Les Saisons  –  Jacques Perrin / Jacques Cluzaud  –  2016

Sous-titre : 20 000 ans d'histoire au coeur du monde sauvage

Fiche générale

  • Sous-titre : 20 000 ans d'histoire au coeur du monde sauvage
  • Durée : 95 minutes
  • Producteur :Jacques Perrin
    Nicolas Elghozi
    Jérôme Seydoux
    Romain Le Grand (coproducteur)
  • Production :Pathé
    Galatée Films
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Jacques Perrin
    Jacques Cluzaud
  • Scénario :Jacques Perrin
    Jacques Cluzaud
    Stéphane Durand
  • Producteur exécutif :Olli Barbé
  • Compositeur de la musique : Bruno Coulais
  • Monteur : Vincent Schmitt

Production

  • Sous-titre : 20 000 ans d'histoire au coeur du monde sauvage
  • Producteur :Jacques Perrin
    Nicolas Elghozi
    Jérôme Seydoux
    Romain Le Grand (coproducteur)
  • Production :Pathé
    Galatée Films
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Olli Barbé
  • Assistante de Jacques Perrin :Patricia Lignières

 

Fiche artistique

  • Réalisateur :Jacques Perrin
    Jacques Cluzaud
  • Scénario :Jacques Perrin
    Jacques Cluzaud
    Stéphane Durand

Fiche technique

  • Compositeur de la musique :Bruno Coulais
  • Monteur :Vincent Schmitt
  • Dresseur animalier :Pascal Tréguy
    Marie-Noëlle Baroni
    Eric Bureau
    Marie-Noëlle Divet
  • Assistant réalisateur :Vincent Steiger
    Martin Blum
  • Supervision post-production :Sophie Vermersch
    Christian Guillon
  • Son :Philippe Barbeau
    Martine Todisco
    Jérôme Wiciak
    Armelle Mahé
    Gérard Lamps
  • Images :Stéphane Aupetit
    Michel Benjamin
    Jérôme Boucier
    Laurent Charbonnier
    Philippe Garguil
    Eric Guichard - AFC
    Laurent Fleutot
    Sylvain Maillard
    Christophe Pottier
    Jan Walencik
  • Comité scientifique :Gilbert Cochet
    Jean-Denis Vigne
    Eric Baratay
  • Etalonnage :Laurent Desbruères
    Eric Guichard
  • Développement technique :Alexander Bugel
    Edgar Raclot
    Jean-Michel Rivaud
  • Production :Lydia Montes
    Johann Mousseau
    Dimitri Billecocq
  • Conseillers scientifiques :François Sarano - Membre de l'Académie de Valence
    Philippe Descola - Professeur au Collège de France
    Jean-Marie Pelt - Président de l'Institut Européen d'Ecologie
    Allain Bougrain-Dubourg - Président de la Ligue de Protection des Oiseaux
    Gilles Boeuf - Président du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris
    Yves Coppens - Professeur au Collège de France
    Yvon Le Maho - Membre de l'Académie des Sciences
    Jesse Ausubel - Richard Lounsbery Foundation

 

Résumé et notes

  • Durée : 95 minutes

RÉSUMÉ

Après avoir parcouru le globe à tire-d’aile avec les oiseaux migrateurs et surfé dans tous les océans en compagnie des baleines et des raies manta, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud reviennent pour ce nouveau film sur des terres plus familières. Ils nous convient à un voyage à travers le temps pour redécouvrir ces territoires européens que nous partageons avec les animaux sauvages depuis la dernière ère glaciaire. L’hiver durait depuis 80 000 ans lorsque, en un temps très bref, une forêt immense recouvre tout le continent. Une nouvelle configuration planétaire et tout est bouleversé. Le cycle des saisons se met en place, le paysage se métamorphose, la faune et la flore évoluent. L’histoire commence… À un interminable âge de glace succède une forêt profonde et riche puis, sous l’impulsion d’hommes nouveaux, une campagne riante. Les Saisons est une épopée sensible et inédite qui relate la longue et tumultueuse histoire commune qui lie l’homme aux animaux.

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • LES COULISSES DU FILM

Chercheurs d’or en quête d’images fabuleuses

Les mammouths sont entrés dans Paris, les baleines, les phoques et les dauphins remontent la Seine, les aurochs font résonner leurs mugissements dans les forêts profondes de Bourgogne, les esturgeons encombrent le Rhône, les bouquetins dansent dans les calanques aux portes de Marseille, les pluies d’éphémères enchantent les chaudes soirées d’été… Des histoires comme celles-ci, nous en avons rempli toute une malle en nous promenant dans les livres et les laboratoires, en rencontrant de nombreux chercheurs, en multipliant les points de vue. Nous sommes des chercheurs d’or en quête d’images fabuleuses. Pour raconter 20 000 ans d’histoire des animaux sauvages d’Europe, nous avons pris le temps de musarder dans le vaste univers des sciences, le temps de réfléchir, de rêver, de nous tromper. Est-il possible de faire un film de cinéma sur un sujet que l’on ne maîtrise jamais complètement ? Il faut probablement une bonne dose d’inconscience pour se lancer dans pareille aventure. Chaque film est un pari avec l’enthousiasme pour seul guide. Le film Les Saisons est doublement risqué puisque, à la dimension spatiale, nous avons ajouté la dimension temporelle. Il faut oser se perdre pour trouver. Notre scénario est resté ouvert le plus longtemps possible à l’imprévu, au doute, à la surprise. Liberté maximale de l’écriture. Sur le papier, tout est possible. Cette liberté, nous l’avons conservée jusqu’au montage, ce qui rend d’autant plus délicat le travail de tous ceux qui organisent le plan de travail, préparent le budget, repèrent les décors, travaillent avec les animaux : des scènes entières peuvent disparaître du jour au lendemain, réduisant à néant leurs efforts… Nous avons surtout passé beaucoup de temps sur le terrain, auprès des animaux sauvages, pour tenter de capter l’instant magique. La nature est un plateau de cinéma où l’on ne maîtrise pas l’éclairage. Il faut attendre, s’armer de patience et se fondre dans le milieu. Ne pas savoir où l’on va est le seul moyen de conserver intactes la curiosité qui nous anime depuis le début, l’envie d’aller y voir d’un peu plus près. Il s’agit de comprendre des êtres parfois très proches qui, eux aussi, s’expriment, ressentent, vibrent de désirs et de peur, partagent notre territoire et notre histoire. Il se passe quelque chose autour de nous qui vaut la peine qu’on s’en soucie un peu, qu’on s’y attarde, et dont l’expérience est toujours enrichissante. Pour transmettre cette émotion, il nous faut abandonner la position de l’observateur lointain et surplombant pour participer au mouvement même de la vie et plonger au cœur de l’action, parmi les animaux, parmi les “observés”, et vivre comme eux le monde qui les environne.

L’imprégnation

L’imprégnation est une technique qui permet d’atteindre la proximité nécessaire pour transmettre les émotions que nous souhaitons. Elle permet de retrouver une familiarité perdue car, après des siècles de chasse intensive, les animaux sauvages ont acquis le réflexe de fuir l’homme bien plus loin qu’ils ne fuient leurs prédateurs naturels. Il faut bien comprendre que ce comportement de survie n’est pas “normal”, il est même aberrant au regard des millénaires passés durant lesquels animaux sauvages et hommes vivaient dans une grande proximité. Quelque chose que l’on retrouve aujourd’hui uniquement sous l’eau ou dans les contrées les plus reculées, les régions polaires ou les grands parcs nationaux où nous avons pu réaliser les séquences des films Océans et Le Peuple migrateur . L’imprégnation permet à l’animal de vivre sa vie sans crainte, de vaquer sans contrainte à ses occupations en ignorant l’équipe des cinéastes tout proches, à charge pour eux d’en mettre en images les plus beaux moments. Le jeune animal naît avec la peur au ventre mais aussi avec un besoin vital de contact et de chaleur corporelle. L’enjeu, pour l’imprégnateur, est de désamorcer au plus vite cette crainte atavique en prenant l’animal en charge aussitôt après sa naissance. L’imprégnateur joue ainsi le rôle d’une mère de substitution. Il associe sa présence aux moments de plaisir comme la tétée, le sommeil ou le jeu. À l’inverse du dressage, l’imprégnation instaure une relation de confiance quasi fusionnelle. Les imprégnateurs le disent régulièrement : “Il faut de l’amour maternel à revendre pour exercer ce métier” qui exige de nombreuses compétences. Et une disponibilité totale : les animaux ne connaissent ni les vacances ni les week-ends…


  • Sortie : 27 janvier 2016
Date de la publication électronique :28 April 2016
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé