Mort d'un commis voyageur  –  Volker Schlöndorff  –  icel

Fiche générale

  • Titre original : Death of a Salesman
  • Pays de production :Etats-Unis
  • Durée : 140 minutes
  • Producteur :Robert F. Colesberry
  • Production :Roxbury and Punch
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur :Volker Schlöndorff
  • Interprètes : Dustin Hoffman (Willy Loman)
    Kate Reid (Linda Loman)
    John Malkovich (Biff Loman)
    Stephen Lang (Happy Loman)
    Charles Durning (Charley)
    Louis Zorich (Oncle Ben)
    David S. Chandler (Bernard)
    Jon Polito (Howard Wagner)...
  • Directeur de production :Michael Nozik
  • Directeur de la photographie : Michael Ballhaus
  • Compositeur de la musique : Alex North
  • Chef décorateur : Tony Walton

Production

  • Titre original : Death of a Salesman
  • Pays de production :Etats-Unis
  • Producteur :Robert F. Colesberry
  • Production :Roxbury and Punch
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Directeur de production :Michael Nozik
  • Producteurs associés :Michael Nozik
    Nellie Nugiel
  • Administrateur de production :Shelley Houis
  • Comptable :Nellie Nugiel
  • Assistante du producteur :Judith Lyn Brown
  • Assistante comptable :Sharret Rose
  • Assistant de production, studio :Gilbert Williams
  • Assistante bureau de production :Dale Pierce-Johnson
  • Assitants de production :Terry Fred Cassidy
    David Sardi
  • Stagiaires :Anna Graham Hunter
    Noel Tirsch
    Laura Zaccaro

Fiche artistique

  • Réalisateur :Volker Schlöndorff
  • Œuvre de référence :Adapté du spectacle de Broadway mis en scène par Michael Rudman en 1984
  • Scripte :Mary A. Kelly
  • Interprètes :Dustin Hoffman (Willy Loman)
    Kate Reid (Linda Loman)
    John Malkovich (Biff Loman)
    Stephen Lang (Happy Loman)
    Charles Durning (Charley)
    Louis Zorich (Oncle Ben)
    David S. Chandler (Bernard)
    Jon Polito (Howard Wagner)
    Kathy Rossetter (La femme de Boston)
    Tom Signorelli (Stanley)
    Linda Kozlowski (Miss Forsythe)
    Karen Needle (Letta)
    Annie McIntosh (Jenny)
    Michael Quinlan (Le serveur)
  • Stagiaire DGA :Tomaz Remec

Fiche technique

  • Photographie :Michael Ballhaus
  • Directeur artistique :John Kasarda
  • Compositeur de la musique :Alex North
  • Ingénieur du son :Danny Michael
  • Chef décorateur :Tony Walton
  • Photographe de plateau :Barry Wetcher
  • Chef costumière :Ruth Morley
  • Chef monteur :David Ray
  • Premier assistant réalisateur :Joseph Reidy
  • Deuxième assistant réalisateur :Ann. B. Egbert
  • Chef coiffeur :Alan D'Angerio
  • Maquillage de Dustin Hoffman :Bob Laden
  • Chef accessoiriste :Tom Allen
  • Premier assistant décorateur :Stephen J. Lineweaver
  • Chef constructeur :Sr. Joseph Petruccio
  • Peinture décorateur :Richard A. Ventre
  • Cadreur :Michael Levine
  • Pointeur :David M. Dunlap
  • Deuxièmes assistants opérateurs :Susan Starr
    Florian Ballhaus
  • Chef transporteur :Thomas Reilly
  • Chef habilleuse :Sharon Lynch
  • Maquillage originaux de Dustin Hoffman à Broadway :Ann Belsky
  • Chef maquilleuse :Rita Ogden
  • Assistant directeur artistique :W. Steven Graham
  • Assistante décoratrice :Anamarie Michnevich
  • Assistante accessoiriste :Ann. L. Edgeworth
  • Coiffeur :JR. Victor de Nicola
  • Chef électricien :Morris Flam
  • Assisté de :Michael Trim
  • Electriciens :Michael Papadopoulos
    James Donahue
  • Travelling man :Arthur Blum
  • Machinistes :Anthony Dunne
    Dennis J. Lootens
    Charlie Marroquin
    Allen Stillman
  • Perchiste :Marc Jon Sullivan
  • Perchiste additionnel :Brenda Ray
  • Construction décors :Charles Cecil
  • Conseiller technique à la mise en scène :Thomas A. Kelly
  • Assistante de Mr. Hoffman :Franke Piazza
  • Assistant de Mlle Reid :Robert Mullis
  • Assistante de Mlle Morley :Susan Gamme
  • Assistants monteurs :Jon Neuburger
    Judy Silberstein
  • Stagiaire :Aaron Weisblatt
  • Monteurs son :Dan Sable
    Jess Soraci
    Harriet Fidlow
  • Assistants monteurs son :Lynn Sable
    Abe Nejad
    Elizabeth Schwartz
  • Stagiaire son :Inc. David Grossack pour Hastings Sound Editorial
  • Casting figuration :Todd Michael Thaler
  • Caméra et objectifs par :Arriflex
  • Tirage et développement par :INC. DU ART FILM LABORATORIES
  • Montage négatif par :J.G. FILMS
  • Résumé et notes

    • Durée : 140 minutes

    RÉSUMÉ

    Willy Loman sillonne les Etats-Unis depuis trente-six ans. Sa vieille gimbarde et ses valises d’échantillons, son bagout, son sourire affable et ses histoires drôles l’ont rendu célèbre à travers toute l’Amérique. Willy a exercé avec une diligence exemplaire son métier de commis-voyageur, et ouvert à sa firme d’innombrables marchés. Il a su se faire aimer et respecter, mais il est maintenant au bout du rouleau. A soixante-trois ans, il n’a plus le cœur à l’ouvrage. Depuis cinq semaines, son patron lui a supprimé son salaire, le forçant à travailler au pourcentage, comme un vulgaire débutant. Or Willy revient fréquemment bredouille de ses voyages. Il a perdu la main, ses boniments ne prennent plus, et les clients qui jadis riaient avec lui, aujourd’hui rient de lui… Angoissé, déprimé, et humilié, Willy se raccroche à son passé, ressasse ses anciens « exploits », soliloque à perdre haleine, se perd en d’étranges rêves éveillés… Sa femme Linda s’use à e réconforter avec un dévouement aveugle. Elle est devenue son dernier soutien, son ultime rempart contre le suicide, dont la tentation se fait chaque jour plus pressante. Mais Willy la remarque à peine, préoccupé qu’il est par l’avenir de ses fils, Happy et Biff. Arrivés l’un et l’autre à la trentaine, Happy et Biff n’ont en effet réalisé aucun des espoirs que leur père mettait en eux. Le premier est un beau parleur, un médiocre employé, un coureur invétéré ; le second, velléitaire et idéaliste, se « cherche » encore, éternel enfant en lutte contre un « système » ingrat où il n’a pas su se faire une place. En dépit des nombreuses désillusions qu’il lui a occasionnées, Willy continue de miser sur Biff. Il le harcèle sans relâche, comme si sa tardive réussite pouvait donner un sens à sa propre vie. Biff, avec une docilité feinte, accepte de tenter une nouvelle fois sa chance en postulant à un emploi de vendeur. L’entretien d’embauche tourne au désastre, mais Biff voit enfin clair en lui-même : il ne sera jamais ce que son père attendait de lui… Pour consommer la rupture, il met en pièce tous les rêves, toutes les illusions, tous les mensonges de Willy, complaisamment entretenus par les siens durant plus de trente ans. Au terme de cette implacable règlement de comptes, le Commis-Voyageur n’a plus qu’une issue : reprendre la route. Pour son dernier voyage… D’après le synopsis publicitaire du film

    En savoir plus

    Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

    • La Pièce

    « Mort d’un Commis-voyageur » est une des pièces les plus célèbres du répertoire dramatique contemporain. Parabole sur l’effrondrement du rêve américain et des valeurs de la société moderne, elle entremêle en un savant puzzle les rêves, les désillusions, les fantasmes, les espoirs dérisoires et les remords languissants de Willy Loman, représentant sexagénaire qui a passé sa vie sur les routes et sur retrouve brutalement à la retraite. Lorsque l’action commence, Willy est déjà sur le point de craquer. Il est, nous dit Miller « à ce moment terrible où la voix du passé n’est plus lointaine, mais se fait presque aussi insistante que la voix du présent… Il n’y a pas de retours en arrière dans cette pièce, mais un catapultage du présent et du passé, parce que, dans les efforts désespérés qu’il fait pour justifier son existence, Willy Loman a fini par abolir les frontières du temps ». Cet homme déchiré n’a qu’un point d’ancrage, son foyer - pour lequel il a travaillé toute sa vie – et sa famille. Ses derniers espoirs de réussite reposent sur ses deux fils, Biff et Happy, auxquels il s’efforce d’inculquer ses pauvres valeurs personnelles et de communiquer ses ambitions. Mais ni l’un ni l’autre ne répondre à son attente. Seule la mort de Willy les mettra face à leurs responsabilités. Un jour, peut-être, Biff réalisera-t-il le rêve de son père… « Mort d’un Commis-voyageur » est la troisième pièce « officielle » d’Arthur Miller. Elle fut créée en février 1949 au Morosco Theater de New York par Lee J. Cobb, Arthur Kennedy, Cameron Mitchell et Mildred Dunnock, dans une mise en scène d’Elia Kazan, qui devrait la reprendre au Phoenix Theatre de Londres, quelques mois plus tard, avec Paul Muni et Kevin McCarthy. En France, elle fut notamment interprétée par Claude Dauphin en 1965, et François Périer en 1988. Depuis sa création, « Mort d’un Commis-Voyageur a également fait l’objet d’une transposition cinématographique – contestée par l’auteur – (Laslo Benedek, 1951 avec Fredric March, Kevin Mc Carthy, Cameron Mitchell et Mildred Dunnock) et de plusieurs adaptations télévisées et radiophoniques. Sa popularité s’est étendue à travers le monde entier, et jusqu’en Chine, où Arthur Miller en assura lui-même, en 1983, une mise en scène interprétée par le célèbre comédien/traducteur Ying Ruocheng. (L’auteur tira de cette expérience un livre intitulé « Salesman in Beijing »).

    • Mort d’un Commis-voyageur présenté par Volker Schlöndorff :

    « J’ai été extrêmement surpris qu’Arthur Miller et Dustin Hoffman me demandent de mettre en scène MORT D’UN COMMIS-VOYAGEUR. J’ai été tenté de refuser leur offre, car cette pièce, typiquement américaine, me paraissait exiger un réalisateur américain. « Bien au contraire », m’ont-ils assuré, « nous souhaitons un regard étranger… » Comment porter une pièce de théâtre à l’écran ? Fallait-il déconstruire totalement celle-ci et la tourner en décors réels à Brooklyn ? J’ai opté pour une sortie de « théâtre filmé ». J’ai reconstitué l’univers de Willy Loman en studio, j’en ai fait un décor de cinéma adapté aux demandes de la caméra. MORT D’UN COMMIS-VOYAGEUR est moins une tragédie qu’une farce, et Dustin Hoffman s’est résolument engagé dans cette voie. Son Willy Loman est un rêveur, perdu dans un pays trop vaste, trop écrasant pour un homme seul. Comme beaucoup d’Américains, il cherche vainement refuge au sein de sa famille. J’ai monté MORT D’UN COMMIS-VOYAGEUR comme un grand opéra, composé d’arias, de duos et d’ensembles. J’en ai privilégié la dimension affective aux dépens du réalisme. Les fils s’apprêtent à célébrer la mort du père en un somptueux festin ; des femmes attendent dans une ruelle… Le père tente de gagner ses fils de vitesse, et la mère les sacrifierait volontiers pour sauver le père. Mais tous ont un ennemi commun, qui les vaincra, aujourd’hui comme il y a quarante ans : le Rêve Américain… Pour Dustin Hoffman, le Commis-voyageur n’est pas seulement un rôle classique. C’est une pièce qui lui parle de sa jeunesse, de ses frères, des démêlés qu’il eut avec son père, représentant en meubles à Chicago, et de sa mère qui, dit-il, « gâcha trente ans de sa vie pour cet homme ». Les résonnances autobiographiques qu’il y perçoit sont si fortes qu’on ne s’étonne pas qu’il ait consacré à cette pièce tant d’années, d’ardeur et d’énergie. A vingt-cinq ans, avant même d’avoir décroché le plus petit rôle, il était déjà décidé à jouer Willy Loman. Lorsqu’il se découvrit pour la première fois sur l’écran, il devint blanc comme un linge. « Je crois revoir mon père », déclara-t-il, bouleversé. Une autre fois, il me souffla à l’oreille : « C’est de tout cela que ma mère est morte. J’aurais aimé qu’elle voie ce film. » La société américaine a beaucoup évolué depuis la création de MORT D’UN COMMIS-VOYAGEUR, et cependant les choses n’ont guère changé. Aujourd’hui, Willy Loman serait licencié bien avant la soixantaine, mais Biff serait toujours au chômage s’il renonçait ainsi à se battre. Il faut plus de vingt-cinq ans pour régler les traites d’une maison, et personne ne peut plus vivre avec 40 dollars par semaine. Mais chacun croit encore possible de devenir le Numéro Un : le Rêve Américain nous habite toujours. Aussi transparent et rapiécé soit-il, aussi sceptiques et éclairés que nous soyons, nous continuons de nous y accrocher… »

    • Sortie : 15/09/1985 (diffusion à la télévision aux Etats-Unis)
    Date de la publication électronique :19 August 2013
    Sources :
    • Remerciements spéciaux à :Inc. Marvin A. Krauss Associates
    • Lieu de tournage :Tourné aux Studios Kaufman Astoria de New York
    • Copyright :1985 THE H.M. TELEVISION COMPANY (Hoffman-Miller)