Le Dernier des Mohicans  –  Michael Mann  –  icel

Fiche générale

Affiche
  • Titre original : The Last of the Mohicans
  • Pays de production :Etats-Unis
  • Genre : Guerre
  • Durée : 112 minutes
  • Producteur :Hunt Lowry
    Michael Mann
  • Production :Morgan Creek Productions
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur :Michael Mann
  • Interprètes : Daniel Day-Lewis
    Jadhi May
    Madeleine Stowe
    Eric Schweig
    Russell Means
    Steven Waddington...
  • Scénario :Michael Mann
    Christopher Crowe
  • Adaptation :d'après le roman de James Fenimore Cooper
  • Producteur exécutif :James G.Robinson
  • Directeur de la photographie : Dante Spinotti
  • Compositeur de la musique : Trevor Jones & Randy Edelman
  • Monteur : A.C.E. Dov Hoenig
    Arthur Schmidt

Production

  • Titre original : The Last of the Mohicans
  • Pays de production :Etats-Unis
  • Producteur :Hunt Lowry
    Michael Mann
  • Production :Morgan Creek Productions
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Producteur exécutif :James G.Robinson

Fiche artistique

  • Réalisateur :Michael Mann
  • Scénario :Michael Mann
    Christopher Crowe
  • Adaptation :d'après le roman de James Fenimore Cooper
  • Interprètes :Daniel Day-LewisJadhi May
    Madeleine StoweEric Schweig
    Russell MeansSteven Waddington
    Wes StudiMaurice Roëves
    Patrice ChéreauTerry Kinney
    Tracey EllisEdward Blatchford
    Justin M. RiceDennis Banks
    Colm MeaneyPete Postlethwaite
    Mac AndrewsMalcolm Storry
    Eric D. SandgrenMike Phillips
    David SchofieldMark A. Baker
    Tim HopperDylan Baker

Fiche technique

  • Photographie :Dante Spinotti
  • Compositeur de la musique :Trevor Jones & Randy Edelman
  • Monteur :A.C.E. Dov Hoenig
    Arthur Schmidt
  • Décors :Wolf Kroeger
  • Procédé image :Scope

Résumé et notes

  • Genre : Guerre
  • Durée : 112 minutes

RÉSUMÉ

1757, dans l’Etat de New York. La guerre qui oppose français et anglais pour le contrôle des terres habitées par les Indiens fait rage. Le marquis de Montcalm (Patrice Chéreau) et ses alliés, les indiens Huron, font le siège des forces britanniques stationnées au Fort William Henri, sur la pointe Sud du Lac George. Au cœur de ce conflit, un jeune officier anglais, Ducan Heyward (Steven Waddington) est chargé de conduire deux sœurs, Cora (Madeleine Stowe) et Alice Munro (Jodhi May) jusqu’au Fort où les attend leur père. Après être tombés dans une embuscade où les a entrainés leur éclaireur, le Huron Magua (Wes Studi), ils sont sauvés par Hawkeye (Daniel Day Lewis) un frontalier d’origine européenne, qui a été élevé par le Mohican Chingachgook (Russell Means) et son fils Unas (Eric Schweig). Les trois hommes acceptent d’escorter les deux jeunes filles jusqu’à leur destination. Heyward et Hawkeye font désormais route commune, mais tout les oppose : leur sens des valeurs, leurs convictions politiques, et surtout l’amour qu’ils portent tous deux à Cora. La bataille qui s’engage au Fort Henri arbitrera leur destin… D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • NOTES DE PRODUCTION

Le scénario de ce film s’inspire naturellement du roman original de Cooper, mais aussi, largement, du script écrit en 1936 par Philip Dunne pour le film du même nom réalisé par Georges Seitz, et dans lequel Randolph Scott incarnait Hawkeye. Dans la version de Mann, l’affrontement des chutes de Glenn Falls suit les atrocités Huron dans le Fort, au lieu de les précéder, comme c’était le cas dans le roman. D’autre part, Mann met l’accent, bien plus que ne l’avait fait Cooper, sur la rivalité qui oppose le réactionnaire Heyward au rebelle Hawkeye. Enfin, Mann a conçu le personnage de Heyward en s’inspirant largement des idées de Cooper, qui était un conservateur pour qui l’ordre ne pouvait être préservé que grâce à une rigide hiérarchie entre les classes sociales. Le film a été entièrement tourné en décos naturels, en Caroline du Sud. Les scènes de bataille ont été filmées dans un lieu qui sert de reproduction extrêmement fidèle au Fort William Henry, et qui se trouve sur les rives du lac James, dans la partie Ouest de l’Etat. Plusieurs scènes opposant deux armées françaises et britanniques, ainsi que les diverses tribus indiennes soutenant chacun des deux camps, ont nécessité la présence de huit-cents figurants.

  • MICHAEL MANN

L’envie de départ « Le Dernier des Mohicans » est un des premiers films que j’ai jamais vu. Je devais avoir quatre ou cinq ans. La cave de l’église de mon quartier servait de salle de projection, et c’est là que j’ai découvert l’adaptation réalisée par George Seitz en 1936, sur un script de Philip Dunne. Pour la structure de mon scénario je me suis d’ailleurs largement inspiré de celui écrit par Dunne, dont j’ai acquis les droits très tôt, avant même de proposer le sujet à la Fox. » Le sujet « Ce film confronte trois cultures extrêmement différentes. Celle, très formelle et réactionnaire, qui réagissait l’Europe de l’époque. Celle, violente et fascinante, des Indiens, qu’ils soient hurons ou mohicans. Celle, enfin, héroïque et familière, des hommes des frontières, qui sont les ancêtres des héros de western. J’ai avant tout voulu filmer une grande histoire d’amour, dans le contexte d’un conflit. La politique qui arbitre la romance donne son style au film. Mais je n’ai en aucun cas voulu faire de 1757 la métaphore de 1992. J’ai au contraire choisi de regarder cette époque avec un œil moderne. » Hawkeye « J’ai essayé de rendre Hawkeye aussi proche de nous que s’il était un de nos contemporains. La rencontre entre lui et Cora Munro, c’est la collision de deux planètes. Elle, issue des frontières étriquées de la Nouvelle Angleterre, va basculer dans un monde nouveau, et lui, iroquois de culture, va devenir un homme de la Frontière. J’ai beaucoup travaillé dans le scénario à rendre crédible et émouvante leur histoire d’amour, qui est aussi l’histoire d’une expérience unique. C’est comme écouter une musique nouvelle pour la toute première fois. C’est lui qui la chante, et c’est elle qui la découvre. A mes yeux, Hawkeye n’est pas un mythe de la Nature, comme l’est Robin des Bois. Il est beaucoup plus réel que ça. Pour lui, la Nature est une alliée, il a toujours vécu ainsi, il connait les règles, les codes d’une vie sauvage, comme un citadin sait vivre dans une grande ville. Il est le produit de son milieu, et de son époque. » Daniel Day Lewis « Daniel Day Lewis a suivi un entrainement intensif, pour apprendre comment se battre avec les armes d’un indien, et surtout pour qu’il puisse sentir ce que cela représente, d’être dans la peau d’un homme tel que Hawkeye, comprendre ses lois, ses armes, ses valeurs. Tout cela, Day Lewis devait le faire passer, dans son jeu et dans sa gestuelle. Daniel Day Lewis est un acteur extraordinairement concentré sur le plateau. En plus, il n’a réellement peur de rien. Il était toujours prêt à tout faire, à tout tenter. C’est quelqu’un qui se met totalement au service de son personnage. Par exemple, pas une seule fois son fusil n’a quitté son épaule, même durant les pauses. Et, quand on lui faisait la remarque, il disait simplement qu’aucun trappeur n’aurait jamais été nulle part, sans le sien. » Les combats « Personne ne sait vraiment comment on se battait avec des couteaux et des tomahawks à cette époque. En revanche, ce que nous savons, c’est que tous ceux qui se trouvaient en dessous du grade de commandant abandonnaient l’épée pour combattre au tomahawk. Après quelques volées de mousquet, le combat s’engageait mano à mano, et cela se transformait en une boucherie incroyable. On s’est donc plongés dans des manuels du XVIIIème siècle pour apprendre aux figurants et aux acteurs à parer et contre-attaquer. » Les Mohicans « L’arrivée d’immigrants européens qui ont distillé des sentiments nouveaux tels que l’envie de posséder, des terres et de fourrures, a fini par briser la coexistence entre les indiens et les autres. Mais au départ, les indiens étaient prêts à partager leur nourriture et leur savoir faire. Et j’avais envie de montrer cette générosité. J’ai tenté de me placer du côté des Mohicans, de raconter leur histoire du point de vue de leur culture. Ce n’était ni des sauvages, ni des primitifs. Ils avaient un système parlementaire qui fonctionnait à l’image de nos démocraties, et sur des sujets tels que le divorce ou l’éducation, ils étaient incroyablement modernes. J’essaye de montrer combien les cultures, les valeurs, sont des choses relatives, selon le contexte, l’époque, les mœurs. Par exemple, pour les indiens, il n’était ni injuste ni cruel de torturer à mort un prisonnier. Regarder cette culture de l’intérieur, c’était cela le grand challenge du film. » La culture indienne A la fin du film, deux vieux indiens s’interrogent sur l’avenir des leurs. Ils savent que la disparition de leur race est inéluctable. C’est en substance ce que dit Chingachgook à Hawkeye : « La frontière avance avec le soleil et, se faisant, elle chasse l’homme rouge hors des forêts sauvages. Jusqu’au jour où il ne restera plus rien. Plus de frontière. Alors, notre race n’existera plus, ou ne nous ressemblera plus. La frontière, elle est pour mon fils blanc et sa famille. Et un jour, il n’y aura plus de frontière, et les hommes comme toi partiront à leur tour, et d’autres hommes viendront vivre et combattre… »

Date de la publication électronique :19 août 2013
Sources :