Le Grand jour  –  Pascal Plisson  –  2015

Fiche générale

  • Durée : 86 minutes
  • Producteur :Marie Tauzia
    Romain Le Grand
    Muriel Sauzay
  • Production :Ladybirds Cinéma
    Pathé (coproduction)
  • Distribution : Pathé
  • Réalisateur :Pascal Plisson
  • Interprètes : Nidhi Jha (Etudiante Indienne)
    Albert Gonzalez Monteagudo (Boxeur Cubain)
    Delgermurun (Deegii) Batjargal (Contorsionniste Mongole)
    Tom Ssekabira (Ranger Ougandais)
  • Scénario :Pascal Plisson
    Olivier Dazat
  • Directeur de la photographie : Simon Watel
  • Monteur : Perrine Bekaert

Production

  • Producteur :Marie Tauzia
    Romain Le Grand
    Muriel Sauzay
  • Production :Ladybirds Cinéma
    Pathé (coproduction)
  • Distribution : Pathé
  • Producteurs Associés :Hélène Badinter
    Jonathan Blumental
    Igor Latinovic
  • Musique :Krishna Levy
  • Avec la participation de :Canal +
    Ciné +
    France télévisions
  • En association avec :Cinémage 9
    A plus image 5
  • Avec la collaboration de :La fondation financière de l'échiquier
  • Avec le soutien de :La Principauté de Monaco
    Le Comité Olympique Monégasque
  • Avec le soutien du :CNC
  • Avec le soutien de la :Procirep
  • Avec l'aimable collaboration de :l'UNESCO
  •  

    Fiche artistique

    • Réalisateur :Pascal Plisson
    • Scénario :Pascal Plisson
      Olivier Dazat
    • Interprètes :Nidhi Jha (Etudiante Indienne)
      Albert Gonzalez Monteagudo (Boxeur Cubain)
      Delgermurun (Deegii) Batjargal (Contorsionniste Mongole)
      Tom Ssekabira (Ranger Ougandais)

    Fiche technique

    • Directeur de la photo :Simon Watel
    • Monteur :Perrine Bekaert
    • Son :Gilles Aristizabal

    Résumé et notes

    • Durée : 86 minutes

    RÉSUMÉ

    Aux quatre coins du monde, des jeunes garçons et filles se lancent un défi : aller au bout de leur rêve, de leur passion et réussir l'épreuve qui va bouleverser leur vie. Ensemble ils vont vivre une journée unique, celle de toutes les espérances.

    D’après le synopsis publicitaire du film

    En savoir plus

    Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

    • ENTRETIEN AVEC PASCAL PLISSON

    "Origine du projet''

    « Dans un train pour Saint-Pétersbourg, à la fin d’un tournage, je suis intrigué par un jeune homme d’à peine quinze ans assis à côté de moi. Il a un violon soigneusement posé sur les genoux et lit des partitions d’un air très concentré. Timidement, le jeune homme frêle me raconte qu’il vient d’un petit village de Sibérie. Il est en route pour passer une audition dans une des plus grandes écoles de musique de la ville. Je m’étonne du fait qu’il voyage seul. Il m’explique que sa famille, après des mois d’économies pour lui permettre de présenter le concours, n’a pas eu les moyens de l’accompagner. S’il réussit, il intègrera l’école en tant qu’interne et boursier. Il incarnera dès lors la fierté de sa famille, et deviendra le gardien des espoirs de son village natal. De retour en France, très touché par son histoire, je contacte l’école : le jeune homme a brillamment réussi. Je ne le reverrai jamais, mais cette rencontre a semé mon désir de filmer à travers le monde la passion, la détermination et le surpassement de soi d’enfants exceptionnels. LE GRAND JOUR raconte donc le parcours de quatre jeunes, portés par la fougue et l’innocence, et dont les efforts sur le chemin de la vie vont se cristalliser autour d’une journée qui, quoi qu’il arrive, bouleversera leur existence. »

    "Nidhi Jha''

    En découvrant le Super 30, cette école préparatoire, on comprend le potentiel de l’éducation solidaire en Inde. Concrètement, chaque année, un homme change radicalement la vie de 30 enfants. L’histoire de la famille de Nidhi est particulièrement inspirante dans un pays où l’accès à l’éducation des filles reste un enjeu majeur. Elle est d’autant plus remarquable que le père de Nidhi encourage autant ses filles que son garçon. À travers ce parcours, on a un aperçu de la manière dont les jeunes indiens appréhendent l’éducation. Ils sont passionnés par les études et abordent les concours comme des athlètes. Ils sont prêts à d’immenses sacrifices pour avoir accès à une bonne éducation.

    "Deegii Batjargal''

    La détermination de Deegii se voit dans ses yeux. C’est une enfant qui fait preuve d’une surprenante maturité pour son âge. Obstinée, courageuse, elle ne se plaint jamais. Sa famille très unie espère plus que tout la voir réaliser son rêve.

    "Tom Ssekabira''

    L’histoire de Tom nous révèle une préoccupation largement partagée par les jeunes Africains et dont on parle très peu : la protection du patrimoine naturel et des animaux. En Ouganda, au Congo et au Rwanda, des pays où on trouve encore des grands singes, la nouvelle génération est particulièrement impliquée. C’est le cas de Tom qui se sent responsable et veut protéger cet extraordinaire patrimoine. Avec un père instituteur, il est aussi représentatif d’un pays africain qui parie résolument sur l’école, quels que soient les aléas financiers.

    "Albert Ensasi Gonzalez Monteagudo ''

    L’histoire d’Albert met en lumière deux piliers du régime cubain : l’éducation obligatoire et la mystique sportive. À Cuba, les grands athlètes font la fierté du pays et l’école assure leur avenir, quoi qu’il advienne de leur carrière sportive. Albert est un petit paradoxe sur pattes, réservé dans la vie et explosif sur le ring. Un mélange de gentillesse et de force qui lui vaut d’être très apprécié par ses copains du quartier. Vivant mal la séparation de ses parents, il a trouvé dans la boxe une manière d’évacuer sa rage. Son père dit d’ailleurs souvent que son fils a de la dynamite dans les poings.

    "Pascal Plisson, le réalisateur''

    Pascal Plisson est un cinéaste voyageur qui parcourt le monde depuis de nombreuses années, filmant avec un mélange savant de distance et d’intimité la réalité des peuples qu’il rencontre. Réalité quotidienne mais aussi sociologique, illustrée chaque fois par le destin des personnages auxquels il s’attache. Mais c’est aussi un amoureux des grands paysages fascinants de notre planète, dont il a su mieux que personne restituer la beauté, notamment dans la série « Vu du ciel », avec Yann Arthus-Bertrand. Pascal Plisson a remporté un grand succès au cinéma en France et actuellement à l’international avec SUR LE CHEMIN DE L’ÉCOLE, film documentaire qui raconte les difficultés et la bravoure d’enfants venus de quatre pays différents sur le chemin de l’école. Pascal Plisson est ambassadeur pour l’association Aide et Action afin de faire partager ses expériences de terrain au plus grand nombre en tant qu’observateur dans le milieu éducatif. Il souhaite poursuivre son exploration cinématographique de l’enfance et son éducation, sous ses diverses formes, à travers le monde. Cette valorisation de l’action éducative est tellement incarnée dans ses films que l’Unesco est également partenaire de son précédent film et de celui-ci.

    Considérez-vous que LE GRAND JOUR constitue une suite directe à SUR LES CHEMINS DE L’ECOLE ?

    L’idée du GRAND JOUR m’est venue avant de terminer SUR LE CHEMIN DE L’ÉCOLE. Mes projets naissent souvent de rencontres qui déclenchent en moi une idée spécifique.

    Comment faites-vous pour choisir les pays où vous filmez et les enfants dont vous racontez l’histoire ?

    J’ai la chance d’avoir beaucoup voyagé pour tourner des documentaires télévisés. Du coup, j’ai en tête des images très fortes de certains pays. J’ai habité une quinzaine d’années en Afrique. J’ai des relais un peu partout à travers le globe, ce qui m’aide dans mes recherches. Pour LE GRAND JOUR, je voulais, dès les prémices, partir sur une oeuvre pluridisciplinaire. J’ai choisi la boxe à Cuba avec Albert, un concours d’entrée dans une prépa de mathématiques en Inde avec Nidhi, un récit autour du cirque en Mongolie avec Deegii et la quête d’un diplôme de Ranger en Ouganda avec Tom. Concernant l’Inde, on m’a parlé du concours « Super 30 » qui permet chaque année à des enfants défavorisés, comme Nidhi, d’intégrer une prépa. J’ai trouvé ça très intéressant. La Mongolie, j’y ai pensé naturellement parce que c’est le pays du cirque. En revanche, j’ai hésité avant de filmer l’école de contorsionnistes car c’est un milieu vraiment dur. Enfin, l’Ouganda est un pays qui se reconstruit notamment par le biais d’une jeunesse investie dans la protection animale. Comme beaucoup de ses concitoyens, Tom a cette envie irrépressible de travailler au coeur de la nature. Ça me touche.

    Comment s’y prendre pour écrire le sénario du GRAND JOUR, sachant que le filmnavigue entre le documentaire pur et le cinéma ?

    C’est un documentaire dans lequel je reproduis le quotidien des enfants, mais dans lequel il y a aussi énormément de moments de vie uniques et vrais. Au départ, il y a un scénario pour convaincre les investisseurs mais, dans l’absolu, l’écriture du concept même du film aurait suffi pour tourner. Cela dit, bien que bref, le script nous apporte une base de réflexion, une organisation… Mais, il change immanquablement de jour en jour selon mes observations et les choses que révèlent Nidhi, Albert, Tom et Deegii. Nous avons tourné énormément d’heures de rushes, et laisser beaucoup tourner la caméra au contact des enfants. Ce qui nous a permis de saisir des moments de vérité, des instants pris sur le vif, qui n’étaient pas écrits ou prévus initialement. Ce qui nous a valu un long montage de plus de 22 semaines.

    Pourquoi l’Europe est-elle à ce point exclue du GRAND JOUR ?

    Peut-être parce que j’ai passé ma vie à voyager en dehors de l’Europe… Peut-être aussi que je me suis intéressé à des enjeux de vie qui vont au-delà des nôtres. Ces enfants me touchent profondément et montrent aux nôtres, qui sont parfois très gâtés et choyés, que c’est bien d’aller au bout de ses passions.

    Quel a été votre grand jour ?

    Le César sûrement… Et réussir SUR LE CHEMIN DE L’ÉCOLE, qui a changé ma vie. Le César du meilleur documentaire a été une vraie reconnaissance, qui m’est allée droit au cœur. Il n’y a vraiment pas d’âge pour avoir un grand jour.

    Pour quelles raisons, au final, filmez-vous ces enfants ?

    Ils m’apprennent l’humilité, le respect… Ils me renvoient quelque chose de fort sur la responsabilité, le dépassement de soi… Ils me font pleurer. Ils galèrent mais sourient. Je crois tout simplement que ce sont des gens avec qui je me sens bien. Ils sont authentiques, dignes, profondément vrais. J’ai le plus grand respect pour eux. Ils n’ont pas grand-chose et ils donnent tout en échange, sans jamais se plaindre. Et ce, même si la vie est parfois très dure. J’aime être avec eux et partager leur vie. On devrait tous s’inspirer de leur intelligence.


    • Sortie : 23/09/2015
    Date de la publication électronique :27 April 2016
    Sources :