Un bonheur n'arrive jamais seul  –  James Huth  –  2012

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
  • Genre : Comédie
  • Durée : 110 minutes
  • Producteur :Richard Grandpierre
    Jérôme Seydoux
    Romain Le Grand (co-producteur)
  • Production :Eskwad
    Pathé...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :James Huth
  • Interprètes : Sophie Marceau (Charlotte Posche)
    Gad Elmaleh (Sacha Keller)
    Maurice Barthélemy (Laurent Helewa)
    François Berléand (Alain Posche)
    Michaël Abiteboul (Lionel Ronssin)
    Julie-Anne Roth (Chris Tamalet)...
  • Scénario :Sonja Shillito
    James Huth
  • Producteur exécutif :Frédéric Doniguian
    Sonja Shillito
  • Directeur de production :Edouard Dupont
  • Directeur de la photographie : Stéphane Le Parc
  • Compositeur de la musique : Bruno Coulais
    Pierre-Yves Plat (créations piano)
  • Monteur : Joëlle Hache
  • Chef décorateur : Pierre Quefféléan
  • Costumier : Olivier Bériot

Production

  • Pays de production :France
  • Producteur :Richard Grandpierre
    Jérôme Seydoux
    Romain Le Grand (co-producteur)
  • Production :Eskwad
    Pathé
    TF1 Films Production
    Captain Movies
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Frédéric Doniguian
    Sonja Shillito
  • Directeur de production :Edouard Dupont

Fiche artistique

  • Réalisateur :James Huth
  • Scénario :Sonja Shillito
    James Huth
  • Scripte :Isabelle Querrioux
  • Interprètes :Sophie Marceau (Charlotte Posche)
    Gad Elmaleh (Sacha Keller)
    Maurice Barthélemy (Laurent Helewa)
    François Berléand (Alain Posche)
    Michaël Abiteboul (Lionel Ronssin)
    Julie-Anne Roth (Chris Tamalet)
    Macha Méril (Fanfan Keller)
    François Vincentelli (Césare Renaudeau)
    Robert Charlebois (Jean-Seb Bigstone)
    Timéo Leloup (Léonard)
    Miléna Chiron (Suzy)
    Timothé Gauron (Louis)
    Cyril Guei (Xavier Sabi)
    Valérie Crouzet (Cécile Monet)
    Litzi Veszi (Mamie Matzü)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Stéphane Le Parc
  • Compositeur de la musique :Bruno Coulais
    Pierre-Yves Plat (créations piano)
  • Directeur musical :Elise Luguern (supervision musicale)
  • Ingénieur du son :Pierre André
    Alain Féat
    Nicolas Dambroise
  • Effets spéciaux :Alain Carsoux (effets visuels)
  • Monteur :Joëlle Hache
  • Chef décorateur :Pierre Quefféléan
  • Costumier :Olivier Bériot
  • Casting :Antoinette Boulat
    Elsa Pharaon
    Anne Barbier
  • Assistant réalisateur :Maurice Hermet (1er assistant réalisateur)
  • Supervision post-production :Doris Yoba (directeur de post-production)
  • Mixage :Cyril Holtz
    Damien Lazzerini

 

Résumé et notes

  • Genre : Comédie
  • Durée : 110 minutes

RÉSUMÉ

Sacha aime ses amis, son piano, la fête. La nuit, il joue dans un club de jazz et séduit des jolies filles. Il vit dans l’instant, pour le plaisir. Sans réveil-matin, sans alliance, sans impôt.

Charlotte a trois enfants, deux ex-maris et une carrière professionnelle à gérer. Elle n’a aucune place pour une histoire d’amour.

Tout les oppose. Ils n’ont rien à faire ensemble… Ils sont faits l’un pour l’autre.

D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC JAMES HUTH, REALISATEUR

Après avoir essayé différents genres de comédie, pourquoi vous lancer dans la comédie romantique ?

J’en rêvais depuis longtemps, et ma femme, avec qui j’ai écrit le scénario, depuis plus longtemps encore ! C’est sûrement l’envie de faire un film très optimiste sur l’amour.

Y a-t-il des codes à respecter lorsqu’on écrit une comédie romantique ?

Oui, mais heureusement on peut jouer avec. Normalement un couple met tout le film à se rencontrer et à s’aimer. On avait envie que les personnages s’aiment tout de suite. Deux êtres se rencontrent et c’est plus fort qu’eux. C’est l’évidence, parce que c’était elle, parce que c’était lui. Mais la comédie romantique reste entière et la question devient : comment vont-ils réussir à s’aimer puisque tout les oppose ? On sait qu’ils vont se retrouver à la fin. J’ai grandi avec les films de Capra et de Cukor qui vous racontent que la vie est belle et qu’il y a du bon dans chacun. (…)

Comment s’est déroulée l’écriture du scénario avec Sonja Shillito, votre femme ?

Notre point de départ, c’était l’évidence de l’amour et le fait qu’un homme célibataire rencontre une femme qui a des enfants. Ce point de départ, nous l’avons vécu. Ensuite, nous sommes rentrés dans la fiction pour créer une comédie romantique. Et nous avons écrit ce film avec beaucoup de plaisir, ce qui est rare ! (…)

Quand on prépare un film qui va reposer su un couple, est-ce qu’on écrit en pensant à des acteurs ?

Surtout pas ! On veut juste écrire le meilleur scénario possible et on prie pour trouver les acteurs qui nous permettront de transcender ce projet. Les comédies romantiques qui me font rêver sont celles où une grâce existe en plus du scénario, cette magie qui naît entre les acteurs. Ceux-là sont les films qui restent. Katherine Hepburn et Spencer Tracy pouvaient faire n’importe quoi, la grâce était là. (…)

Réunir à l’écran l’actrice et l’humoriste préférés des français, c’est le rêve de beaucoup de réalisateurs et producteurs. Comment avez-vous fait ?

On a commencé par le personnage féminin. Il nous fallait une actrice qui puisse avoir cette humanité-là, jouer une mère de famille, être glam’ et avoir un réel potentiel de comédie slapstick. On rêvait d’avoir Sophie Marceau ! Je l’ai contactée par son agent, j’ai défendu le projet et cinq jours plus tard, j’avais rendez-vous avec elle. Je n’en reviens toujours pas… J’ai toujours rêvé de tourner avec elle. Quand je l’ai rencontrée, on a parlé du scénario et elle m’a très vite demandé à qui je pensais pour le rôle masculin. Et c’est Sonja qui a eu l’idée de Gad en se réveillant en sursaut à 5 heures du matin. On cherchait quelqu’un qui soit à la fois inattendu et évident. Ils n’ont rien à voir ensemble mais ils sont faits l’un pour l’autre.

Vous avez donc aussitôt proposé le scénario à Gad ?

En fait, on avait écrit un rôle de pianiste sans savoir que Gad jouait du piano ! Lorsque je lui ai fait par venir le scénario, il tournait aux États-Unis avec Adam Sandler et Al Pacino. Il m’a rappelé assez vite pour me dire qu’il faisait le film. Il m’a avoué qu’il rêvait de tourner avec Sophie Marceau depuis toujours. Je l’ai adoré dès que je l’ai rencontré. Il sait tout faire et le personnage de Sacha nous a permis de mettre en lumière l’artiste complet qu’il est. Sur le tournage, rien ne lui est impossible. Il fait de sa bonne humeur un moyen de concentration, le spectacle est permanent.

Comment avez-vous travaillé avec Sophie Marceau ?

C’est une star américaine doublée d’une très belle personne. Elle est d’un professionnalisme, d’un engagement et d’une concentration à toute épreuve. Une bosseuse acharnée, de la première à la dernière seconde. Pour toutes les scènes sous la pluie glacée ou quand elle doit tomber par terre, elle a tout fait elle-même. Elle n’a jamais été doublée. C’était un vrai bonheur ! En plus, c’est quelqu’un d’assez joyeux qui aime rigoler et je pense que tout ce slapstick l’amusait aussi. Cerise sur le gâteau : elle est de plus en plus belle !

Est-ce que la complicité entre Sophie et Gad a été immédiate ?

J’ai d’abord passé du temps avec chacun. J’avais imaginé le moment de leur rencontre, mais cela ne s’est pas passé comme prévu ! Un jour où je travaillais avec Sophie dans le bar d’un grand hôtel, Gad vient s’asseoir dans mon axe de vision, dos à elle, sans nous avoir vus ! J’ai alors demandé à Sophie de se retourner. Gad a senti son regard. Ils ne s’étaient jamais vus mais c’était formidable que ça se passe aussi naturellement. Comme l’a été par la suite toute leur relation

Comment définiriez-vous le personnage de Sacha ?

Depuis que son père est mort quand il avait dix ans, demain n’existe pas. Il vit au jour le jour, le quotidien ne l’intéresse pas. C’est un homme choyé par les femmes. À commencer par sa mère et sa grand-mère. D’ailleurs, Macha Méril est formidable dans ce rôle, elle lui donne toute son humanité en échappant à la caricature.

Il n’a pas une mère juive mais une grand-mère juive. Pourquoi ?

Cette grand-mère, c’était la mienne. D’ailleurs, la femme qui joue la grand-mère, c’est ma grande tante qui a 94 ans. J’ai cherché une actrice qui pouvait prendre l’accent hongrois et dire une phrase comme «Ne m’oblige pas à prendre un train qui part vers l’est» mais je ne l’ai pas trouvée. Il fallait que cette phrase soit dite avec une légitimité. Le personnage est vrai à 100%.

Parlons de Charlotte. Qui est-elle ?

Elle est idéaliste et a cru à chaque fois en l’amour. Elle s’est plantée deux fois, sans doute parce qu’elle est allée trop vite. Fascinée par l’intelligence d’Alain Posche, elle ne s’est pas vue se faire enfermer dans une prison dorée. Au cours du film, elle dit «Je n’ai pas le droit de faire monter quelqu’un chez moi, c’est le deal». En fait, c’est une phrase dont elle prend conscience en la disant. (…)

Même si le scénario est très précis, on se dit que Gad a dû improviser quelques scènes, notamment celle où il doit aller coucher l’enfant…?

Il y a peu d’impros dans le film. J’avais découpé une scène très précise que j’aurais pu faire jouer à n’importe quel acteur. Et là, le côté Harold Lloyd et Chaplin de Gad est entré en jeu ! C’était mon rôle d’en profiter. Il a été magistral. (…)

Et à propos de la scène de danse…

La scène avait un sens si j’arrivais à faire danser Sophie et Gad sans aucune fabrication. Je voulais les saisir sur pellicule, libres et spontanés. Lors de nos réunions de préparation, je leur ai fait travailler une impro sur le thème de la danse. Ensuite, je leur ai dit que j’avais inséré une ligne dans le scénario : «il l’invite à danser». Gad a tout de suite demandé sur quelle musique, je ne lui ai rien dit jusqu’au tournage ! Le jour dit, au moment de lancer la chanson, Gad m’a fait un clin d’œil : «C’est la musique de «La Boum» ?

Sacha ne peut pas vivre sans ses amis et sa musique. Il a d’ailleurs un projet de spectacle qui lui tient à cœur et Maurice Barthélemy va lui demander de faire un choix crucial…

Le personnage de Maurice est à l’opposé de celui de Gad. Il rêve de rencontrer une femme et de se marier, contrairement à Sacha. Ils ont un rêve d’enfance qui peut se réaliser au moment où Sacha rencontre Charlotte, d’où le conflit. Maurice a un incroyable sens de la comédie. Il n’y a pas une prise où il ne soit pas bon, il est aussi juste dans la comédie que dans l’émotion.

François Berléand joue une fois de plus un personnage de méchant assez savoureux…

Il incarne le pouvoir, l’arrogance, et en même temps, on comprend qu’il aime profondément Charlotte et ses fils. Il fallait le génie de François Berléand pour traduire toute la complexité et l’humanité d’un personnage en une phrase, pendant la confrontation finale avec Gad.

Grâce au personnage de sa sœur interprétée par Valérie Crouzet, on comprend mieux d’où vient Charlotte…

Grâce à sa sœur, terrienne et ancrée dans la vie, on comprend que Charlotte n’est pas née au Parc Monceau. J’avais vu Valérie dans la pièce «Moins deux» où elle jouait avec Jean-Louis Trintignant et Roger Dumas. Elle était vraiment formidable et je m’en suis souvenu. Michaël Abiteboul qui joue le troisième pote a aussi énormément joué au théâtre. Il a une vraie finesse de jeu et le profil du meilleur pote des comédies anglo-saxonnes.

Dans ce film, c’est la première fois que vous dirigez des enfants. Comment avez-vous travaillé avec eux ?

C’est une des raisons pour lesquelles je n’ai pas fait ce film plus tôt, je ne me sentais pas prêt à diriger des enfants. Comment être exigeant avec des enfants tout en les protégeant ? C’était fondamental que tout reste un jeu et non un travail. Elsa Pharaon, la casting enfants, nous a déniché trois enfants de rêve.

Dans le film, on reconnaît votre touche avec tout le burlesque des situations : les chutes de Sophie Marceau, la salle de bain qui explose…

Plus les femmes sont belles, plus les chutes sont violentes, plus c’est drôle. Le slapstick fait partie de moi sans doute depuis que je suis né. Avec Sonja, on aimait l’idée d’une mère de famille qui se cogne, se fait des bleus partout… En plus, Sophie nous a avoué qu’elle était un peu comme le personnage !

Les décors sont assez luxueux. De l’appartement de Charlotte au bureau d’Alain Posche en passant par le loft de Sacha, tout est beau…

C’est une histoire universelle mais je voulais que le film soit glamour. Le fait de reconstruire en studio cet appartement superbe qui donne sur le parc Monceau et ce studio d’artiste sous les toits de Montmartre donne au film un aspect comédie américaine des années 50, comme dans celles de Billy Wilder. Montmartre, le jazz. Je pense souvent ce film comme une version moderne des «Aristochats». C’est O’Malley qui rencontre Duchesse et les trois chatons. Il y a d’ailleurs plusieurs références aux «Aristochats» dans le film.

Un autre film sert aussi de référence, c’est «Casablanca»…

Lorsque nous nous sommes rencontrés avec Sonja, nous ne pouvions rentrer dans un endroit sans que se joue la musique de « Casablanca ». C’est un film qui compte beaucoup pour nous, l’affiche est même au- dessus de notre lit ! Il nous fallait un élément visuel pour exprimer qu’ils étaient faits l’un pour l’autre malgré leurs différences.

Une partie de l’histoire se déroule à New York. C’était un rêve de tourner dans cette ville ?

Dans le scénario, la scène se passait au Canada. Richard Grandpierre, notre producteur qui a vraiment cru au film, a dit deux choses lors de notre première rencontre : il faut faire la première scène sous la pluie et il ne faut pas qu’ils aillent à Montréal mais à New York. Il avait raison ! Le plan sur New York arrive juste après leur séparation. Pour Sacha, c’est la fin du monde, il a perdu cette femme. Il me fallait une bascule. D’où ces immeubles qui se retournent.

Pourquoi avoir confié le rôle du producteur de spectacle à Robert Charlebois ?

Nous avions écrit ce théâtre au Canada avec un truculent producteur de spectacle puis, après être passé à New York, on s’est dit qu’un Canadien pouvait avoir un théâtre à Broadway et ainsi conserver la langue française. On cherchait un canadien de 60 ans qui soit humain et charismatique. J’ai pensé à lui. Robert Charlebois, c’est le Canada à lui tout seul.

Comment avez-vous procédé pour le choix des musiques ?

De Billie Holiday à Stevie Wonder, la B.O. est riche de nombreux morceaux préexistants. Rien ne remplace les souvenirs d’une chanson qui nous a bercés. Bruno Coulais, avec qui je travaille depuis mon premier film, a signé la musique originale. Pierre-Yves Plat, pianiste d’une inventivité débordante, créateur de ses propres spectacles, a arrangé les morceaux que joue Gad. La chanson du spectacle de Sacha a été composée par Marc Chouarain.

Qu’allez-vous retenir de cette aventure ?

Qu’elle aura fait honneur à son titre. Si j’ai retrouvé mes partenaires de toujours, Stéphane Le Parc à la lumière, Pierre Quefféléan aux décors, Olivier Bériot aux costumes, Alain Féat et Nicolas Dambroise au son et beaucoup d’autres, ce film est ma première aventure avec quelques techniciens d’exception comme la monteuse Joëlle Hache. C’est aussi une première et merveilleuse rencontre avec le producteur Richard Grandpierre et nos camarades de Pathé… et avant tout avec Sophie et Gad, que j’ai eu la chance de réunir à l’écran. Tous m’ont prouvé chaque jour qu’ «Un bonheur n’arrive jamais seul».


  • Sortie : 27 juin 2012
Date de la publication électronique :05 June 2012
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé