Nous York  –  Géraldine Nakache / Hervé Mimram  –  2012

Fiche générale

Affiche
  • Durée : 98 minutes
  • Producteur :Romain Le Grand (coproducteur)
    Florian Genetet-Morel (producteur associé)
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Géraldine Nakache
    Hervé Mimram
  • Interprètes : Leïla Bekhti (Samia)
    Géraldine Nakache (Gabrielle)
    Manu Payet (Michaël)
    Nader Boussandel (Nabil)
    Baptiste Lecaplain (Sylvain)
    Marthe Villalonga (Mme Hazan)...
  • Scénario :Géraldine Nakache
    Hervé Mimram
  • Producteur exécutif :Patrick Batteux
    Denis Penot
  • Producteur délégué :Aïssa Djabri
    Arid Lahouassa
  • Directeur de production :Farid Chaouche
  • Directeur de la photographie : Stéphane Le Parc
  • Compositeur de la musique : Fantastic Nobody
  • Monteur : Benjamin Weill
  • Chef décorateur : Justin Dragonas
    Nicolas Raffy
  • Costumier : Emmanuelle Youchnovsky

Production

  • Producteur :Romain Le Grand (coproducteur)
    Florian Genetet-Morel (producteur associé)
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Aïssa Djabri
    Arid Lahouassa
  • Producteur exécutif :Patrick Batteux
    Denis Penot
  • Directeur de production :Farid Chaouche

Fiche artistique

  • Réalisateur :Géraldine Nakache
    Hervé Mimram
  • Scénario :Géraldine Nakache
    Hervé Mimram
  • Scripte :Isabelle Querrioux
  • Interprètes :Leïla Bekhti (Samia)
    Géraldine Nakache (Gabrielle)
    Manu Payet (Michaël)
    Nader Boussandel (Nabil)
    Baptiste Lecaplain (Sylvain)
    Marthe Villalonga (Mme Hazan)
    Dree Hemingway (Denise)
    Sienna Miller (La star)
    Nicole Laliberte (Rachel)

Fiche technique

  • Photographie :Stéphane Le Parc
  • Compositeur de la musique :Fantastic Nobody
  • Ingénieur du son :Antoine Deflandre
    Frédéric Mascaras
    Gaël Nicolas
    François-Joseph Hors
  • Monteur :Benjamin Weill
  • Chef décorateur :Justin Dragonas
    Nicolas Raffy
  • Costumier :Emmanuelle Youchnovsky
  • Casting :Emmanuelle Prevost
    Antonia Dauphin
  • Assistant réalisateur :Eric McGinty
    Stéphanie Champault

Résumé et notes

  • Durée : 98 minutes

RÉSUMÉ

Michaël, Nabil et Sylvain, trois trentenaires de Nanterre, débarquent à New York par surprise à l'occasion de l’anniversaire de Samia, leur amie d'enfance. C'est Gabrielle, elle aussi une amie de toujours qui a tout organisé. Les deux copines ont quitté leur cité depuis deux ans pour tenter leur chance aux États-Unis. Samia est l'assistante personnelle d'une célèbre comédienne avec qui elle partage un sublime appartement. Gabrielle, quant à elle, travaille dans une maison de retraite où elle a lié une relation tendre avec Mme Hazan, une française placée ici par ses enfants.

Transposés à New York, les liens étroits tissés depuis toujours prennent un relief particulier, au rythme des péripéties de leur séjour, du quotidien new-yorkais des deux amies et de la découverte de la ville culte…

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC GERALDINE NAKACHE ET HERVE MIMRAN, REALISATEURS

D’abord il va falloir se dénoncer : lequel de vous deux a eu l’idée d’un jeu de mots aussi pourri pour le titre ?

GERALDINE – (Rires) Tu te moques mais il y a une vraie histoire. On a commencé par remplir des carnets de titres, plus pourris les uns que les autres, je reconnais. On n’était pas inquiet, on se disait : ça va venir.

HERVE – Au départ, le film s’appelait «I love Brooklyn».

GERALDINE – Et, un jour, Hervé m’appelle sur Skype, ce qui est plutôt étonnant puisqu’on habite à deux arrondissements l’un de l’autre. Il m’annonce : «J’ai trouvé, ne t’énerve pas, c’est un jeu de mots.» Et il me balance : NOUS YORK. Dans la première seconde, j’ai eu envie de mourir et, la minute d’après, je me suis dit : «En fait, il a raison…»

HERVE – On n’est pas trop dans ce genre d’humour mais c’est devenu très vite évident et ça résume tellement bien le film qu’on s’est dit : «C’est ça.» (…)

Qui se dévoue pour me faire le pitch du film ?

GERALDINE – C’est trois trentenaires, amis d’enfance, qui quittent Nanterre pour aller rejoindre leurs deux copines de toujours, installées depuis deux ans à New York. Ils sont supposés rester une semaine et, à la fin de la semaine, ils se disent : «Pourquoi pas nous ?». Dans l’exil, on tente des choses qu’on ne tenterait pas chez soi. C’est d’ailleurs un peu notre histoire à Hervé et à moi : il a quitté Marseille, j’ai quitté Puteaux, à un moment, on s’est dit : «Allez, on y va ! Pourquoi pas nous ?».

HERVE – Et le film pose cette question : «Qu’est-ce que c’est d’avoir trente ans ?». C’est l’âge où on fait des choix.

Il y a deux New-York dans le film. L’un, touristique, tel que les trois garçons, venus de leur banlieue parisienne, le découvrent et l’autre, vu de l’intérieur, tel que les 2 filles le vivent parce qu’elles y travaillent et ont envie d’y réussir.

HERVE – Dans le film, il y a Manhattan et il y a Brooklyn. Il y a le New York qu’on imagine, qu’on fantasme et celui de la réalité, où les gens vivent.

GERALDINE – C’est une ville qui te bouffe. Les mecs, ils ont 5 jours de vacances par an. Ils courent tout le temps. On voulait que ça se sente dans le film, cette chose-là aussi.

HERVE – New York, c’est une métaphore d’Obama : le type à moitié noir qui devient Président. L’idée que tout est possible.

GERALDINE – On te fait croire qu’il y a de la place pour tout le monde, que chacun a sa chance.

Comment fait-on pour ne pas être paralysé à l’idée de filmer New York, qui a été filmée par les plus grands, et qu’on a l’impression de connaître par cœur ?

GERALDINE – Notre alibi, c’est le sujet de notre film. On a l’humilité de dire que ce n’est pas notre ville. Et puis, il y a un kiffe énorme à poser sa caméra sur le territoire de Woody Allen : c’est galvanisant.

HERVE – La réalité te rattrape aussi. Tu dois affronter tellement de galères, gérer tellement de considérations liées à n’importe quel tournage que tu oublies vite Woody Allen et Scorsese.

Dans une des scènes les plus réussies, on voit les acteurs chanter chacun de leur côté un bout de « New York New York » de Sinatra, à capella…

GERALDINE – Cette scène, elle existe depuis la première version du scénario. Et c’est vrai qu’elle dit exactement ce qu’on voulait montrer. Elle est emblématique.

HERVE – L’idée vient d’une pub des années 90 pour aider les homeless à New York. Quand on a écrit cette scène, on s’est dit que ça correspondait parfaitement au sentiment de nos héros à ce moment-là du film. Nous avons donc repris l’idée pour l’adapter à notre histoire. Comme quoi la pub parfois…

Vous vous êtes vraiment creusés la tête pour le casting. Vous êtes allés chercher des acteurs que vous ne connaissiez pas du tout…

GERALDINE – (rires) On savait dès le départ que ce serait eux. Leïla, Manu, Nader, on les kiffe dans la vie, on les kiffe au cinéma.

HERVE – Ils sont parmi les acteurs les plus talentueux de leur génération. Pourquoi on serait allé en prendre d’autres ?

En faisant ça, vous preniez un risque néanmoins : c’est qu’on compare votre second film au premier… Vous donniez le bâton pour vous faire battre…

HERVE – On n’est pas les premiers metteurs en scène à rester fidèles à des acteurs. Blier a fait tourner Dewaere et Depardieu à nouveau après « Les Valseuses ». Bacri et Jaoui ont fait plusieurs films ensemble. Sautet a souvent réuni Schneider et Piccoli. Les histoires de famille de cinéma, c’est aussi vieux que le cinéma.

GERALDINE – Et puis, on voulait s’inscrire dans une couleur. Il n’était pas question de donner une suite à «Tout ce qui brille» mais on n’en avait pas fini avec ce qu’on avait amorcé. On a utilisé nos acquis pour raconter une autre histoire. (…)

On découvre quand même un petit nouveau, c’est Baptiste Lecaplain, qui risque d’ailleurs d’être la révélation du film, au même titre qu’Audrey Lamy a été celle de « Tout ce qui brille »…

GERALDINE – On l’adore!

Il est arrivé comment ?

GERALDINE – Plein de gens nous ont parlé de lui avant qu’on finisse par le rencontrer. On nous en a presque trop parlé.

HERVE – Et nous, on voulait un parfait inconnu. On a finalement vu ses essais et là, ça a été évident.

GERALDINE – On l’a fait revenir. Il a repassé des essais avec Leïla et Nader et ça a fonctionné immédiatement.

HERVE – Il incarne un "Sylvain" qu’on connaît tous.

GERALDINE – Et il s’est intégré tout de suite. En deux jours, il avait tout compris. Son personnage est arythmique. Il dit ce qu’il pense au moment où il le pense, même si ça ne mène à rien.

Le film fonctionne beaucoup sur les ruptures de ton…

GERALDINE – C’est un écueil majeur de faire des allers-retours entre la comédie et la tendresse mais on a écrit comme on est dans la vie.

HERVE– Les bases de la comédie et du drame sont les mêmes, c’est la manière de l’aborder qui est différente. On n’a pas envie de s’apitoyer quand on est dans une scène un peu triste, donc on enchaîne aussitôt par une situation plus légère. Du coup, quand le spectateur est ému, si juste après, on lui sert un truc drôle, il rit deux fois plus.

L’émotion, elle vient de la désillusion qu’affrontent les personnages aussi…

GERALDINE – Cette désillusion, c’est elle qui leur permet de choisir leur route.

HERVE – En fait, les filles prennent conscience de la réalité des choses et finissent par cesser de vivre dans des illusions. Elles trouvent leurs vraies places et leurs équilibres.

GERALDINE – Nous, on y voit de l’espoir.

Il faut qu’on parle de Sienna Miller…

GERALDINE – Hervé veut l’épouser. Moi, je veux bien qu’elle devienne ma demi-soeur.

Elle livre un caméo spectaculaire. Comment ça s’est passé, la rencontre et le tournage ?

GERALDINE – Dans le script, elle s’appelait "la star".

HERVE – Et nous, on voulait une star pour jouer le rôle.

GERALDINE – On a beaucoup cherché.

HERVE – Personne ne nous disait non, mais personne ne nous disait oui non plus.

GERALDINE – Sienna a eu le scénario via mon agent. En deux jours, c’était réglé. Sur le plateau, elle a été adorable et extrêmement pro. Elle a tout de suite compris. Et Baptiste (Lecaplain) a quand même passé une heure de tournage au lit avec elle : il nous doit tout, ce mec ! J’espère qu’il va nous filer un chèque. (…)

Vous nous réservez aussi une surprise avec le générique. Ne va rien dévoiler mais qui a eu cette idée ?

GERALDINE – On l’a écrit. C’est au scénario. On savait ce qu’on voulait. Alain Carsoux et son équipe sont entrés dans notre cerveau et ont réalisé un boulot remarquable.

Pour la musique, vous avez fait appel à qui ?

HERVE – Le son de New York, c’est le rap. On ne voulait pas que de ça, parce que c’est un peu cliché. On a cherché le son de Williamsburg. J’ai sollicité une amie, Mélanie Leportier, qui a fondé un groupe : «Fantastic Nobody». On avait utilisé certains de leurs morceaux sur « Tout ce qui brille ». Là, on leur a confié la bande son.

GERALDINE – Nos héros, ils sont plutôt du genre à écouter du hip hop mais il fallait aussi une musique qui traduise ce qu’on raconte à l’image, ils ont su se mettre en accord avec notre propos.

Comment vous vous sentez, à quelques semaines de la sortie ?

GERALDINE – Je saigne du nez ! On a beaucoup bossé, on a fait le film qu’on avait dans le bide. On a hâte que le film ne nous appartienne plus.

HERVE – C’est comme un enfant, à un moment, il faut qu’il fasse sa vie.


  • Sortie : 07/11/2012
Date de la publication électronique :30 October 2012
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé