Sea, no sex & sun  –  Christophe Turpin  –  2012

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Comédie
  • Durée : 89 minutes
  • Producteur :Olivier Oursel
    Jean-Marie Delbary
    Romain Le Grand (coproducteur)
    Florian Genetet-Morel (producteur associé)
  • Production :Quasar Pictures
    Pathé
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Christophe Turpin
  • Interprètes : Fred Testot (Guillaume)
    Antoine Duléry (Pierre)
    Julie Ferrier (Justine)
    Arthur Mazet (Alex)
    Armelle Deutsch (Raphaëlle)
    Anouk Grinberg (Claude)...
  • Scénario :Christophe Turpin
  • Directeur de production :Elise Voitey
  • Directeur de la photographie : Philippe Piffeteau
  • Chef opérateur : Philippe Lecoeur (chef opérateur son)
  • Compositeur de la musique : Jean-Philippe Verdin
  • Monteur : Antoine Vareille
    Thibaut Damade
  • Chef décorateur : Alain Veissier
  • Costumier : Agnès Beziers

Production

  • Producteur :Olivier Oursel
    Jean-Marie Delbary
    Romain Le Grand (coproducteur)
    Florian Genetet-Morel (producteur associé)
  • Production :Quasar Pictures
    Pathé
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Directeur de production :Elise Voitey

Fiche artistique

  • Réalisateur :Christophe Turpin
  • Scénario :Christophe Turpin
  • Scripte :Sophie Le Breton
  • Interprètes :Fred Testot (Guillaume)
    Antoine Duléry (Pierre)
    Julie Ferrier (Justine)
    Arthur Mazet (Alex)
    Armelle Deutsch (Raphaëlle)
    Anouk Grinberg (Claude)
    Patrick Bouchitey (Serge)
    Alma Jodorowsky (Diane)
    Daphné Chollet (Camille)
    Arnaud Pruzak (Hugo)
    Jérémy Denisty (Dimitri)

Fiche technique

  • Photographie :Philippe Piffeteau
  • Chef opérateur :Philippe Lecoeur (chef opérateur son)
  • Compositeur de la musique :Jean-Philippe Verdin
  • Monteur :Antoine Vareille
    Thibaut Damade
  • Chef décorateur :Alain Veissier
  • Costumier :Agnès Beziers
  • Monteur son :Germain Boulay
  • Maquilleur :Brigitte Charoy
  • Photographe de plateau :Erich Vogel (making of photographe plateau)
  • Régisseur :Sylvie Demaizière
  • Assistant réalisateur :Julie Grumbach (1ere assistante réalisation)
  • Supervision post-production :Sophie Henocq (chargé de post-production)

Résumé et notes

  • Genre : Comédie
  • Durée : 89 minutes

RÉSUMÉ

La Bretagne, le mois de Juillet, Carnac-Plage. Alex, 20 ans, saisonnier au Tennis-Club, profite de sa liberté, sort, fait des rencontres. Guillaume, 35 ans, vient en vacances avec sa femme et sa fille. C’est ici qu’il a passé ses meilleurs étés lorsqu’il était jeune. Pierre, 50 ans, récemment divorcé, séjourne avec ses deux enfants et espère renouer avec eux. « Sea, no sex and sun » évoque les déboires de trois hommes de générations différentes, confrontés à leurs désirs et à la difficulté de les assouvir. Une comédie qui se moque gentiment des hommes, éternels insatisfaits. Finalement, un film sur l’acceptation de soi et le renoncement. L’été sera chaud… mais pas trop ! D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC CHRISTOPHE TURPIN, REALISATEUR

Comment est née l’idée du scénario ? J’étais à Carnac, un été, il y a quatre ou cinq ans. J’attendais un copain pour aller boire des coups dans un bar, et j’observais tous les jeunes autour de moi qui, probablement, s’apprêtaient à passer une soirée sans savoir où ils allaient aller, ni avec qui, ni comment… Ils dégageaient une insouciance qui m’a renvoyé au fait que, contrairement à eux, je ne pourrais pas trop boire sans regarder l’heure, et que ma soirée à moi serait rapidement balisée par l’obligation de remonter dans ma voiture et de rentrer à Vannes, où j’étais attendu. Bye bye, l’insouciance de ma jeunesse ! Sur la base de ce sentiment, j’ai commencé à réfléchir à une histoire. Depuis, le bar où tout a commencé a fermé, mais on s’en est servi de décor. Juste retour des choses… Le film est vu à travers le regard alterné de trois hommes de générations différentes : 20,35 et 50 ans. Comment les avez-vous définis ? J’ai d’abord pensé au personnage qui a l’âge le plus proche du mien, Guillaume, interprété par Fred Testot, parce qu’il représente mon présent. Ensuite, j’ai attaqué le plus jeune, Alex, incarné par Arthur Mazet, parce qu’il évoque mon passé. Enfin, je me suis consacré au «senior», Pierre, interprété par Antoine Duléry, qui annonce le quinqua que je n’espère pas devenir. Et pour cause, il est divorcé, et un peu pathétique dans son désir de redevenir jeune. Pouvez-vous décrire leurs personnalités ? L’état de leurs existences respectives au moment où le film commence ? Il y a Alex, 20 ans, qui passe l’été à Carnac pour travailler dans un club de tennis. Un soir, il va coucher avec une fille qu’il ne connaissait pas quelques heures auparavant. C’est le principe même de ce qui peut arriver l’été quand on est jeune, célibataire et qu’on séjourne dans une station balnéaire. Sauf qu’un peu plus tard, Alex tombe par hasard sur une fille dont il est amoureux depuis le lycée. Sa frustration à lui, c’est ça : alors qu’il peut s’éclater avec une nana sympa qui l’apprécie vraiment, il va tout gâcher pour tenter d’assouvir une obsession liée à cette fille en apparence parfaite, belle comme une figure de mode, mais qui, visiblement, ne le calcule pas du tout. Ensuite, il y a Guillaume, 35 ans. Lui, il venait en vacances à Carnac quand il avait l’âge d’Alex. Mais cette fois, il débarque avec sa femme et sa fille en espérant que ça lui rappellera des bons souvenirs, avant de se rendre compte assez rapidement que cette espèce de nostalgie se retourne contre lui. Enfin, il y a le personnage de Pierre, 50 ans, récemment divorcé. Il s’offre des vacances à Carnac avec sa fille de 18 ans et son fils de 13 ans. Pour lui, ce sont ses premières vacances d’homme «libre» depuis 25 ans, et il a bien l’intention d’en profiter ! Qu’est-ce qui relie profondément ces trois personnages ? L’idée est que ces trois hommes pourraient être la même personne à trois âges différents. Je l’ai un peu occultée pendant le tournage afin de ne pas en être prisonnier. Mais j’ai disséminé ici ou là des indices qui laissent penser que chaque personnage a vécu ou vivra les mêmes choses que les autres. Comment avez-vous structuré votre écriture ? J’ai d’abord écrit les trois histoires de manière indépendante, comme autant de courts métrages, puis je les ai alternées dans la globalité du récit en réajustant l’écriture pour rendre ça plus harmonieux, surtout en ce qui concerne l’interaction entre les personnages principaux. Ensuite il y a eu «une réécriture» au découpage, sous l’impulsion du chef-monteur Antoine Vareille qui m’a fait plein de propositions, ce qui a beaucoup contribué à améliorer et à fluidifier la structure globale. (…) Comment vous êtes-vous finalement retrouvé à la mise en scène de « Sea no sex and sun » ? Pour exister dans le cinéma français, il vaut mieux être auteur-réalisateur. Ce n’est qu’à partir du moment où vous occupez ce poste qu’on vous accorde toute la confiance nécessaire. J’ai écrit le scénario du film, je l’ai vendu à la société de production Quasar. Pathé s’est ensuite engagé dans le projet et m’a donné la possibilité et la liberté de le mettre en scène. Cette marge de liberté s’est-elle appliquée au casting ? Oui, avec des réserves, évidemment. Il fallait d’abord trouver trois acteurs pas trop différents physiquement les uns des autres. Fred Testot, c’est vraiment quelqu’un à qui j’ai pensé dès le début. Déjà, il est très drôle dans la vie, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Même certains comiques ne sont pas très drôles «en vrai»… Je savais qu’avec lui, l’aspect «comédie » du film pourrait être réussi. Et en le dirigeant de façon naturelle, sans forcer le trait, je voulais également le montrer ambivalent, voire cruel ou pathétique. (…) Pourquoi avoir tourné en Cinémascope ? Mes premiers souvenirs de cinéma sont liés aux «barres noires». Quand j’étais gamin et que je voyais un film en Scope à la télé, c’était pour moi une garantie de qualité. Du coup, j’ai voulu avoir mes barres noires à moi. Un peu plus sérieusement, «Sea no sex and sun» est un film où les extérieurs comptent beaucoup, et où il était important que les personnages s’inscrivent dans la géographie des lieux. Mon chef opérateur Philippe Piffeteau m’a tout de suite dit : «On tourne en 35 mm Scope». La Bretagne au format carré, ça n’y gagne pas du tout ! Comment avez-vous trouvé vos marques de metteur en scène ? En amont, j’ai fait des storyboards, tout seul dans mon coin pendant des mois en attendant que le film se concrétise. Plan par plan et en couleurs, j’ai esquissé à peu près 25% de l’ensemble. Ça m’a permis de voir où on allait, et de constater qu’on n’aurait pas besoin d’une machinerie technique très importante. Une semaine avant le premier tour de manivelle, on a fait un découpage complet du film avec la scripte Sophie Le Breton, la première assistante Julie Grumbach et mon chef opérateur Philippe Piffeteau. Je me suis beaucoup reposé sur lui. Il faisait des propositions, et je validais ou non. Si j’avais réalisé le film sans sa collaboration, je pense que le résultat aurait été plus fixe, moins fluide. En ce qui concerne la direction des acteurs, j’ai fait des lectures avec eux avant le tournage, et ensemble on réécrivait certains dialogues, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise. Il y a eu très peu d’improvisation. Vous êtes-vous nourri de références précises ? Oui, forcément. Côté français, mon principal point de repère, ça a été «Les Maris, les femmes, les amants» de Pascal Thomas. Je l’avais vu quand j’étais jeune, ça me rappelait mes vacances, j’avais même craqué pour la comédienne qui jouait la baby-sitter, et bien que l’action se situe à l’Île de Ré, j’y trouve toujours comme un parfum de Carnac. J’aime beaucoup son aspect solaire, «film de bord de mer», tout en finesse. Je tiens aussi à dire que «Dieu seul me voit», de Bruno Podalydès, est l’une de mes comédies françaises préférées de ces quinze dernières années. Je n’y ai pas du tout pensé en faisant «Sea no sex and sun», mais j’imagine qu’inconsciemment le film a dû m’accompagner. Côté américain, le film d’Alexander Payne «Sideways» m’a beaucoup influencé pour sa mise en scène et sa tonalité mélancolique. Mais «Sea no sex and sun» reste avant tout une comédie. La bande originale est particulièrement fournie. Pourquoi avez-vous accordée une telle importance à la musique ? Depuis toujours, j’écris en écoutant de la musique. Essentiellement de la pop, de la variété vintage, beaucoup de bandes originales de films. C’est d’ailleurs pour ça que je préfère écrire seul. D’où l’importance que j’accorde à la musique. Pour moi, c’est une composante essentielle du cinéma. Quand je revois les films que j’aime, les moments que je préfère sont souvent liés à leur musique. Un exemple parmi tant d’autres : « Stand by me ». À la fin, quand les gamins se séparent, on voit River Phoenix s’éloigner sur les premières notes de la chanson-titre réorchestrée par Jack Nietzsche. Ce n’est pas grand-chose, ça dure quinze secondes, mais quand je pense au film, c’est la première séquence qui me vient à l’esprit. « Sur la route de Madison », pareil, « Forrest Gump » ou « Peggy Sue s’est mariée », idem. Et ne parlons même pas des films comme « E.T. » ou « Les Aventuriers de l’Arche Perdue » dont les thèmes sont devenus tellement mythiques qu’on n’imagine pas une seconde les films sans eux. (…)


  • Sortie : 09/05/2012
Date de la publication électronique :12 April 2012
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé