Sophie)
    Céline Samie (Céline)
    Valérie Vogt (Valérie)
    Emmanuelle Weber (Femme gaine)
    Mercedes Brawand (Madame Boula)
    Charlie Nelson (Client catapulté)
    Maxime Monsimier (Petit Louis enfant)
    Jean-François Kopf (Animateur radio)
    Claude Dereppe (Homme music-hall)
    Etiene Draber (Imprésario)
    Daniel Kenigsberg (Boulanger)
    Michèle Gleizer (Madame Schwartz)
    Nathalie Perrot (Patronne de l'hôtel)
    Christian Mazzuchini (Joueur pocker)
    Boris Napes (Acheteur Pénicilline)
    Natacha Gerardin (Trio radio crochet)
    Sandrine Mallinck (Trio radio crochet)
    Isabelle Zanotti (Trio radio crochet)
    Jacques Vertan (Artiste au chien)
    Claude Louis Royer (Accordéoniste)
    Catherine Sola (Voix off radio)
    Samuel Labarthe

Fiche technique

  • Photographie : Eduardo Serra
  • Ingénieur du son : Paul Lainé
  • Monteur : Joëlle Hache
  • Chef décorateur : Ivan Maussion
  • Costumier : Christian Gasc
  • Son : SRD-DTS
  • Monteur son : Jean Goudier
  • Maquilleur : Judith Gayo
  • Photographe de plateau : Catherine Cabrol
    Stéphanie Branchu
  • Régisseur : Christine Janeau
  • Assistant réalisateur : Grégoire Barachin (1er assistant réalisateur)
  • Coiffure : Isabelle de Araujo
  • Mixage : Dominique Hennequin
    Emmanuel Croset

 

Résumé et notes

  • Durée : 91 minutes

RÉSUMÉ

1945, le Palais Oriental, une maison close qui va bientôt fermer. C’est l’époque qui veut ça. Marion est une des filles du Palais Oriental. Elle rêve de music-hall, d’amour, de vie à deux. Petit Louis travaille également dans cette maison, c’est l’homme à tout faire. Amoureux fou de Marion, il sait bien qu’il ne lui appartiendra jamais. Alors, il va chercher l’homme qui saura la rendre heureuse. Pas facile. Dimitri Josco est peut-être cet homme là.

A moins que… On n’est jamais sûr de tomber sur le bon cheval.

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC PATRICE LECONTE, REALISATEUR

« Rue des plaisirs » est un film très élaboré en matière de décors, costumes, maquillages, sons, musiques et chansons. Sur quels matériaux documentaires vous êtes-vous appuyé ?

Désolé de vous décevoir, je ne suis pas quelqu’un qui se documente en profondeur sous prétexte qu’il aborde telle ou telle époque. Je n’étais pas un très bon élève en histoire et je n’ai pas tenté de me racheter avec "Ridicule". Je ne me suis alors pas plus renseigné sur le XVIIIème que je ne l’ai fait sur le XIXème pour « La Veuve de St-Pierre ».

En vérité, je fais davantage confiance à mon imagination. Le décor principal de « Rue des plaisirs » a beau être un bordel, il était hors de question que je me « documente » sur les maisons closes. Si je l’avais fait, le réalisme aurait pris le dessus et il y aurait eu moins de gaieté et d’enchantement. Or je voulais faire de ce palais oriental un lieu de plaisir où circulent le champagne et le rire des femmes à demi-nues, un lieu qui sente bon la peau et la poudre. Ainsi que je l’ai dit à mes actrices : « Je sais que c’est une vision idéalisée du bordel, mais on va faire comme si toutes ses filles ont vécu là des jours heureux et qu’aucune n’est jamais rechigné à monter avec un client. En revanche, quand la maison fermera, toutes en prendront un coup. » Je n’analyse pas mon travail – ce n’est pas à moi de la faire -, mais je me rends compte qu’il m’arrive assez souvent de filmer des lieux protégés ou coupés du monde : Versailles dans « Ridicule », une île au bout du monde dans « La Veuve de St-Pierre »… On pourrait multiplier les exemples et remonter au Club Med des « Bronzés » ! Le bordel de « Rue des plaisirs », c’est une espèce d’astre immobile. Quand on pousse la porte de cette maison, on est ailleurs et on s’y sent bien.

Les chansons réalistes des années 1930-40, avec leurs histoires de filles perdues, de rédemption et d’amours impossibles, semblent avoir été une source majeure d’inspiration pour ce film.

Elles ont fait office de diapason et nous ont donné la tonalité juste. Je ne les écoute pas du matin au soir, mais Serge Frydman les connaît bien et en a placé un certain nombre dans son scénario. Ces chansons ont le goût du malheur, elles sont souvent dramatiques, voire mélo, mais le destin qu’elles invoquent n’est pas nécessairement tragique. Elles font en réalité cohabiter des ambiances très joyeuses et très sombres, et cela me plaît. Le film fonctionne dans cette double tonalité. (…)

Vous utilisez assez systématiquement les regards caméra, des maquettes très ostentatoires de Paris, des images virtuelles de filles jetées à la rue. S’agit-il de procédés de distanciation ?

Non. Je tiens à garder un contact complice avec le spectateur, que ce soit par des regards caméra, des clins d’œil cocasses ou des petites touches qui créent des jubilations. Je ne le fais pas systématiquement, cela dépend bien sûr de la tonalité générale du film, mais, le plus souvent, mon principe directeur est : « Je vais vous raconter une histoire, laissez-vous prendre par la main. » Les visions délibérément naïves des filles qu’on balance par les fenêtres reflètent l’extrême candeur de Petit Louis. Quand on lui dit que les putains vont être « jetées à la rue », il prend cela au pied de la lettre et c’est son point de vue qui s’illustre alors à l’écran dans toute son innocence. (…)

Essayons de cerner les personnages et ce rapport amoureux qui ne se dit jamais entre Petit Louis et Marion.

Le cinéma semble avoir été fait pour raconter l’amour et les grandes histoires sont souvent des passions contrariées. « Rue des plaisirs » est l’aventure d’un homme, Petit Louis, qui est raide amoureux d’une fille dont il sait qu’elle ne sera jamais pour lui parce qu’il n’est pas assez bien pour elle et qui va s’employer à lui trouver un homme merveilleux qui saura la rendre heureuse. Le schéma n’est pas nouveau, j’en suis conscient. Si l’on s’en tient aux grands clichés, on n’invoquera à coup sûr « Le Vers de terre amoureux d’une étoile », (…) mais tout est affaire de traitement et, pour moi, cette histoire d’amour est à la fois riche et émouvante parce qu’elle porte en elle de la gaieté, de l’optimisme et une noirceur mélodramatique. Il y a infiniment de tristesse à aimer une fille qui ne sera jamais pour vous, surtout quand on en est conscient. Cette tristesse et ce désenchantement me touchent énormément chez Petit Louis parce que, au lieu de se morfondre dans l’idée de cet amour impossible, il déploie une énergie hors du commun pour rendre heureuse par procuration cette femme dont il est amoureux. Je trouve que c’est un acte d’amour magnifique. (…)


  • Sortie : 13 février 2002
Date de la publication électronique : 28 mars 2012
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé