Papa ou Maman  –  Martin Bourboulon  –  2015

Fiche générale

  • Titre original : Papa ou maman
  • Durée : 85 minutes
  • Producteur :Dimitri Rassam
    Alexandre De La Patellière
  • Production :Chapter 2
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Martin Bourboulon
  • Interprètes : Marina Foïs (Florence Leroy)
    Laurent Lafitte de la comédie française(Vincent Leroy)
    Alexandre Derousseaux (Mathias Leroy)
    Anna Lemarchand (Emma Leroy)
    Achille Potier (Julien Leroy)
    Judith El Zein (Virginie)
    Michael Abiteboul ( Paul)
    Vanessa Guide (Marion)...
  • Scénario :Alexandre De La Patellière
    Matthieu Delaporte (scénario, Adaptation et Dialogues)
  • Adaptation :Alexandre De La Patellière
    Matthieu Delaporte
  • Dialogues :Alexandre De La Patellière
    Matthieu Delaporte
  • Directeur de production :Benoît Pilot
  • Directeur de la photographie : A.F.C. Laurent Dailland
  • Compositeur de la musique : Jerôme Rebotier
  • Monteur : Virgine Bruant (Chef Monteuse)
  • Chef décorateur : Stéphane Taillasson
  • Costumier : Anne Schotte (créatrice des costumes)

Production

  • Titre original : Papa ou maman
  • Producteur :Dimitri Rassam
    Alexandre De La Patellière
  • Production :Chapter 2
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Directeur de production :Benoît Pilot
  • coproducteurs :Romain Le Grand
    Matthieu Delaporte
    Serge De Poucques
    Sylvain Globerg
    Adrian Politowski
    Gilles Waterkeyn
  • Producteur associé :Jonathan Blumental
  • D'après une idée originale de :Guillaume Clicqot
  • Coproduction :Nexus Factory
    Pathé
    M6 Films
    Jouror Films
    Fargo Films
  • En coproduction avec :Umedia
  • En association avec :Ufund
    Sofitvcine
  • Avec la participation de :Canal +
    Cine +
    M6
    W9

Fiche artistique

  • Réalisateur :Martin Bourboulon
  • Scénario :Alexandre De La Patellière
    Matthieu Delaporte (scénario, Adaptation et Dialogues)
  • Adaptation :Alexandre De La Patellière
    Matthieu Delaporte
  • Dialogues :Alexandre De La Patellière
    Matthieu Delaporte
  • Interprètes :Marina Foïs (Florence Leroy)
    Laurent Lafitte de la comédie française(Vincent Leroy)
    Alexandre Derousseaux (Mathias Leroy)
    Anna Lemarchand (Emma Leroy)
    Achille Potier (Julien Leroy)
    Judith El Zein (Virginie)
    Michael Abiteboul ( Paul)
    Vanessa Guide (Marion)
    Michel Vuillermoz de la comédie française (Coutine)
    Anne Le Ny (Le Juge)
    Yves Verhoeven (Henri)
    Yannick Choirat (Xavier)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :A.F.C. Laurent Dailland
  • Compositeur de la musique :Jerôme Rebotier
  • Ingénieur du son :Jerôme Chenevoix
  • Monteur :Virgine Bruant (Chef Monteuse)
  • Chef décorateur :Stéphane Taillasson
  • Costumier :Anne Schotte (créatrice des costumes)
  • Monteur son :Sébastien Marquilly
  • Maquilleur :Jean-Christophe Roger
  • Photographe de plateau :Thibo&Anouchka
  • Assistant réalisateur :A.F.A.R Carole Amen (1er Assistant réalisateur)
  • Chef coiffeuse :Catherine Duplan
  • Mixeur :Fabien Devillers

Résumé et notes

  • Durée : 85 minutes

RÉSUMÉ

Florence et Vincent ont tout réussi. Leurs métiers, leur mariage, leurs enfants. Et aujourd'hui, c'est leur divorce qu'ils veulent réussir. Mais quand ils reçoivent simultanément la promotion dont ils ont toujours rêvée, leur vie de couple vire au cauchemar. Dès lors, plus de quartier, les ex-époux modèles se déclarent la guerre, et ils vont tout faire pour NE PAS avoir la garde des enfants.

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC MARTIN BOURBOULON

Comment est né ce projet de film?

C’est le producteur Dimitri Rassam qui l’a initié. Il y a environ quatre ans, alors que j’avais dans l’idée de réaliser mon premier long métrage, il m’a fait lire un scénario original de Guillaume Clicquot. Le pitch qui évoque deux parents séparés qui se battent pour ne pas avoir la garde de leurs enfants, était génial. Et, bien que cette idée de départ soit un peu dingue, je sentais qu’à travers elle, on pouvait imaginer un film certes drôle, mais aussi un peu romantique, sur un couple en crise.

Comment avez-vous choisi vos comédiens ?

Très vite, Dimitri et moi avons eu envie de proposer le rôle de la mère à Marina Foïs. Elle a partagé plusieurs versions du scénario et s’est montrée tout de suite très investie. Laurent Lafitte, lui, est arrivé un peu après mais de façon assez naturelle. Comme il connaissait Marina depuis longtemps, le binôme a tout de suite bien fonctionné. Marina et Laurent sont des acteurs très complets et ont une palette de jeu extrêmement large, ils peuvent être très crédibles dans le registre dramatique mais détiennent ce que peu d’acteurs ont : un sens inné de la comédie ; j’ai adoré travailler avec eux. J’ai aimé les filmer, je voulais qu’ils soient beaux, et mis en valeur. J’étais très soucieux de la qualité du jeu, mais il s’est rapidement imposé. Comme on avait tous conscience d’être embarqué dans un beau projet , personne ne voulait se louper.

Le choix des enfants a-t-il été difficile ?

Le casting a été long et compliqué parce qu’en plus de choisir les bonnes personnes individuellement, il fallait que la fratrie fonctionne. Justine Léocadie et Julie David, les directrices de casting, ont fait un très bon boulot, elles ont vu environ 500 enfants, tous débutants. L’enjeu était de savoir s’ils seraient drôles en disant des répliques sensées faire rire. Elles ont utilisé le texte ou l’improvisation mais aussi leur feeling. J’avais déjà eu l’occasion de travailler avec des enfants dans la publicité et, en tant que père de famille, j’ai plutôt un bon rapport avec eux.

Où avez-vous tourné le film ?

Outre quelques scènes tournées à Etretat et Paris, nous sommes restés la plupart du temps près de Dieppe, à Pourville-sur-Mer. Tourner dans un environnement de province était un vrai choix. Cela permettait aussi d’offrir à Marina Foïs un travail moins classique : plutôt que de filmer une femme en tailleur dans les couloirs d’une tour de la Défense, j’aimais beaucoup l’idée de la voir avec une grosse parka et des chaussures de chantier, ça lui donnait un côté meneuse d’hommes. La suivre entre éoliennes offre au film un aspect aérien, très naturel auquel je tenais beaucoup.

ENTRETIEN AVEC ALEXANDRE DE LA PATELLIERE ET MATTHIEU DELAPORTE

Le travail d’écriture a-t-il été long ?

Matthieu : Une fois que nous avons été réellement intégrés au projet, nous connaissions déjà bien l’histoire donc cela s’est fait très rapidement. En tant que pères de familles avec des enfants à peu près du même âge que les personnages, nous étions inspirés. Du coup, nous nous sommes lancés dans l’écriture avec un immense plaisir et une grande frénésie. Tout partait de nos discussions avec Martin et écrire pour un autre réalisateur que nous, conférait à la tâche un côté récréatif très ludique.

Quels étaient vos axes d’écritures ?

Alexandre : A partir de ce pitch fort, Martin voulait faire une comédie romantique un peu décalée. Le ton du film est très libre mais les personnages sont crédibles. Il y a un vrai couple, des vrais enfants et des vraies situations. L’un de nos souhaits était d’ouvrir le film avec un homme et une femme sympathiques, qui s’aiment… avant de se séparer et de rentrer dans un match où tous les coups sont permis.

Est-ce très différent d’écrire une pièce et un film?

Alexandre : Notre mécanique de travail reste la même mais les contraintes, les libertés changent. Quand on écrit une pièce, on est vraiment seul maître à bord, il y a ce degré de liberté absolue. Un scénario, lui, est un objet transitionnel car il est voué à être transformé par le réalisateur.

Matthieu : Pour moi, écrire une pièce ou un film, c’est comme courir un 400 m. ou un marathon. Ce n’est pas du tout le même rythme. Dans nos pièces, tous se passe quasiment en une scène : pour la faire rebondir, il faut créer des éléments narratifs. Au cinéma, on découpe davantage. Le théâtre est un art du temps, du moment, que l’on a tendance à dilater. Le cinéma est véritablement un art de l’ellipse ; c’est la juxtaposition des éléments qui donne du rythme.

Alexandre : En comédie, le rythme est quelque chose d’obsessionnel. Avec une distorsion temporelle légèrement différente, une chose drôle ne fera plus rire. Au cinéma, le principe d’emballement est en partie mis en scène par le réalisateur. Au théâtre, on trouve le tempo dans l’espace entre les répliques.

Matthieu : Les acteurs de théâtre ont plus de temps pour le trouver. D’une journée, d’une séance à une autre, l’acteur ressent ce qui fonctionne ou pas. Le génie des comiques est d’ailleurs d’avoir une grande mémoire du rythme. Au cinéma, le montage est fondamental pour cela c’est lui qui donne le tempo.

ENTRETIEN AVEC MARINA FOÏS

Comment avez-vous abordé votre personnage ?

Ayant été intégrée au projet tôt, je l’ai vu évoluer au fil des différentes versions du scénario. J’aimais beaucoup la forme de masculinité, de virilité de mon personnage. N’étant pas très froufrous, sa tenue de chantier me plaisait bien. Et puis ce rôle de mère est intéressant car, contrairement à tous ces films où la maternité est traitée sous l’aspect de l’épanouissement, il montre le ras-le-bol, le désintérêt et l’envie de liberté qu’on peut ressentir parfois. Dans le film, on comprend bien que les enfants sont un fusible : Ils représentent le couple, la famille, tout ce qui étouffe, mais ils ne sont pas responsables de l’explosion du couple que formaient leurs parents.

Qu’aimez-vous chez Laurent Lafitte ? Nous nous connaissons depuis longtemps, je l’ai quasiment vu naître même si je suis beaucoup plus jeune que lui. Dix ans nous séparent, je crois. Ca fait des années qu’il me fait rire dans la vie. Il est incisif, rapide, il a un sens de la formule diabolique, un humour très noir qui me fait terriblement rire… Et puis il est élégant, racé, ce qui lui permet d’être terriblement grossier sans jamais être vulgaire. Parfois il est même carrément dégueulasse j’aime ça. Il a un sens de la répartie assez humiliant, je crois qu’il ne m’est jamais arrivé d’avoir le dernier mot. Et puis je le trouve sexy (j’accorde beaucoup d’importance au physique) et je crois que c’est important de désirer un peu son partenaire. Un minimum. Un peu. C’est plus agréable quand on doit se lever très tôt pour tourner…

Est-ce difficile de donner la réplique à des enfants ?

C’est comme avec les adultes, il y a de bons et de mauvais acteurs, certains que j’aime et d’autres qui ne m’intéressent pas. Sur ce film, ils étaient tous les trois très singuliers, et bons acteurs. Avec le grand, est née une complicité immédiate. Sa maturité et son humour étaient étonnants pour un garçon de 16 ans. Les autres étaient plus dans leur monde mais c’est amusant aussi d’être face à quelqu’un qui est ailleurs car ça oblige à sortir de ses rails.

ENTRETIEN AVEC LAURENT LAFITTE

Connaissiez-vous Marina Foïs depuis longtemps ?

A 17 ans, on avait joué ensemble « Les Carnets de Camus » au cours Florent. Notre complicité est née à cette époque. Marina est très vive et elle me fait beaucoup rire. J’aime sa façon d’avoir une grande finesse d’esprit, une analyse psychologique (presque psychanalytique) des choses et en même temps un humour potache, une capacité à rire de choses complètement futiles. Dans le travail, nous étions vraiment à l’unisson. Après avoir participé activement à la préparation du film à travers beaucoup de lectures, sur le plateau on a conservé cette liberté. Nous sommes deux perfectionnistes, surtout sur des comédies parce qu’on sait que l’humour ne tient qu’à un mot, un tempo. Et le baromètre, c’est le rire : si moi je ris, ça peut potentiellement faire rire d’autres gens. C’est mon seul indicateur réel.

Que vous a appris la comédie française sur votre métier d’acteur

A aborder, presque sans réfléchir, plein de répertoires différents. Quand vous jouez en une année Gogol, Shakespeare, Voltaire et Feydeau, vous devenez un artisan qui n’a pas de temps pour l’introspection. Il y a évidemment une réflexion à travers un vrai travail sur les textes, mais il n’y a pas de place pour le questionnement égocentré. Il faut avancer, produire du jeu, être efficace. Et grâce au travail de troupe, on reste ancré dans sa vraie nature. Au cinéma, on peut courir le risque d’être surprotégé et de se prendre pour quelqu’un d’autre. Cela peut être fatiguant de jongler entre théâtre et cinéma mais ce métier de passion, j’ai tout fait pour l’exercer de cette façon-là, et tant que c’est en marche j’en profite.

  • Sortie : 4 février 2015
Date de la publication électronique :15 December 2015
Sources :

matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé