Une rencontre  –  Lisa Azuelos  –  2014

Fiche générale

  • Titre original : Une rencontre
  • Durée : 81 minutes
  • Producteur :Julien Madon (producteur)
    Lisa Azuelos (producteur)
    Romain Le Grand (coproducteur)
    Florian Genetet-Morel (producteur associé)
  • Production :Bethsabée Mucho (production)
    Pathé (production)...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Lisa Azuelos
  • Interprètes : Sophie Marceau (Elsa)
    François Cluzet (Pierre)
    Lisa Azuelos (Anne)
    Alexandre Astier (Eric)
    Arthur Benzaquen (Julien)
    Jonathan Cohen (Marc)
    Niels Schneider (Hugo)
    Stéphanie Murat (Valérie)...
  • Scénario :Lisa Azuelos
  • Directeur de production :Jacques Arhex
  • Directeur de la photographie : Alain Duplantier
  • Monteur : Stan Collet
  • Chef décorateur : Anne Seibel-Lemeux
  • Costumier : Isabelle Pannetier

Production

  • Titre original : Une rencontre
  • Producteur :Julien Madon (producteur)
    Lisa Azuelos (producteur)
    Romain Le Grand (coproducteur)
    Florian Genetet-Morel (producteur associé)
  • Production :Bethsabée Mucho (production)
    Pathé (production)
    TF1 Films Production (production)
    Chaocorp Développement (coproduction)
    Movie Pictures (coproduction)
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Directeur de production :Jacques Arhex
  • En association avec :Cofimage 25
  • Avec la participation de :Canal+
    Ciné+
    TF1
    TMC

Fiche artistique

  • Réalisateur :Lisa Azuelos
  • Scénario :Lisa Azuelos
  • Scripte :Nathalie Vierny
  • Interprètes :Sophie Marceau (Elsa)
    François Cluzet (Pierre)
    Lisa Azuelos (Anne)
    Alexandre Astier (Eric)
    Arthur Benzaquen (Julien)
    Jonathan Cohen (Marc)
    Niels Schneider (Hugo)
    Stéphanie Murat (Valérie)
    Olivia Côte (Caro)
    Syrus Shahid (ami de Julien)
    Lily Taieb (Lili)
    Jules Benchetrit (Louis)
    Tatiana Khayat (Lola)
    Stylane Lecaille (Ben)
    Thais Alessandrin (Jade)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Alain Duplantier
  • Monteur :Stan Collet
  • Chef décorateur :Anne Seibel-Lemeux
  • Costumier :Isabelle Pannetier
  • Son :Vincent Goujon
    Nicolas Bouvet
  • Maquilleur :Stéphane Robert
    Sylvia Carissoli
  • Casting :Emmanuelle Prevost
  • Régisseur :Frédéric Sevestre (régisseur général)
  • Assistant réalisateur :Sébastien Deux (premier assistant)
  • Supervision post-production :Amélie Dibon
  • Coiffeur :Gérald Portenart
  • Mixeur :Marc Doisne

Résumé et notes

  • Durée : 81 minutes

RÉSUMÉ

Elsa (Sophie Marceau) écrivain, et Pierre (François Cluzet), avocat, se croisent lors de la soirée de clôture d’un salon du livre : un regard, un briquet qui change de mains, des rires un peu trop nerveux, le frémissement d’une histoire possible… Une rencontre ?

Sauf que la vie de Pierre, c’est d’abord sa famille : ses enfants et Anne (Lisa Azuelos), sa femme depuis quinze ans, celle qui l’aimera toujours, et qu’il aimera toujours, en dépit de la routine et du temps qui passe, il le sait. Elsa, de son côté, se reconstruit peu à peu suite à un divorce compliqué, se partageant entre l’écriture, ses ados qui grandissent trop vite, ses amies et une histoire légère comme l’air avec Hugo (Niels Schneider), son jeune amant. Pour elle, l’homme marié est un tabou et même pire : une erreur.

Pourtant… Dès le premier regard, la rencontre de Pierre et Elsa s’inscrit dans une temporalité différente, comme si présent et futur possible se dédoublaient, s’entrechoquaient... jusqu’à créer une réalité où tout serait possible.

D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • ENTRETIEN AVEC LISA AZUELOS

Depuis COMME T’Y ES BELLE et LOL, on sait que les thèmes de vos films sont souvent directement inspirés de votre vie… c’est aussi le cas pour UNE RENCONTRE ?

Oui et non. Même si l’histoire s’est imposée à moi c’est le premier scénario que j’écris comme s’il s’était présenté tout seul, sans la moindre « préméditation ! », elle reste une fiction. Je peux quand même citer deux sources d’inspiration. La première, c’est sans doute que j’ai voulu rendre hommage à tous les hommes que j’ai rencontrés depuis mon divorce. Je me suis toujours interrogée sur l’image qu’une femme renvoie après une séparation. Du jour au lendemain, son statut change, elle devient une menace potentielle pour les autres couples. Ce qu’il y a d’autobiographique dans le film, c’est peut-être qu’il résume ce que moi et mes amies dans le même cas avons pu vivre. En tant qu’ex-femme mariée, je n’ai jamais voulu coucher avec des hommes déjà pris ailleurs, comme Elsa, l’héroïne, pour moi c’est un tabou total. La seconde inspiration, c’est une scène que j’adore, dans L’AMOUR L’APRÈS MIDI d’Eric Rohmer. Il y a ce plan où le héros, son pull à moitié enfilé, se regarde dans la glace et ça lui fait une tête de martien. Depuis des années, j’avais gardé cette image, à la fois drôle et émouvante, et je savais qu’un jour je la tournerai, en hommage !

C’est la première fois qu’on voit François Cluzet dans un rôle romantique.

J’étais ravie qu’il accepte parce que j’avais vraiment envie de le voir dans un autre registre. Pour moi, c’est le plus grand acteur français ! Je suis fan de tous ses films, de L’ENFER à INTOUCHABLES en passant par LES PETITS MOUCHOIRS. François a tout joué, du tétraplégique au dingue en passant par l’alcoolique ou le chômeur, sauf ce rôle là, celui d’un objet de désir. Je voulais le voir en Hugh Grant et je n’ai pas été déçue !

Autre première, vous apparaissez, vous aussi, à l’écran et pas dans un petit rôle : tant qu’à faire, pourquoi avoir choisi d’incarner l’épouse et pas la maîtresse potentielle ?

Parce que le rôle de la « maîtresse » était déjà casté, et qu’elle s’appelle Sophie Marceau, difficile de lutter ! (rires) Plus sérieusement, j’ai écrit le film en pensant à Sophie, avec qui j’avais déjà travaillé pour LOL. Elle seule pouvait incarner Elsa et je ne pourrai jamais assez la remercier de l’avoir fait avec cette classe et cette émotion-là. Non seulement elle est physiquement irrésistible, la saleté (rires), mais professionnellement, c’est une Rolls, qui travaille bien en amont du rôle : elle a beaucoup réfléchi au fait qu’Elsa était écrivain, à ce que ça pouvait impliquer comme, attitude, comme regard sur les choses… Si j’ai joué dans le film, c’est parce que je n’arrivais pas à trouver l’épouse idéale pour Pierre. Pour incarner Anne, il fallait la femme la plus « normale » possible, celle à qui on pourrait s’identifier… Une « vraie » actrice aurait-elle été crédible dans le rôle d’une épouse au long cours, une « Mme tout-le-monde »? J’ai proposé des noms à François Cluzet, ça ne collait pas, jusqu’au jour où j’ai dit, presque comme une boutade « Et bien, je vais le faire, moi ! » Et à ma surprise… et mon soulagement, il a été enthousiaste !

Pour vous, comment ça s’est passé avec l’actrice débutante Lisa Azuelos ?

C’était un vrai challenge, ça c’est sûr ! Sur chaque tournage, j’aime bien m’imposer quelque chose de difficile (tourner avec des ados pour LOL ou avec quatre actrices principales pour COMME T’Y ES BELLE), et là, le défi, c’était ma pomme ! J’ai eu envie de jouer parce que quand on écrit, comme moi, on est tout le temps dans sa tête et être acteur, c’est avoir un corps. J’étais à une période de ma vie où je faisais un travail sur ça, j’avais envie d’incarner, de sortir de moi, de chez-moi, au sens propre comme au figuré. Et peut-être avais-je aussi une revanche à prendre. À l’âge de 15 ans, on m’a proposé le rôle de la jeune fille dans BEAU- PÈRE, et au dernier moment, mes parents ont dit « pas question que notre fille fasse l’actrice ». Jouer était resté pour moi, comme un interdit, or je suis quelqu’un qui adore faire tomber les interdits !

On dit souvent qu’être des deux côtés de la caméra, c’est-ce qu’il y a de plus dur ?

Je confirme, c’est très compliqué d’avoir un regard neutre sur soi-même à l’écran, ni trop sévère ni complaisant. Pour me diriger, j’ai demandé à François Cluzet de m’aider. Il a été de très bon conseil, c’est un acteur qui sait qu’un film est avant tout une équipe. Et avec le recul, je pense que ma présence des deux côtés a servi l’histoire : quand Sophie et François étaient dans leurs scènes d’amour et de désir, j’étais là tout le temps, pas seulement comme réalisatrice, mais aussi comme l’ombre d’Anne, la femme de Pierre. Inconsciemment, j’ai du vouloir faire en sorte qu’ils ne m’oublient jamais.

Une bonne partie du film repose sur un suspense. Elsa, qui est libre, et Pierre, qui ne l’est pas, vont-ils coucher ensemble ? Sans dévoiler la fin, vous ne craignez pas qu’on dise que cette histoire est moralisatrice ?

Ca n’est pas du tout mon intention, en tout cas ! Au départ, le film devait s’appeler « des gens bien » mais j’ai changé parce que je ne voulais pas mettre un jugement sur ce que ces personnages vivent. Il n’y a, ni méchant, ni gentil. C’est une histoire dans laquelle tout le monde a raison… et a ses raisons. Pierre est marié à une femme qu’il aime vraiment, même s’ils sont dans la routine. Anne sent qu’il se passe quelque chose de grave mais elle ne devient pas une mégère pour autant. Elsa ne veut pas d’un homme marié, elle est dans la culpabilité vis-à-vis de ça, mais elle aussi, cet amour la cueille littéralement. Chacun a beaucoup à perdre, pas seulement la femme de Pierre.

Vous pensez que c’est crédible, un homme qui résiste à Sophie Marceau ?

Je répondrais que ce n’est pas parce que 80% des hommes ne résisteraient pas que ça n’est pas possible (rires). Et pour moi, le sujet n’est pas tant de renoncer à Sophie Marceau que de refuser le risque de perdre la femme qu’on aime depuis quinze ans. UNE RENCONTRE est un film qui ne parle pas de « l’eros » mais de « l’agape », qui sont les deux termes pour dire l’amour en grec ancien. Pour simplifier, d’un côté, il y a l’eros, le désir charnel et de l’autre l’agape, une forme d’attirance où on est moins dans la consommation mais plus dans la communion. Pour moi, aujourd’hui, l’ère de l’eros c’est un peu dépassé, on cherche plus de lien, d’intimité vraie. Je pense que Anne, l’épouse, aurait préféré que son mari couche avec une fille un soir, plutôt qu’il ressente cette émotion pour une autre femme qu’elle. Le côté « qui trompe qui » me semble à côté de la plaque.

C’est à dire ?

Le problème, et la solution en même temps, c’est l’amour ! Pierre et Elsa auraient très bien pu coucher ensemble au tout début et devenir potes après. Ce qui est compliqué, ce qui les met en danger, c’est cette attirance viscérale entre eux. C’est elle, c’est lui, c’est tout ! La question, c’est « Qu’est-ce qu’on fait d’un deuxième amour, qui vous tombe dessus comme ça ? ». Le paradoxe, c’est que je crois que ce qui s’est passé entre Pierre et Elsa va faire du bien au couple de Pierre et Anne : à mon avis, n’importe quel amour qu’on rencontre nous rappelle à l’amour tout court. L’émotion de Pierre pour Elsa le renvoie aussi à ce qu’il a éprouvé pour sa femme au début. Comme si ça réactivait des zones du cœur et du cerveau endormies.

Le film parle de la dimension quantique de l’amour. Qu’est-ce que c’est ?

En France, on ne connaît pas trop, mais c’est un terme courant chez les anglo-saxons, d’ailleurs en anglais le film s’appellera QUANTUM LOVE. La physique quantique parle de la dimension multidimensionnelle de l’univers, et je pense qu’en amour, c’est la même chose. Une « vraie » rencontre brouille nos repères habituels et mélange le passé, le présent et le futur. Soudain, c’est comme si les trois étaient condensés, c’est pour cela que ça fait un tel choc. Dans le film, quand Pierre rencontre Elsa, il a des images de sa femme, de son passé, de leur avenir aussi, de tout ce que cette déflagration risque de produire de beau comme de médiocre… d’irrémédiable en fait.

On a le sentiment qu’avec UNE RENCONTRE, vous êtes moins dans la comédie que d’habitude ?

Je crois que j’ai toujours fait semblant de faire de la comédie mais au fond, depuis le début, j’ai surtout l’ambition immense de réveiller les cœurs des gens, de les renvoyer à leurs propres histoires… On me dit que je fais des films « doudou », que les spectateurs voient et revoient, mais pas seulement pour rire, pour se reconnaître. Mon obsession c’est de leur dire « vivez, maintenant, il y a une urgence, ne vous laissez pas embarquer dans des vies dont vous ne voulez pas ! ». Quand j’écris un film je sais pas où je vais aller, il y a des sujets où la comédie vient plus facilement, c’est tout. Je crois que ce que je fais, c’est de la comédie humaine, comme Balzac… en toute modestie (rires) !

Dans tous vos films, on retrouve des scènes-signatures. Il y a toujours des femmes qui chantent au volant, des enfants qu’on appelle à table et qui ne viennent pas, des hommes devant la télé…

C’est vrai ! Et aussi des gens dans des boîtes de nuit, d’autres qui parlent de gants Mapa… J’ai réalisé que j’ai un nouveau truc. Dans mes derniers films je parle de Londres… et de Rennes, où je n’ai pourtant jamais mis les pieds. Ça doit être psychanalytique, il faudrait que je creuse… !

Le film est dédié à votre amie Valérie Benguigui…

Elle est partie quand j’étais en train de finir le montage. C’est quelqu’un que j’aime pour toujours, qu’on soit mort ou vivant ne change rien à l’intensité du lien. Ce film parle de ça, de cette éternité qui découle des vraies rencontres, qu’elles soient amicales ou amoureuses. Pierre aimera toujours Elsa, j’aimerai toujours Valérie. C’est tellement normal que cette histoire lui soit dédiée.


  • Sortie : 23/04/2014
Date de la publication électronique :24 March 2014
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé