Lost in translation  –  Sofia Coppola  –  icel

Fiche générale

  • Durée : 102 minutes
  • Producteur :Ross Katz
    Sofia Coppola
  • Production :American Zoetrope
    Elemental Films
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Sofia Coppola
  • Interprètes : Bill Murray (Bob Harris)
    Scarlett Johansson (Charlotte)
    Giovanni Ribisi (John)
    Anna Faris (Kelly)
    Akiko Takeshita
    Kazuyoshi Minamimagoe
    Kazuko Shibata
    Take...
  • Directeur de la photographie : Lance Acord
  • Monteur : Sarah Flack
  • Costumier : Nancy Steiner

Production

  • Producteur :Ross Katz
    Sofia Coppola
  • Production :American Zoetrope
    Elemental Films
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteurs associés :Francis Ford Coppola
    Fred Roos
  • Production musicale :Brian Reitzell
  • Co-producteur :Stephen Schible

Fiche artistique

  • Réalisateur :Sofia Coppola
  • Interprètes :Bill Murray (Bob Harris)
    Scarlett Johansson (Charlotte)
    Giovanni Ribisi (John)
    Anna Faris (Kelly)
    Akiko Takeshita
    Kazuyoshi Minamimagoe
    Kazuko Shibata
    Take
    Ryuichiro Baba
    Akira Yamaguchi
    Catherine Lambert
    François du Bois
    Tim Leffman
    Gregory Pekar
    Richard Allen
    Yutaka Tadokoro
    Jun Maki
    Nao Asuka
    Tetsuro Naka
    Kanako Nakazato
    Fumihiro Hayashi
    Hiroko Kawasaki
    Daikon
    Asuka Shimuzu
    Ikuko Takahashi
    Koichi Tanaka
    Hugo Codaro
    Akiko Monou
    Akimitsu Naruyama
    Hiroshi Kawashima
    Hiromix
    Nobuhiko Kitamura
    Nao Kitman
    Hakira
    Kunichi Nomura
    Yasuhiko Hattori
    Shigekazu Aida
    Kazuo Yamada
    Akira Motomura
    Osamu Shigematu
    Mathew Minami
    Kei Takyo
    Ryo Kondo
    Yumi Ikeda
    Yumika Saki
    Yuji Okabe
    Diedrich Bollman
    Georg O.P. Eschert
    Mark Willms
    Lisle Wilkerson
    Blake Crawford
    Angela Panetta

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Lance Acord
  • Directeur artistique :Anne Ross
    K.K. Barrett
  • Ingénieur du son :Richard Beggs
  • Monteur :Sarah Flack
  • Costumier :Nancy Steiner
  • Procédé image :analogique (pellicule 5263 de Kodak)
  • Décors :Anne Ross
    K.K. Barrett
  • Premier assistant réalisateur :Takahide Kawakami
  • 2ème équipe (Japon) :Roman Coppola
  • Production et supervision musicale :Brian Reitzell
  • Musique originale :Kevin Shields
  • "Alone in Kyoto" :Air
  • Musiques additionnelles :Brian Reitzell
    Roger Joseph Manning Jr.
    William Storkso

Résumé et notes

  • Durée : 102 minutes

RÉSUMÉ

Bob Harris, star de cinéma dont la carrière décline, arrive à Tokyo pour tourner une publicité. Bob a conscience qu’il se trompe – il devrait être chez lui avec sa famille, jouer au théâtre ou encore chercher un rôle dans un film -, mais il a besoin d’argent. Du haut de son hôtel de luxe, il regarde la ville, mais ne voit rien. Il est ailleurs, détaché de tout, incapable de s’intégrer à la réalité qui l’entoure, incapable aussi, à cause du décalage horaire, de dormir. Dans ce même hôtel, Charlotte, une jeune américaine tout juste sortie de l’université, accompagne son mari, photographe de mode de la jet set. Ce dernier semble s’intéresser davantage à son travail qu’à sa femme. Se sentant délaissée, Charlotte cherche un peu d’attention. Elle va en trouver auprès de Bob. Entre le comédien d’âge mûr et la toute jeune femme se noue alors une étrange relation : perdus dans cet univers où tout leur est étranger, ils rêvent de changement affectif, mais craignent de s’y risquer. Abandonnés à eux-mêmes, insomniaques, sans même se confier vraiment l’un à l’autre, les voilà qui errent ensemble dans Tokyo, la nuit. Cette émouvante « brève rencontre » redonnera-t-elle un sens à leurs vies ? D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • Entretien avec Sofia Coppola et Ross Katz

Sofia, après les personnages féminins, arrive l’homme d’âge mûr… Sofia Coppola : … qui fait sa crise de la cinquantaine au Japon, dans un pays où il n’est déjà pas difficile, naturellement, de se sentir perdu. Charlotte, elle, se pose la question de ce qu’elle est en train de faire de sa vie, une interrogation courante quand on approche de 25 ans. Ces deux personnes n’ont rien en commun – son mariage à elle est récent, tandis que lui est en couple depuis longtemps. Mais il va naître entre elles une forme d’amitié, à cet instant précis, parce que leur crise d’identité est similaire, et qu’elle est exacerbée par le fait d’être dans un pays étranger. Essayer d’y voir clair dans sa vie dans un moment pareil… Et pourtant, c’est aussi à ça qu’on pense quand on est en voyage. L’idée de Lost in translation est-elle née à la suite d’un voyage spécifique au Japon ? Sofia Coppola : L’envie de faire un film au Japon est venue après plusieurs voyages. J’y suis allée six ou sept fois, entre vingt et vingt-cinq ans. L’idée a mûri en passant du temps à Tokyo, notamment au Park Hyatt : j’aime bien le fait que, dans les hôtels, on finisse toujours par croiser les mêmes personnes, une sorte de complicité se créé, même si on ne les connaît pas, et même si on ne leur parle pas. Le fait d’être étranger au Japon rend les choses encore plus décalées. On souffre du décalage horaire, et on fait le bilan de sa vie au milieu de la nuit. Par ailleurs, j’aime énormément Bill Murray, et je voulais écrire un rôle pour lui, qui montre sa face sensible – celle qu’on voit un peu dans Rushmore… Vous aviez un plan de travail très serré : vingt-sept jours seulement, avec des semaines de six jours… Ross Katz : On s’en est sorti à l’énergie. Grâce à Sofia, qui sait précisément ce qu’elle veut. Et grâce au chef-opérateur, Lance Accord, qui avait déjà éclairé le court-métrage de Sofia, Lick the star. Lance est le genre de type que vous parachutez n’importe où d’un hélicoptère, et qui grimpera immédiatement à un arbre pour trouver le meilleur angle. Toujours enthousiaste. Sofia Coppola : Lance et moi avons passé du temps à Tokyo, et nous aimons l’allure de cette ville. Je voulais quelque chose de spontané – comme quelqu’un qui court dans une ville et en saisit des instantanés. Mes souvenirs du Japon sont des instantanés. Lance voulait travailler vite, discrètement, sans éclairage. On a décidé de « voler » des choses ; les passants deviendraient nos figurants. La caméra était petite, aisément transportable. Nous savions que nous n’avions pas d’autorisation de tourner dans le métro, il fallait donc être toujours en mouvement pour que personne ne nous arrête – pour ces plans, on était quatre ou cinq : Scarlett, Lance, moi et un ou deux techniciens. (…)

  • Sortie : 7 janvier 2004 en France
Date de la publication électronique :21 août 2013
Sources :