Mosquito Coast  –  Peter Weir  –  icel

Fiche générale

  • Titre original : The Mosquito Coast
  • Pays de production :Etats-Unis
  • Genre : Aventures
  • Durée : 118 minutes
  • Producteur :Jérôme Hellman
  • Production :The Saul Zaentz Company
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur :Peter Weir
  • Interprètes : Harrison Ford (Allie Fox)
    Helen Mirren (La Mère)
    River Phoenix (Charlie)
    Jadrien Steele (Jerry)
    Hilary Gordon (April)
    Rebecca Gordon (Clover)
    Jason Alexander (L’Employé)
    Dick O’Neill (Mr. Polski)...
  • Scénario :Paul Schrader
  • Producteur exécutif :Saul Zaentz
  • Directeur de production :Stewart Krohn
  • Directeur de la photographie : A.C.S. John Seale
  • Compositeur de la musique : Maurice Jarre
  • Chef décorateur : John Stoddart

Production

  • Titre original : The Mosquito Coast
  • Pays de production :Etats-Unis
  • Producteur :Jérôme Hellman
  • Production :The Saul Zaentz Company
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Producteur exécutif :Saul Zaentz
  • Directeur de production :Stewart Krohn
  • Producteur associé :Neville Thompson
  • Administratrice de production :Judi Bunn
  • Assistants de production :Félice Peres
    Paméla Bendich
  • Assistant du producteur :Beaumarie St. Clair
  • Coordinateur financier :Paul Zaentz
  • Comptable :Tim Noonan
  • Assistante du coordinateur financier :Bunny Alsup
  • Relations publiques :Inc. Clein & Feldman
  • Attaché de presse :Reid Rosefelt
  • Assistants de production :Ashley Fleming
    Anne-Marie Ferney
  • Fiche artistique

    • Réalisateur :Peter Weir
    • Scénario :Paul Schrader
    • Interprètes :Harrison Ford (Allie Fox)
      Helen Mirren (La Mère)
      River Phoenix (Charlie)
      Jadrien Steele (Jerry)
      Hilary Gordon (April)
      Rebecca Gordon (Clover)
      Jason Alexander (L’Employé)
      Dick O’Neill (Mr. Polski)
      Alice Sneed (Mrs. Polski)
      Tiger Haynes (Mr. Semper)
      William Newman (Le Capitaine Smalls)
      André Grégory (Le Révérend Spellgood)
      Mélanie Boland (Mrs. Spellgood)
      Martha Plimpton (Emily Spellgood)
      Raymond Clare (Le 1er Disciple)
      Emory King (L’Homme au bar)
      Conrad Roberts (Mr. Haddy)
      Michael Rogers (Francis Lungley)
      Tony Vega Sr. (Mr. Maywit)
      Aurora Clavel (Mrs. Maywit)
      Butterfly Mc Queen (Ma Kennywick)
      Michael Opuku (Bucky)
      Adolpho Salguero (Drainy)
      Rafael Cho (Léon)
      Sofia Coc (Alice)
      Margarita Coc (Verny)
      Wilfred Peters (Dixon)
      Luis Palacio (Peaselee)
      Abel Woolrich Juan Antonio Llanes (Les Mercenaires)

    Fiche technique

    • Directeur de la photo :A.C.S. John Seale
    • Directeur artistique :John Wingrove
    • Compositeur de la musique :Maurice Jarre
    • Chef décorateur :John Stoddart
    • Casting :Dianne Crittenden
    • Photographe de plateau :François Duhamel
    • Chef monteur :Thom Noble
    • Chef costumier :Gary Jones
    • 1er assistant réalisateur :Mark Egerton
    • 2e assistant réalisateur :Steve Andrews
    • 3e assistant réalisateur :Philip Patterson
    • 4e assistant réalisateur :Russ Kneeland
    • Régisseur d'extérieurs :David Nichols
    • Assisté de :Larry Cain
    • Scripte et assistante de Mr. Weir :Moya Iceton
  • Chef habilleur :Bruce Ericksen
  • Habilleuse :Kerri Barnett
  • Conseiller costume :Michael Dennison
  • Assistante habilleuse :Maurine Boutin
  • Assistante costumière :Sue Gandy
  • Chef maquilleuse / Coiffures :Judy Lovell
  • Assistée de :Michelle Myers
    Rosalina Silva
  • Dentitions indigènes :Jeff Golub
  • Assistante casting (N.Y.) :Sarah Koeppe
  • Stagiaire casting (L.A.) :Lisa London
  • Casting-Amérique Centrale :Sue Parker
  • Assistant :Lou Nicolait
  • Casting-Mexique :Alejandra Hernandez
  • Photographies spéciales :Nancy Ellison
  • Prise de son :Chris Newman
  • Perchiste :Ken Weston
  • Maintenance son :Richard Daniel
  • Chef électricien :Reg Garside
  • Assisté de :Craig Bryant
  • Electriciens :Matt Slattery
    Alan Dunstan
    Gary Hill
    Robbie Verkerk
    Dean Bryan
  • Chef machiniste :Robin Knight
  • Travelling-man :Ross Erickson
  • Assistant machiniste :Geoff Full
  • Assistante monteuse :Patricia Galvin
  • 2e assistante monteuse :Paméla J. Yuen
  • Apprentie monteuse :Carol Fleming
  • Assistant directeur artistique :Brian Nickless
  • Chef accessoiriste :Ray Mercer
  • Assisté de :Frank Brown
  • Accessoiriste Standby :Michael Kohan
  • Assistant accessoiriste :John Fredericks
  • Décorateur de plateau :John Anderson
  • Leadmen :John Scott III
    Chuck Lipscomb
  • Musique :sous la direction de Maurice Jarre : Michael Boddicker Ensemble électronique
    Ian Underwood
    Ralph Grierson
    Nyle Seinter
    Judd Miller
    Michael Fisher
  • Musique enregistrée par :Joel Moss pour Record Plant Scoring Inc.
  • Montage musique :Seque Music
  • Chef monteur musique :Jim Harrison
  • Résumé et notes

    • Genre : Aventures
    • Durée : 118 minutes

    RÉSUMÉ

    Allie Fox est un visionnaire, un inventeur maniaque et surdoué, un démiurge misanthrope qui s’est donné mission de combler à lui seul les carences de la divine création et les multiples imperfections du genre humain. Il a l’orgueil vindicatif des génies méconnus, la fougue et l’intransigeance radicale d’un éternel enfant. Il est le meneur incontesté de sa tribu, l’idole de sa femme et de ses fils, Charlie et Jerry, l’inlassable compagnon de jeux de ses filles jumelles, April et Clover… L’Amérique moderne est, aux yeux d’Allie, un rêve avorté, un pays à bout de souffle, tombé aux mains de boutiquiers médiocres, de consortiums anonymes, de fermiers rapaces et obtus. Elle n’a plus rien à lui offrir, et il ne veut plus rien lui donner. Lorsque l’occasion se présente de quitter ce pays déchu, Allie n’hésite pas un instant. Fuyant d’un cœur léger la civilisation, il embarque avec les siens pour le Honduras et s’enfonce au cœur de la jungle, dans le « Royaume des Moustiques ». Là, face au chaos originel, il donne enfin la mesure de ses talents. Entouré d’un petit groupe de Zambas-dociles, médusés par son ardeur, il défriche, débroussaille et plante, édifie des abris, installe un système d’irrigation, des machines à laver, et érige – symbole suprême de son ingéniosité – un gigantesque réfrigérateur à hydrogène, baptisé affectueusement « Gros pépère ». L’Eden prospère ainsi quelques mois, mais Allie est impuissant à le préserver longtemps de la violence. Un jour, trois mercenaires, venus d’un proche village indien, font irruption dans le camp, où ils s’incrustent, goguenards et menaçants. La tension monte rapidement, l’atmosphère devient intenable. Allie tente vainement de chasser les trois hommes, et, devant leur refus persistant, se résout à les séquestrer dans sa chambre froide, dont il obture les issues. Les trois envahisseurs, affolés, détruisent « Gros pépère », qui explose, transformant le camp en un gigantesque brasier… Les Fox, abandonnant la jungle, descendent en radeau vers la mer et échouent sur un rivage désolé. Allie se déclare prêt à repartir à zéro, tel Robinson, mais sa femme et ses enfants ont perdu la foi. Charlie ne voit plus n son père qu’un exalté et un tyran. Il se dresse contre lui, complotant obscurément sa défaite et sa mort… La nature se met de la partie : un typhon submerge la tente familiale… Les Fox rallient une mission. Allie, par un ultime et dérisoire blasphème, tente d’effacer d’un coup toutes ses humiliations. Ce geste absurde lui coûte la vie… Charlie et les Fox gagnent la mer, emportant avec eux le corps du titan vaincu et le souvenir de son rêve impossible… D’après le synopsis publicitaire du film

    En savoir plus

    Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

    • Peter Weir, Extraits d’un entretien avec Pat McGilligan, « Film Comment », novembre-décembre 1986

    Qu’est-ce qui vous a attiré dans The Mosquito Coast ? J’ai été fasciné par la dimension tragique et spécifiquement américaine, de cette histoire. Sur le plan formel, THE MOSQUITO COAST se situe dans la plus pure tradition shakespearienne : Allie Fox me fait penser à MacBeth, ce grand soldat détruit par l’ambition à Othello, consumé par la jalousie… Je voulais rendre intelligible ce personnage, et éviter qu’il suscite seulement la colère du spectateur (comme c’était le cas dans le roman de Paul Théroux). Imaginez que votre père, en qui vous aviez une confiance aveugle, révèle soudain des faiblesses insoupçonnées. Ce géant rapetisse à vue d’œil, et vous oblige à le reconsidérer d’un point de vue nouveau, tandis que vous réalisez vos propres carences. C’est ce processus, très douloureux mais nécessaire, que j’ai tenté de décrire dans THE MOSQUITO COAST. Dans le cinéma américain traditionnel, le héros parvient presque toujours à surmonter ses failles. Les épreuves qu’il traverse en font un homme meilleur, et se concluent inévitablement sur une victoire. Cela fait partie intégrante de la mythologie américaine, et découle du volontarisme acharné qui anime cette société. L’imaginaire américain exclut résolument la notion d’échec, qui remonte à la tragédie grecque. Il ne conçoit pas qu’un rêve puisse tourner court, qu’un grand homme puisse s’effrondrer… L’histoire de THE MOSQUITO COAST s’écarte donc radicalement de la tradition cinématographique américaine, et l’une des gageures de ce projet consistait à la raconter à l’aide des techniques narratives hollywoodiennes. Vous avez consacré beaucoup de temps au script, et avez profondément remanié l’adaptation de Paul Schrader. Ce film a vu le jour grâce au producteur Jérôme Hellman, qui aimait beaucoup le roman de Paul Théroux. Il en avait acheté les droits et demandé à Paul Schrader d’en tirer un scénario. (Si vous voyez MISHIMA, puis lisez « Le Royaume des Moustiques », vous comprendrez aisément pourquoi). Cette adaptation, d’une grande qualité, réussissait à être simple et fidèle au livre, tout en conférant à celui-ci une forme cinématographique. Pourtant, je n’étais pas sûr de pouvoir la porter à l’écran et j’ai exprimé certains doutes à Hellman et Schrader. J’ai retravaillé le script en maintenant un contact téléphonique régulier avec Paul Schrader. J’ai introduit de nouvelles scènes, de nouveaux dialogues, mais j’en ai, bizarrement, sacrifié l’essentiel au montage final, de sorte que le film suit maintenant d’assez près le texte de Schrader, qui était lui-même très fidèle à Théroux… J’ai essayé de donner à THE MOSQUITO COAST une forme conventionnelle pour ne pas déconcerter totalement le spectateur. L’ouverture, par exemple, contient certaines des images les plus banales que j’aie jamais tournées. A l’origine, j’en avais tourné une très mystérieuse, très « Weirienne », où il se passait des choses hautement bizarres. Aux rushes, ce fut un triomphe : on me couvrit d’éloges, mais j’eus des doutes, et je décidai finalement de supprimer cette scène. C’était un geste purement symbolique, mais chargé, à mes yeux, d’une grande résonance. Je tends actuellement vers une écriture plus dépouillée, j’essaie de m’ouvrir à de nouvelles influences, à de nouvelles approches. Mon travail repose sur un désir d’éblouissement. C’est un mot étrange qui décrit très exactement l’émotion que provoqua en moi la première vision du MAGICIEN D’OZ. Je devais avoir dix ans, et je n’avais rien éprouvé de tel : j’entrais dans un monde mystérieux, qui me fascinait en raison de son obscurité même… J’aimerais, aujourd’hui, faire partager le même plaisir aux spectateurs, les aider à retrouver leur capacité d’émerveillement, les entraîner si loin qu’ils ne sachent plus, en sortant de la salle, s’il pleut ou si le soleil brille, et qu’ils se mettent à errer au hasard dans les rues…

    • Sortie : 25 février 1987 en France
    Date de la publication électronique :21 août 2013
    Sources :