Sept ans au Tibet  –  Jean-Jacques Annaud  –  icel

Fiche générale

  • Titre original : Seven Years in Tibet
  • Pays de production :France
    Angleterre
    Etats-Unis
  • Genre : Drame ; Biographie ; Aventures
  • Durée : 135 minutes
  • Producteur :Jean-Jacques Annaud
    Iain Smith
    John H. Williams
  • Production :Repérage
    Vanguard Films...
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur :Jean-Jacques Annaud
  • Interprètes : Brad Pitt (Heinrich Harrer)
    David Thewlis (Peter Aufschnaiter)
    Jamyang Wangchuck (Le Dalaï-Lama à 14 ans)
    B D Wong (Ngawang Jigme)
    Mako (Kungo Tsarong)
    Lhakpa Tsamchoe (Pema Lhaki)
    Jetsun Pema (La mère du Dalaï-Lama)
    Danny Denzongpa (Le regent)...
  • Scénario :Becky Johnston
  • Adaptation :''Sept ans d'aventures au Tibet'' d'après le livre de Heinrich Harrer
  • Dialogues :Becky Johnston
  • Producteur exécutif :Richard Goodwin
    David Nichols
    Michael Besman
  • Directeur de la photographie : Robert Fraisse
  • Chef opérateur : Martin Kenzie
  • Compositeur de la musique : John Williams
  • Monteur : Noëlle Boisson
  • Chef décorateur : At Hoang
  • Costumier : Enrico Sabbatini

Production

  • Titre original : Seven Years in Tibet
  • Pays de production :France
    Angleterre
    Etats-Unis
  • Producteur :Jean-Jacques Annaud
    Iain Smith
    John H. Williams
  • Production :Repérage
    Vanguard Films
    Applecross
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Producteur exécutif :Richard Goodwin
    David Nichols
    Michael Besman
  • Productrice associée :Alisa Tager

Fiche artistique

  • Réalisateur :Jean-Jacques Annaud
  • Scénario :Becky Johnston
  • Adaptation :''Sept ans d'aventures au Tibet'' d'après le livre de Heinrich Harrer
  • Œuvre de référence :D'après le récit de Heinrich Harrer
  • Dialogues :Becky Johnston
  • Scripte :Laurence Duval Annaud
  • Interprètes :Brad Pitt (Heinrich Harrer)
    David Thewlis (Peter Aufschnaiter)
    Jamyang Wangchuck (Le Dalaï-Lama à 14 ans)
    B D Wong (Ngawang Jigme)
    Mako (Kungo Tsarong)
    Lhakpa Tsamchoe (Pema Lhaki)
    Jetsun Pema (La mère du Dalaï-Lama)
    Danny Denzongpa (Le regent)
    Victor Wong (Le chef de la mission chinoise)
    Ingeborga Dapkunaite (Ingrid Harrer)
    Ama Ashe Dongtse (Tashi)
    Sonam Wangchuck (Le Dalaï-Lama à 8 ans)
    Dorjee Tsering (Le Dalaï-Lama à 4 ans)
    Ric Young (Le general Chang Jing Wu)
    Ven. Ngawang Chojor (Le Chambellan)
    Duncan Fraser (L’officier britannique)
    Benedick Blythe (L’officiel nazi)
    Tom Raudaschi (Lutz Chicken)
    Wolfgang Tonninger (Hans Lobenhoffer)
    Samdup Dhargyal (Le Garpon)
    Chemchok (L’agent du Garpon)
    Ven. Tenzin Jangchub (Le moine chargé de la declaration)
    Major Angphurba Sherpa (Le general tibétain)
    Tsering Wangdue et Yama Nugdup Cheshatsang (Les guides)
    Kalsang Dhundop Lungtok (Le vendeur de patins à glace)
    Sonam Bidhartsang (Le vendeur de vestes)
    Lama Champa Tsondu (Le vendeur de montres)
    Geshe Losang Nyma (Ling Rinpoche)
    Geshe Yeshi Tsultrim (Trijang Rinpoche)
    Lama Champa Chandu (Le serviteur du Dalaï-Lama)
    Pemba Norbu Sherpa (Le jeune sherpa)
    Karma Apo-Tsang (Le messager de la mère du Dalaï-Lama)
    Ven. Ngawang Tenzin Gyatso (Le moine chargé du Jokhang)
    Choeden Tsering (L’instructeur militaire)
    Lama Jampa Lekshe (Le moine chargé de la sécurité)
    Lama Thupten Nugdup (Son assistant)
    Daniel Tedeschi (Marchese)
    Gerardo Ebert (Horst Immendorf)
    Sebastian Zevalia (Rolf Harrer jeune)
    Erik Von Detten (Rolf Harrer vieux)
  • Solos de violoncelle :Yo-Yo Ma

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Robert Fraisse
  • Chef opérateur :Martin Kenzie
  • Directeur artistique :Pierre Queffelean
  • Compositeur de la musique :John Williams
  • Ingénieur du son :Ken Weston
    David Forman
    Ray De Haan
    Vincent Keane
    Andreas Petrides
  • Monteur :Noëlle Boisson
  • Chef décorateur :At Hoang
  • Costumier :Enrico Sabbatini
  • Maquilleur :Paul Engelen
  • Casting :Priscilla John
    Francine Maisler
    Patricia Pao
  • Photographe de plateau :David Appleby
    Bill Kay
    Pat Morrow
  • Procédé image :35 mm
  • Réalisateur deuxième équipe :Allen Smith
  • Réalisateur troisième équipe :Eric Valli
  • Réalisateur quatrième équipe :David Breashears
  • Premier assistant réalisateur :Mark Egerton
  • Opérateur caméra n°1 :Martin Kenzie
  • Assistant caméra n°1 :Robert Binnall
  • Opérateur Steadicam :Klemens Becker
  • Décorateur de plateau :Jim Erickson
  • Coordination des cascades :Nick Gillard

Résumé et notes

  • Genre : Drame ; Biographie ; Aventures
  • Durée : 135 minutes

RÉSUMÉ

Heinrich Harrer (Brad Pitt) est l’un des meilleurs alpinistes de son temps. Il est autrichien, il réussit, il est beau, il est blond. En mai 1939, il a 26 ans. Son épouse est prête à accoucher de leur premier enfant. Il la quitte sans état d’âme pour participer à une expédition de l’Himalaya et planter le drapeau à croix gammée au sommet de Nanga Parbat, l’un des sommets inviolés du monde. La guerre éclate. L’Himalaya indien est territoire britannique, Harrer et ses compagnons sont faits prisionniers et internés dans un camp. Harrer réussit son évasion en 1944, à la cinquième tentative. Après une longue errance à travers le Tibet en compagnie de Peter Aufschnaiter (David Thewlis), il parvient à Lhassa, la capitale spirituelle où réside le jeune Dalaï-Lama. L’alpiniste égaré et l’enfant solitaire se lient d’amitié, Harrer devient un autre homme. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • Cinq questions à Jean-Jacques Annaud

Les révélations sur le passé d’Harrer vous ont-elles choqué, surpris ? J’ai toujours soupçonné que Harrer avait avec le parti nazi des liens beaucoup plus étroits qu’il ne voulait l’admettre. Heinrich Harrer ne mentionne jamais l’Allemagne nazie tout au long des 300 pages de son livre « Sept ans d’aventures au Tibet », paru en 1952, et ne fait pas le moindre commentaire sur la destruction de l’Europe, ni sur l’Holocauste. Certes, ces évènements, abominables se sont déroulés pendant qu’il était au Tibet. Mais il n’a pas manqué d’en apprendre la teneur. Son silence m’a semblé éloquent. Plus tard, en examinant les photos de l’expédition officielle de Harrer au Nanga Parbat, j’ai remarqué que les sacs à dos portés par les grimpeurs étaient frappés de la croix gammée. Il restait peu de place pour le doute. Pourquoi n’avez-vous pas poussé vos recherches sur le passé de Harrer ? A l’époque de la préparation et du tournage de Sept ans au Tibet, les faits avérés étaient que Heinrich Harrer était un infatigable militant des causes humanitaires, un exemple, comme l’ont été en France Maurice Herzog ou Paul-Emile Victor : malgré certaines rumeurs, aucun document n’était accessible à l’époque pour étayer nos soupçons. J’ai instamment demandé à Becky Johnston de ne pas rencontrer Heinrich Harrer avant que le scénario soit achevé. Je ne souhaitais pas qu’elle soit influencée par le charisme du vieil explorateur. Je voulais qu’elle suive son instinct et décrive le personnage en devinant sa vérité cachée. Il est apparu que le personnage imaginé était beaucoup plus proche que la vérité que celle voulue par Harrer dans son livre. Qu’est-ce qui vous a autorisé à suivre votre intuition plutôt que les faits ? Depuis que j’ai tourné Le Nom de la Rose, je reste très influencé par les théories de Umberto Eco : « Ce qui est important dans un livre, ce n’est pas ce que l’auteur écrit mais ce que le lecteur lit ». Dans une autobiographie, l’auteur ne dit pas la vérité mais ce qu’il aimerait que la vérité soit. Le jeu pour le lecteur consiste à découvrir la véritable personnalité derrière l’icône auto-glorifiée. Auriez-vous écrit, dirigé le film différemment si vous aviez « su » plus tôt ? Harrer n’a été ni un criminel de guerre, ni un militant actif. Il était beau et blond, content de lui, antisémite comme la plupart de ses concitoyens et fier de l’être. Il n’avait aucune conscience politique avant de partir pour le Tibet. Athlète ambitieux et arriviste, il a signé un pacte avec le Diable, sans état d’âme. Il admet aussi qu’au début de sa carrière il était « prêt à n’importe quoi pour escalader une montagne ». Les confirmations de Stern n’ont nécessité que des modifications infimes. Aucune image nouvelle n’a été tournée, le montage n’a pas été modifié. J’ai remplacé deux répliques au mixage. Pendant la scène qui se déroule à la gare lors du départ de Harrer pour le Nanga Parbat, un des officiels nazis lançait : « A l’homme qui a planté notre drapeau au sommet de l’Eiger ! » en référence à une rumeur persistante, d’ailleurs démentie par Harrer. Cette phrase est remplacée par « A un membre distingué du parti National-Socialiste ». Plus tard, lors de l’attaque des Chinois contre le Tibet, la voix off de Harrer avouait « J’ai honte en pensant que mes concitoyens ont agi de manière identique ». La voix de Brad Pitt prend désormais le blâme pour lui-même : « cette volonté d’écraser les peuples les plus faibles me remplit de honte. Je tremble en pensant que j’ai autrefois partagé les mêmes idées ». Lorsque Harrer a présenté ses excuses à la communauté juive, il a semblé plus désireux d’éluder les accusations dont il était l’objet que d’exprimer ses regrets. Après les révélations du magazine Stern, Harrer a tenu une conférence de presse en Allemagne. Evoquant son appartenance aux SS, il a dit que c’était « un épisode extrêmement malheureux » et qu’il allait maintenant « schlucken und überstehen », ce qui signifie « supporter et survivre ». Un peu plus tard, Heinrich Harrer devait écrire : « Mon long séjour au Tibet m’a fait réaliser que mes idées d’avant la guerre étaient totalement méprisables. Cette aberration de mon esprit demeure la honte et le regret de ma vie ».

  • Sortie : 26 novembre 1997 en France
Date de la publication électronique :19 August 2013
Sources :

Dossier de presse du film (Coll. Fondation Jérôme Seydoux-Pathé)