Marseille  –  Kad Merad  –  2016

Fiche générale

  • Producteur :Richard Grandpierre
    Cyril Colbeau-Justin
    Jean-Baptiste Dupont
    Romain Le Grand
    Vivien Aslanian
  • Production :Eskwad
    LGM Cinéma...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Kad Merad
  • Interprètes : Kad Merad (Paolo)
    Patrick Bosso (Joseph)
    Venantino Venantini (Giovanni)
    Judith El Zein (Elena)
    Anne Charrier (Valérie)
    Julien Boisselier (Pierre)
    Louis-Do de Lencquesaing (Stéphane)
    Philippe Lefebvre (Directeur du CTC)...
  • Scénario :Kad Merad
    Patrick Bosso
    Judith El Zein
  • Adaptation :Kad Merad
    Patrick Boss ...
  • Dialogues :Kad Merad
    Patrick Bosso ...
  • Producteur exécutif :Frédéric Doniguian
  • Directeur de production :Edouard Dupont
  • Directeur de la photographie : Gordon Spooner
  • Compositeur de la musique : Hervé Rakotofiringa
  • Monteur : Marie Silvi
  • Chef décorateur : Isabelle Delbecq
  • Costumier : Charlotte Betaillole

Production

  • Producteur :Richard Grandpierre
    Cyril Colbeau-Justin
    Jean-Baptiste Dupont
    Romain Le Grand
    Vivien Aslanian
  • Production :Eskwad
    LGM Cinéma
    Pathé
    Janine Films
    TF1 Films Production
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Frédéric Doniguian
  • Directeur de production :Edouard Dupont
  • Avec la participation de :Canal+
    OCS
    TF1
    TMC
  • Avec le soutien de :La Région Alpes-Côtes-d'Azur
  • En partenariat avec :Le CNC

 

Fiche artistique

  • Réalisateur :Kad Merad
  • Scénario :Kad Merad
    Patrick Bosso
    Judith El Zein
  • Adaptation :Kad Merad
    Patrick Boss
    Judith El Zein
  • Dialogues :Kad Merad
    Patrick Bosso
    Judith El Zein
  • Scripte :Diane Brasseur
  • Interprètes :Kad Merad (Paolo)
    Patrick Bosso (Joseph)
    Venantino Venantini (Giovanni)
    Judith El Zein (Elena)
    Anne Charrier (Valérie)
    Julien Boisselier (Pierre)
    Louis-Do de Lencquesaing (Stéphane)
    Philippe Lefebvre (Directeur du CTC)
    Mathieu Madenian (Maître d'hôtel Le Petit Nice)

Fiche technique

  • Photographie :Gordon Spooner
  • Compositeur de la musique :Hervé Rakotofiringa
  • Ingénieur du son :"Madone" Charpail
  • Monteur :Marie Silvi
  • Chef décorateur :Isabelle Delbecq
  • Costumier :Charlotte Betaillole
  • Assistant réalisateur :Bastien Blum (1er assitant réalisateur)

Résumé et notes

RÉSUMÉ

Devant l'insistance de son frère Joseph, qu'il n'a pas revu depuis 25 ans, Paolo se résout à abandonner quelques jours sa vie calme et harmonieuse au Canada, pour revenir à Marseille au chevet de son père accidenté. Il part donc, son fils sous le bras, bien décidé à ne pas s'attarder dans cette ville qu'il a fui, des années plus tôt, à la suite d'un drame. Il n'imagine pas, alors, que l'affection de sa famille retrouvée, sa rencontre amoureuse avec une jeune femme et la solidarité joyeuse et simple des Marseillais le réconcilieront avec cette ville qu'il n'aurait jamais voulu quitter... Marseille.

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Prix et distinctions : Sélection officielle festival de l'Alpe d'Huez 2016

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • RENCONTRE AVEC KAD MERAD

Comment expliquez-vous que cette ville vous ait à ce point séduit, jusqu’à y habiter puis décider d’y consacrer un film ?

Ce que j’aime là-bas, c’est le côté populaire... Vous pouvez aller à la plage sans devoir payer un matelas, la mer entre dans la ville grâce à cette grande baie autour de laquelle tous les quartiers s’enroulent... Il me suffit de descendre en bas de chez moi et je suis au bord de l’eau. Dans le film, j’ai essayé de montrer ce « bon mélange » entre ceux qui ont les moyens d’aller à la mer et ceux qui y vont naturellement, comme on va au parc à Paris ! J’aime aussi le bruit que fait cette ville, une chaleur vivante avec des gens qui s’expriment. A Marseille, ça parle, ça bouge, ça vit, ça crie... Cela donne une ambiance assez spéciale. C’est un endroit qui suscite beaucoup de fantasmes. Quand vous dites, « je vais à Marseille », on vous demande de suite si vous n’avez pas peur ! J’y fais allusion dans le film avec l’histoire des gilets pare-balles mais jusqu’à présent, même si les événements tragiques de ces derniers mois ont un peu tendu les choses, c’est une ville où les différentes communautés cohabitent paisiblement. Les Marseillais de toutes origines se retrouvent au bord de la mer et d’un bout de pizza. Ça me rappelle sans doute ce que j’ai connu étant jeune avec ma propre famille où nous nous retrouvions souvent en bande avec encore une fois cette idée de mélange...

Dès le début du film, vous semblez vouloir évacuer les clichés qui peuvent coller à l’image de Marseille, avec cette scène d’embouteillage à la gare St Charles. Ensuite, on n’en trouve plus trace dans le film…

J’aurais pu accumuler ces clichés dont vous parlez mais ça aurait été un autre film et je sais que je n’aurais pas pu le faire. Mais dans le même temps, je ne me voyais pas faire un film sur Marseille sans montrer ce que ressent un type, (Paolo mon personnage), qui débarque après 25 ans sans y être venu. Donc oui, la gare St Charles c’est exactement comme ça : des voitures parquées n’importe comment et des gens qui s’insultent avec l’accent ! Mais ce moment passé, je voulais que l’on rentre vite dans l’histoire et pour moi, elle raconte autre chose de bien plus important que ces clichés-là... A partir de ce point de départ, la ville va de plus en plus envahir Paolo et lui faire retrouver ses racines...

Ce qui donne d’ailleurs au film, jusqu’au bout, un ton très particulier, entre la comédie et le drame, avec de l’émotion, de la poésie…

J’espère en fait que MARSEILLE est un film personnel, singulier et inclassable. Vous parliez de poésie : c’est quelque chose qui m’a toujours intéressé au cinéma. Si l’on parle de références (et sans vouloir évidemment me comparer à lui), j’adore MAGNOLIA de Paul Thomas Anderson où soudainement il y a une pluie de grenouilles. J’aime ces moments où un film vous sort de la réalité, ce qui n’empêche pas je crois MARSEILLE d’être réaliste ! Prenons le flamand rose par exemple qui débarque dans la scène de l’hôpital : depuis l’écriture, je savais qu’il y en aurait un à l’image ! J’ai même demandé à mon régisseur marseillais de m’en élever un pendant deux ans pour qu’il soit prêt au moment du tournage ! Et nous avons trouvé un éleveur qui, le moment venu, est arrivé sur le plateau avec un flamand rose dans les bras, sachant que c’est un animal très sauvage et très fragile au niveau cardiaque, très sensible aux émotions... Je tenais aussi beaucoup à l’illumination des calanques à la fin du film pour figurer l’Italie perdue du père de famille et j’étais le seul à croire que ce serait cinématographiquement probant... Tout cela donne au final une histoire émouvante et drôle à la fois, qui parle de gens de la classe moyenne que je connais et continue à fréquenter. C’est comme ça que j’aime raconter les histoires au cinéma. Ce n’est pas pour rien si Frank Capra est une de mes idoles !

Parlons de votre casting à présent, à commencer par vous ! Il était clair dès le départ que le réalisateur Kad Merad ferait aussi l’acteur ?

Non, je me suis demandé au début s’il fallait que je joue le rôle de Paolo. Je pensais que j’aurais plus de temps en n’étant « que » metteur en scène... C’est Richard Grandpierre qui m’a convaincu mais pour être honnête, j’avais très envie de jouer avec Patrick Bosso ! Je pense avoir l’énergie pour cumuler les deux casquettes : j’aime tourner une scène puis enchainer avec une autre où je suis avec mes acteurs. Vous savez, on s’ennuie quand on ne fait que réaliser, c’est beaucoup de responsabilités, il faut répondre à plein de questions... Or la base de ce métier, c’est tout de même de s’amuser non ?

Je voudrais que nous parlions de l’aspect visuel de Marseille, car votre film est aussi très joli à regarder, avec un vrai travail sur la lumière, els décors, les couleurs…

C’était en effet très important pour moi. Quand vous faîtes un film qui s’appelle MARSEILLE et que vous aimez justement cette ville pour tout ce qu’elle dégage, vous ne pouvez pas faire autrement. Nous avons tourné en Mars et c’est important à signaler car à cette époque de l’année, la lumière est plus dure, amplifiée par un ciel bleu acier. En été, elle est plus blanche, plus chaude... Je tenais à ce que cet aspect visuel se ressente jusque dans les appartements de l’histoire. Avec ma décoratrice Isabelle Delbecq, nous les avons reconstitués dans des immeubles vides mais existants : rien n’a été fait en studio... Il faut également saluer le boulot incroyable de mon chef opérateur britannique, Gordon Spooner, qui n’est arrivé sur le film que 15 jours avant le tournage ! Je voulais à la base retravailler avec Denis Rouden que je connaissais depuis LE PETIT NICOLAS mais il n’était pas libre, occupé par SECTION ZERO, la série policière de science-fiction d’Olivier Marchal... C’est Frédéric Doniguian, l’associé de Richard Grandpierre chez Eskwad, qui m’a parlé de Gordon...sauf qu’il terminait un tournage en Equateur ! Je lui ai envoyé le scénario, lui de son côté m’a fait parvenir sa bande démo et des photographies et j’ai de suite eu un bon feeling. Nous avons travaillé au téléphone tous les jours jusqu’à ce qu’il ait terminé son film, pendant que de mon côté je choisissais les décors du mien, tout en lui parlant des références qui me plaisaient : je voulais quelque chose de très humain, jamais distant des acteurs. C’était important, même vis-à-vis des Marseillais : quand ils verront le film, je veux qu’ils soient heureux de voir leur ville ainsi mise en valeur...

  • Sortie : 16/03/2016
Date de la publication électronique :28 April 2016
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé