Retour chez ma mère  –  Eric Lavaine  –  2016

Fiche générale

  • Producteur :Vincent Roger
    Jérôme Seydoux
  • Production :Same Player
    Pathé Production
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Eric Lavaine
  • Interprètes : Alexandra Lamy (Stéphanie)
    Josiane Balasko (Jacqueline)
    Mathilde Seigner (Carole)
    Philippe Lefebvre (Nicolas)
    Jérôme Commandeur (Alain)
    Cécile Rebboah (Charlotte)
    Didier Flamand (Jean)
  • Scénario :Eric Lavaine
    Hector Cabello Reyes
  • Producteur exécutif :Gala Vara Eiriz
  • Directeur de production :Ludovic Douillet
  • Directeur de la photographie : François Hernandez
  • Compositeur de la musique : Fabien Cahen
  • Monteur : Vincent Zuffranieri
  • Chef décorateur : Isabelle Quillard
  • Costumier : Brigitte Faur-Perdigou

Production

  • Producteur :Vincent Roger
    Jérôme Seydoux
  • Production :Same Player
    Pathé Production
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Gala Vara Eiriz
  • Directeur de production :Ludovic Douillet
  • Assistant de production :Audrey Martignon

Fiche artistique

  • Réalisateur :Eric Lavaine
  • Scénario :Eric Lavaine
    Hector Cabello Reyes
  • Scripte :Marine Tricoire
  • Interprètes :Alexandra Lamy (Stéphanie)
    Josiane Balasko (Jacqueline)
    Mathilde Seigner (Carole)
    Philippe Lefebvre (Nicolas)
    Jérôme Commandeur (Alain)
    Cécile Rebboah (Charlotte)
    Didier Flamand (Jean)

Fiche technique

  • Photographie :François Hernandez
  • Compositeur de la musique :Fabien Cahen
  • Ingénieur du son :François de Morant
    Samy Bardet
    Thierry Le Bon
  • Monteur :Vincent Zuffranieri
  • Chef décorateur :Isabelle Quillard
  • Costumier :Brigitte Faur-Perdigou
  • Régisseur :Louis Lechevallier
  • Assistant réalisateur :Rodolphe Kriegel

Résumé et notes

RÉSUMÉ

AIMERIEZ-VOUS RETOURNER VIVRE CHEZ VOS PARENTS ? À 40 ANS, STÉPHANIE (ALEXANDRA LAMY) EST CONTRAINTE DE RETOURNER VIVRE CHEZ SA MÈRE (JOSIANE BALASKO). ELLE EST ACCUEILLIE LES BRAS OUVERTS : À ELLE LES JOIES DE L’APPARTEMENT SURCHAUFFÉ, DE FRANCIS CABREL EN BOUCLE, DES PARTIES DE SCRABBLE ENDIABLÉES ET DES PRÉCIEUX CONSEILS MATERNELS SUR LA FAÇON DE SE TENIR À TABLE ET DE MENER SA VIE… CHACUNE VA DEVOIR FAIRE PREUVE D’UNE INFINIE PATIENCE POUR SUPPORTER CETTE NOUVELLE VIE À DEUX. ET LORSQUE LE RESTE DE LA FRATRIE (MATHILDE SEIGNER, JÉRÔME COMMANDEUR, PHILIPPE LEFÈBVRE) DÉBARQUE POUR UN DÎNER, RÈGLEMENTS DE COMPTE ET SECRETS DE FAMILLE VONT SE DÉCHAÎNER DE LA FAÇON LA PLUS JUBILATOIRE. MAIS IL EST DES EXPLOSIONS SALUTAIRES. BIENVENUE DANS UN UNIVERS À HAUT RISQUE : LA FAMILLE !.

D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • RENCONTRE AVEC ERIC LAVAINE

Comment est né ce projet ?

En voyant des reportages sur la « génération boomerang ». Sous cette consonance plutôt fun se cache un drame. On connaissait la « génération Tanguy », celle qui reste tranquillement chez papa et maman, il y a désormais la « génération boomerang », celle qui, contrainte et forcée, revient s’installer chez les parents. Ce phénomène qui était surtout l’apanage des pays du Sud de l’Europe - à commencer par l’Espagne - toucherait 410 000 Français adultes. C’est contraint et forcé que l’on retourne vivre chez ses parents généralement suite à un licenciement, à des difficultés matérielles ou à une rupture sentimentale. Ce n’est donc pas par choix que l’on regagne le cocon familial !

Faire rire à partir d’une quadragénaire obligée de repartir vivre chez sa mère à cause du chômage était une sacrée gageure…

Même en restant ancré dans la réalité, on peut avoir des situations très drôles. Le drame génère souvent de la comédie. Et le rire est une façon formidable de communiquer des sensations et des idées. Ce qui était toujours compliqué, c’est que le rire peut « casser » l’émotion. Dans RETOUR CHEZ MA MÈRE, il a fallu doser pour laisser la place au désarroi de Stéphanie.

Vous évoquez aussi les conflits au sein des fratries…

Quand je me suis intéressé au sujet, ce qui m’a marqué, c’est que les gens de la « génération boomerang » subissent une double peine : ils sont non seulement confrontés à leur propre échec – revenir dans la chambre de leur adolescence est très infantilisant – mais leurs frères et sœurs ne leur pardonnent pas de squatter chez papa-maman. Ils considèrent qu’ils profitent de leurs parents, ce qui suscite une forme de jalousie.

Vous osez des séquences de comédie inattendues, comme le rendez-vous de Stéphanie chez Pôle Emploi.

Là encore, ce type de scène part de constatations du réel. Quand l’agent de Pôle Emploi, joué par Patrick Bosso, dit à Stéphanie : « Vous n’avez qu’à vous lancer dans le coaching », c’est très proche de la réalité : il n’y a qu’à voir le nombre de gens au chômage qui décident de devenir coach pour les autres ! De même, lorsque Stéphanie s’aperçoit que le poste en « marketing relationnel » qu’on lui propose consiste à distribuer des prospectus en roller, et que son frère lui balance : « Pourquoi tu n’as pas accepté ? Il n’y a pas de sot métier », j’ai envie de faire la guerre à tous ces poncifs qu’on entend en permanence. Dire qu’il n’y a pas de sot métier, c’est insupportable ! Hélas, il y a bien plus de sots métiers que de professions enrichissantes et valorisantes. Ce qui me plaît dans le cinéma, c’est de pouvoir faire rire tout en donnant le fond de ma pensée sur un certain nombre de sujets.

Comment avez-vous choisi vos actrices ?

Josiane, Mathilde et Alexandra ont un point commun : elles ont le rythme. Et que ce soit pour la comédie ou le drame, c’est la maîtrise du bon tempo qui fait les grands comédiens. S’agissant d’Alexandra Lamy, j’ai rarement eu une comédienne qui maîtrise aussi bien la comédie, qui incarne aussi bien un personnage, et donc qui sache susciter de l’empathie et de l’émotion. Alexandra est très ancrée dans la réalité : c’est son côté cévenol ! Elle a un côté « vraie vie » qui fait qu’on croit totalement aux personnages qu’elle incarne. Même si je l’avais remarquée dans RICKY de François Ozon, c’est surtout en fonction de leur « coup de fourchette » que je les choisis. Pour une première rencontre, je les convie toujours dans un restaurant italien tenu par un de mes amis. Dès ma première rencontre avec Alexandra, que je ne connaissais pas, j’ai été emballé par sa drôlerie : malgré son physique avantageux, j’avais l’impression d’être avec mon meilleur pote ! Et sur un plateau, c’était un bonheur sans nom : elle n’a jamais le moindre souci d’égo. Pour la mère, je voulais une actrice qui fasse Mama italienne : je trouve qu’avec ses rondeurs, Josiane Balasko dégage une sensualité qui se prête très bien à une vie sentimentale-sexuelle épanouie. Avec une petite dame sèche, cela s’y prêterait moins. Josiane est une gourmande de la vie. Je suis né avec LES BRONZÉS et me dire que lorsque Balasko a lu le scénario, elle a eu envie de faire le film, c’était un rêve ! Elle a toujours été très respectueuse du texte même si je l’encourageais à faire des propositions. On s’est rencontrés et elle m’a fait mourir de rire. Et surtout, elle s’est super bien entendue avec Alexandra. Pour la sœur, je voulais une nana assez jolie et Mathilde Seigner est une belle femme. Mathilde joue une femme jalouse de sa sœur et si elle avait été vilaine physiquement, c’eût été moins savoureux. Mathilde a une capacité à jouer les méchantes tout en suscitant une certaine empathie. Ici, elle campe une femme qui n’est pas heureuse et qui en veut à la terre entière ; elle ne s’aime pas et - comme les gens qui ne s’aiment pas - elle a du mal à aimer les autres. Il faut que son mari la quitte pour qu’elle se rende compte qu’elle tient à lui. Par ailleurs, elle est très contente de se sentir – sans doute pour la première fois – supérieure à sa sœur cadette : c’est très difficile d’admettre qu’elle a toujours été jalouse d’elle. Et puis, elle finit par ranger les armes, elle aussi. Mathilde est une formidable comédienne et sa manière de mater Jérôme Commandeur est irrésistible.

Quelles étaient vos priorités de mise en scène ?

À partir du moment où on fait un film de cinéma, il y a un service minimum qu’on doit au spectateur : à mes yeux, le film doit être beau et juste. Je ne cherche aucun effet à aucun moment, mais le résultat final doit être au service de la situation. Je préfère parler de direction artistique que de mise en scène. D’autre part, je voulais que le film se passe dans le sud pour privilégier des couleurs chaudes. Avec mon chef-opérateur François Hernandez, on a travaillé en étroite collaboration avec les costumes et les décors. D’ailleurs, les costumes de Josiane reprennent les couleurs de l’appartement comme si elle se fondait dans le décor pour montrer qu’elle habite là depuis longtemps.

  • Sortie : 01/06/2016
Date de la publication électronique :28 April 2016
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé