Camping  –  Fabien Onteniente  –  2006

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Comédie
  • Durée : 95 minutes
  • Producteur :Patrick Godeau
  • Production :Alicéleo
    France 2 Cinéma...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Fabien Onteniente
  • Interprètes : Gérard Lanvin (Michel Saint-Josse)
    Mathilde Seigner (Sophie Gatineau)
    Franck Dubosc (Patrick Chirac)
    Claude Brasseur (Jacky Pic)
    Mylène Demongeot (Laurette Pic)
    Antoine Duléry (Paul Gatineau)...
  • Scénario :Fabien Onteniente
    Franck Dubosc
    Philippe Guillard
    Emmanuel Booz
  • Adaptation :d'après une idée originale de Franck Dubosc
    Fabien Onteniente
  • Dialogues :Fabien Onteniente
    Franck Dubosc...
  • Producteur exécutif :Françoise Galfrè
  • Directeur de production :Nicole Firn
  • Directeur de la photographie : Jérôme Robert
  • Compositeur de la musique : Frédéric Botton
  • Monteur : Vincent Tabaillon
    Nicole Saunier
  • Chef décorateur : Jean-Marc Kerdelhue
  • Costumier : Jacqueline Bouchard

Production

  • Producteur :Patrick Godeau
  • Production :Alicéleo
    France 2 Cinéma
    France 3 Cinéma
    Pathé Distribution
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Françoise Galfrè
  • Directeur de production :Nicole Firn
  • Avec la participation de :Canal+
    Ciné Cinéma

 

Fiche artistique

  • Réalisateur :Fabien Onteniente
  • Scénario :Fabien Onteniente
    Franck Dubosc
    Philippe Guillard
    Emmanuel Booz
  • Adaptation :d'après une idée originale de Franck Dubosc
    Fabien Onteniente
  • Dialogues :Fabien Onteniente
    Franck Dubosc
    Philippe Guillard
    Emmanuel Booz
  • Scripte :Françoise Thouvenot
  • Interprètes :Gérard Lanvin (Michel Saint-Josse)
    Mathilde Seigner (Sophie Gatineau)
    Franck Dubosc (Patrick Chirac)
    Claude Brasseur (Jacky Pic)
    Mylène Demongeot (Laurette Pic)
    Antoine Duléry (Paul Gatineau)
    Christine Citti (Madame Chatel)
    Frédérique Bel (Christy)
    Laurent Olmedo (Le 37)
    Abbes Zahmani (Mendez)
    François Levantal (Boyer)
    Armonie Sanders (Vanessa Saint-Josse)
    Edea Darcque (Sidy Mendez)
    Noémie Elbaz (Jessica)
    Michaël Hofland (Cornélius)
    Ida Techer (Cornélia)
    Charlie Barde (Aurélie Gatineau)
    Elliot Parillaud (Sébastien Gatineau)
    Béatrice Costantini (Madame de Brantes)
    Dominique Orsolle (Madame Ballot)
    Dominique Regnier (Secrétaire Clinique Michel)
    Olivier Doran (L'Animateur du Shogun)
    Emmanuelle Galabru (Séverine)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Jérôme Robert
  • Compositeur de la musique :Frédéric Botton
  • Ingénieur du son :Paul Lainé
    Philippe Hessler
    François Groult
  • Monteur :Vincent Tabaillon
    Nicole Saunier
  • Chef décorateur :Jean-Marc Kerdelhue
  • Costumier :Jacqueline Bouchard
  • Casting :Gérard Moulevrier
  • Photographe de plateau :Daniel Angeli
  • Assistant réalisateur :Véronique Labrid (assistant mise en scène)

Résumé et notes

  • Genre : Comédie
  • Durée : 95 minutes

RÉSUMÉ

1er Août.

Comme tous les ans, le Camping des Flots Bleus accueille les vacanciers. Comme tous les ans, aux Flots Bleus, au bord des vagues de l’Atlantique, ce sont les retrouvailles pour ces familles d’habitués. Matelas pneumatiques, conserves, barbecues, Ricard et Shogun (la boite locale)… C’est beau la vie en tongs !

Pourtant cette année, dans les allées du camping, rien ne va plus. Patrick Chirac –le play-boy de Dijon- attend toujours sa femme, les Gatineau font tente à part et les Pic n’ont plus leur emplacement 17…

Michel Saint-Josse, chirurgien esthétique parisien, se dirige avec sa fille vers Marbella au volant de l’Aston Martin de James Bond qu’il vient d’acquérir. Le cauchemar guette… Lâché par sa belle mécanique, sans aucune autre solution d’hébergement, Michel Saint Josse se retrouve très vite au Camping des Flots Bleus dans la tente Maréchal 6 places de Patrick Chirac.

Seul et désemparé, au milieu des merguez, des couverts en plastique, du thon à la catalane, des douches collectives, au Benco et des courses de canards, Michel Saint Josse va devoir subir malgré lui les problèmes existentiels d’une espèce inconnue à ses yeux : le campeur.

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC FABIEN ONTENIENTE, REALISATEUR

Vous écriez toujours vos scénarii à plusieurs mains, un mode de fonctionnement qui vous convient ?

C’est exact. J’aime écrire à la manière des italiens comme Dino Risi, Age, et Scarpelli. Autant de films qui m’ont fait rêver… Ce qui me plaît, ce sont ces tables rondes du matin où l’on discute de l’actualité, de la vie, au milieu des rires et des odeurs de café. Il y a une réelle convivialité, et j’adore ça. Cela permet de rebondir entre nous et donne forcément quelque chose de plus fécond. L’ambiance n’est pas triste, surtout lorsque l’on se joue les scènes avant de les coucher sur papier. Parfois il y a des désaccords. On laisse passer la nuit et ainsi va la vie…

Comment s’est passé votre rencontre avec Franck Dubosc, le « vrai campeur » de l’affaire. Pour « Jet Set » déjà, vous aviez fait appel à Emmanuel de Brantes, par souci d’authenticité ?

Ce n’est pas pareil. Ma collaboration avec Franck Dubosc est née d’une réelle complicité. Il est vrai qu’il a de nombreuses années de camping derrière lui et que son apport en « matériel vérité » fut conséquent. Mais surtout, nous venons l’un et l’autre d’un milieu populaire, ce qui nous a permis de nous reconnaître. Nous avons, je crois, le même respect pour les gens simples. (…)

Comment se déroule votre envie de raconter des histoires ? Vous « fabriquez » tout d’abord des personnages, et ensuite vous les liez entre eux ?

Je n’ai pas de méthode. Là pour le coup, je voulais m’intéresser à plusieurs catégories de personnages. Il y a les anciens, les Pic, les ancêtres du camping qui ont un problème d’emplacement cette année-là. Le couple, les Gatineau, qui ont des problèmes de cul et qui finissent par faire tente à part. Et puis l’homme seul, partagé entre l’envie de construire un foyer, et celle plus tenace de « dragouiller ». Eternel problème, mais quand il est interprété par Franck Dubosc et que le personnage adore le Benco, cela devient tout un programme !

Dans « Le Corniaud », il y avait déjà cette opposition entre Bourvil et De Funès qui ressemble à la relation entre Dubosc et Lanvin…

« Le Corniaud » est un des premiers films que j’ai vu au cinéma. Une comédie d’une finesse absolue. Bourvil était le gentil et Louis de Funès le méchant. On sortait du cinéma les yeux plein de rêves, le gentil avait gagné. C’est la traditionnelle relation emmerdeur-emmerdé. Là, Lanvin, qui interprète un type un poil « psychorigide », tombe sur un vrai gentil qui, grâce à sa tente Maréchal de six places, lui propose de l’héberger. Deux caractères vont cohabiter : le campeur un brin popu, et le parisien chic, qui découvre les joies du camping malgré lui, alors qu’il devait passer ses vacances comme chaque année dans un palace de la côté espagnole… (…)

On vit dans une société portée sur l’individualité. Ce petit monde de campeurs, c’est une façon de montrer la solidarité, des individus certes plutôt simples, mais qui reforment le temps d’un été, un joli petit monde soudé…

C’est vrai, j’aime la solidarité populaire. Ces amitiés qui se créent le temps d’une saison et qui finissent, lorsqu’à la fin des vacances, chacun replie sa tente le cœur gros en disant « à l’année prochaine.. », un peu comme la tristesse ouvrière. J’avais déjà exploré cette solidarité dans « Grève-parti », mon troisième film. Pour beaucoup, les manifestations étaient tout d’abord une occasion de manger des merguez en blaguant, de se battre ensemble, de ne pas être seul…

Au fond, qu’avez-vous essayé de dire dans votre film ?

En fait, tout est parti d’une envie, ou plutôt d’un ras le bol. A une période où tout est extraordinaire, où dès que l’on appuie sur le bouton de la télé on ne reçoit qu’une surenchère d’informations de gens plus ou moins « perchés ». A une époque où l’on souffre d’une véritable addiction à l’information, j’ai eu envie de montrer que pour moi, la véritable singularité c’est la simplicité, la gentillesse, et les vertus du cœur.

Vous dédiez votre film à Jacques Villeret ?

Le personnage de Jacki Pic a été écrit pour lui… On s’était rencontré chez Bofinger autour d’une table gourmande. Il nous avait parlé de la « couillette » (accessoire indispensable du campeur). Et puis un jour, on apprend sa mort. J’ai continué l’écriture en pensant à lui. Il a été difficile d’imaginer un autre visage. Par l’intermédiaire de mon agent, je rencontre un matin pluvieux Claude Brasseur. Je lui dis qu’il m’est difficile de remplacer Jacques. Il comprend, et me dit de sa grosse voix : « Je jouerai le film pour lui, là-haut. On lui dédicacera ». Top là !

Le film, une fois fini, ressemble-t-il à l’idée que vous vous en faisiez ?

Et oui… Et c’est peut-être la première fois. Il m’aura sans doute fallu sept films. D’ailleurs, je tiens à remercier Mathilde. Elle a toujours insisté pour que je dévoile une partie de moi que je refusais de montrer : l’émotion… Ce film, c’est un rapprochement avec moi-même. L’ante « Jet Set » en quelque sorte.


  • Sortie : 26 avril 2006
Date de la publication électronique :05 avril 2012
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé