Florence Foster Jenkins  –  Stephen Frears  –  2016

Fiche générale

  • Producteur :Michael Kuhn
    Tracey Seaward
  • Production :Pathé
    BBC Films
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Stephen Frears
  • Interprètes : Meryl Streep (Florence Foster Jenkins)
    Hugh Grant (St. Clair Bayfield)
    Simon Helberg (Cosmé McMoon)
    Rebecca Ferguson (Kathleen)
    Nina Arianda (Agnes Stark)
    Stanley Townsend (John Totten)
    Christian McKay (Earl Wilson)
    David Haig (Carlo Edwards)...
  • Scénario :Nicholas Martin
  • Producteur exécutif :Cameron McCracken
    Christine Langan
    Malcolm Ritchie
  • Directeur de la photographie : Danny Cohen (B.S.C.)
  • Compositeur de la musique : Alexandre Desplat
  • Monteur : Valerio Bonelli
  • Chef décorateur : Alan MacDonald
  • Costumier : Consolata Boyle

Production

  • Producteur :Michael Kuhn
    Tracey Seaward
  • Production :Pathé
    BBC Films
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Cameron McCracken
    Christine Langan
    Malcolm Ritchie

Fiche artistique

  • Réalisateur :Stephen Frears
  • Scénario :Nicholas Martin
  • Interprètes :Meryl Streep (Florence Foster Jenkins)
    Hugh Grant (St. Clair Bayfield)
    Simon Helberg (Cosmé McMoon)
    Rebecca Ferguson (Kathleen)
    Nina Arianda (Agnes Stark)
    Stanley Townsend (John Totten)
    Christian McKay (Earl Wilson)
    David Haig (Carlo Edwards)
    John Sessions (Dr Hermann)
    Brid Brennan (Kitty)
    John Kavanagh (Arturo Toscanini)
    Pat Starr (Mrs Vanderbilt)
    Maggie Steed (Mrs James O'Flaherty)
    Thelma Barlow (Mrs Oscar Garmunder)
    Liza Ross (Mrs EE Paterson)

Fiche technique

  • Photographie :Danny Cohen (B.S.C.)
  • Compositeur de la musique :Alexandre Desplat
  • Directeur musical :Karen Elliott
  • Monteur :Valerio Bonelli
  • Chef décorateur :Alan MacDonald
  • Costumier :Consolata Boyle
  • Maquilleur :J. Roy Helland (maquillage et coiffure Mme Streep)
    Daniel Phillips (chef maquilleur et coiffeur)
  • Casting :Leo Davis
    Lissy Holm
    Kathleen Chopin

Résumé et notes

RÉSUMÉ

L’histoire vraie de Florence Foster Jenkins, héritière new-yorkaise et célèbre mondaine, qui n’a jamais renoncé à son rêve de devenir une grande cantatrice d’opéra. Si elle était convaincue d’avoir une très belle voix, tout son entourage la trouvait aussi atroce que risible. Son «mari» et imprésario, St. Clair Bayfield, comédien anglais aristocratique, tenait coûte que coûte à ce que sa Florence bien-aimée n’apprenne pas la vérité. Mais lorsque Florence décide de se produire en public à Carnegie Hall en 1944, St. Clair comprend qu’il s’apprête à relever le plus grand défi de sa vie...

D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • NOTES DE PRODUCTION

Naissance du scénario

FLORENCE FOSTER JENKINS réunit pour la première fois à l’écran Meryl Streep et Hugh Grant sous la direction de Stephen Frears, pour raconter l’histoire vraie de celle qui reste aux yeux de beaucoup «la pire cantatrice de l’histoire», une femme excentrique, généreuse et touchante, qui croyait en son rêve envers et contre tout. Le gouffre entre l’assurance de Florence Foster Jenkins et son flagrant manque de talent musical a immédiatement séduit le scénariste Nicholas Martin. Celui-ci déclare : «J’ai entendu une de ses chansons sur YouTube et j’ai été frappé par la sincérité de sa voix, que j’ai trouvée très émouvante, très drôle et très triste. Je l’ai écoutée en boucle et j’ai eu envie d’en apprendre davantage sur sa vie. C’est là que j’ai réalisé que le parcours qui l’a menée sur la scène du Carnegie Hall ferait un formidable film musical.» Au cours de ses recherches, le scénariste a été frappé par l’extraordinaire force de caractère de Florence Foster Jenkins, qu’il compare au soleil autour duquel gravitaient toutes les planètes, et par sa relation avec son «mari», St. Clair Bayfield, dont le journal intime révèle sa profonde affection pour Florence, même s’il vivait avec une autre femme. Avec le pianiste Cosmé McMoon, l’accompagnateur de la cantatrice, le trio s’est imposé comme un pilier de la société artistique new-yorkaise, d’abord avec les excentriques tableaux vivants de Florence – dans lesquels elle se mettait toujours en scène dans le rôle d’une muse artistique – et plus tard avec ses célèbres récitals. Nicholas Martin explique : «Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, Florence était une importante figure de la scène artistique et musicale new-yorkaise. Elle a fait don d’importantes sommes d’argent au profit des arts et a notamment mis des instruments à disposition des enfants défavorisés. Elle a par ailleurs fait découvrir l’univers de la musique à de très riches personnalités avant de les persuader de mettre la main à la poche pour différentes œuvres. Elle a aussi offert mille places pour son concert au Carnegie Hall à des vétérans qui ont passé une soirée mémorable. Ils ont apparemment failli mourir de rire tant le spectacle était remarquable et bizarre ! Mais Florence avait-elle conscience de sa voix ? C’est au public d’en décider.» Le scénario de Nicholas Martin a tout de suite plu au producteur Michael Kuhn, qui déclare: «Je n’imaginais personne d’autre que Meryl Streep dans le rôle-titre, mais il fallait faire en sorte que lorsqu’elle faisait une grossière fausse note cela devienne hilarant. Ce qui m’a intéressé, c’est qu’en dépit de son manque de sens musical, elle était persuadée d’être aussi douée que les plus grandes divas, et c’est la raison pour laquelle elle a poursuivi dans cette voie.» Pour le producteur Michael Kuhn, le regard bienveillant que l’actrice pose sur son personnage est la raison pour laquelle elle a si bien su en saisir l’essence. «Meryl ne voit pas Florence comme une épouvantable chanteuse mais comme quelqu’un qui est passé à deux doigts de devenir une grande cantatrice. C’est un point de vue très intéressant et c’est sans doute vrai, car si elle avait été si mauvaise que cela, personne ne serait venu l’écouter et elle n’aurait pas connu un tel succès. Le film repose donc sur le fait qu’il s’en soit fallu de peu pour qu’elle devienne un grand nom de l’opéra, comme le montre avec brio Meryl. Et je dois dire que c’est bien plus intéressant que de simplement chanter faux.» L’actrice a travaillé avec le professeur de chant Arthur Levy pour apprendre à interpréter ces airs d’opéra aussi bien que possible. Elle raconte : «Nous avons ensuite intégré les fausses notes. Je ne me suis pas demandé comment Florence Foster Jenkins aurait chanté ces arias, je me suis contentée de les aborder comme l’aurait fait ma Florence. Je me souviens avoir entendu Irving Berlin jouer ses compositions tout en chantant incroyablement faux, ce qui m’a amenée à penser que cette dissociation existait peut-être même chez les plus grands musiciens.»

Mais c’est surtout l’intensité du désir de son personnage qui a trouvé un écho chez Meryl Streep. «Ce qui est à la fois déchirant et hilarant chez Florence, c’est son inhalation : on l’entend prendre sa respiration juste un peu trop tard pour atteindre la note juste. Mais ce qui est extrêmement touchant, c’est qu’à travers ses inspirations, on perçoit également son désir, sa passion pour la musique et la pointe de talent qui lui fait défaut.» Le plus étonnant, c’est que la voix de Meryl Streep est très semblable à celle de Florence Foster Jenkins. Le scénariste Nicholas Martin se souvient : «Le premier moment extraordinaire de cette aventure s’est produit lorsque Meryl a commencé à travailler sa voix pour s’approprier le personnage à travers la musique. Il était essentiel que l’on entrevoie la vraie Florence dans la voix de Meryl. Un après-midi, elle nous a envoyé un clip audio de ses répétitions et je n’en revenais pas du brio avec lequel elle avait saisi le caractère tragique et hilarant de Florence. C’est à ce moment précis que j’ai su que tout allait bien se passer et que le film serait une réussite.» Le producteur poursuit : «Bien qu’elle ait suivi des cours de chant tout au long de sa vie, Florence avait une technique déplorable et faisait ce que font tous les mauvais chanteurs, c’est-à-dire forcer sa voix. Elle souffrait d’un problème de pression sous-glottique – que nous décrivons comme «défiant la médecine» dans le film – qui empêchait ses cordes vocales de vibrer librement et les maintenait. Lors de la préparation du tournage, Meryl Streep a dû apprendre à chanter faux. Stephen Frears commente : «Meryl est une chanteuse confirmée, et pour être capable de chanter faux, il faut d’abord savoir chanter juste.» Un défi que l’actrice a pris plaisir à relever. Elle explique : «Je pensais que ce serait un jeu d’enfant étant donné que je ne suis moi-même pas une grande chanteuse, mais ça s’est révélé bien plus difficile que je l’avais imaginé! Florence s’attaque en effet aux arias les plus difficiles du répertoire de l’opéra : l’air de «La Reine de la nuit» dans La Flûte enchantée de Mozart et «L’Air des clochettes» dans Lakmé de Léo Delibes. Le comique de ses prestations repose sur le fait que sa voix est à deux doigts d’être convenable, si bien que ce n’est que lorsqu’elle fait une grossière fausse note que cela devient hilarant. Ce qui m’a intéressée, c’est qu’en dépit de son manque de sens musical, elle était persuadée d’être aussi douée que les plus grandes divas, et c’est la raison pour laquelle elle a poursuivi dans cette voie.» Le producteur poursuit : «Il lui arrivait occasionnellement de tenir une note, mais d’affreux couacs venaient systématiquement se mêler à ce qui était somme toute assez agréable. Elle chantait en russe, en allemand, en français et en italien – sans évidemment maîtriser aucune de ces langues, qu’elle massacrait allègrement avec une assurance et une sincérité absolues.» Hugh Grant était quant à lui persuadé que sa partenaire s’en sortirait avec panache. Il explique : «Ce qui rend Florence si drôle, c’est qu’elle croit vraiment tout ce qu’elle dit. J’ai entendu Meryl chanter pour la première fois lors d’une lecture du scénario et c’était du pur génie, elle a tout donné, elle y croyait et prenait du plaisir tout en étant atrocement fausse.» Pour Simon Helberg, qui incarne le pianiste Cosmé McMoon, les scènes musicales se sont révélées complexes car en plus de jouer la comédie, l’acteur devait jouer du piano. Il déclare: «Florence n’avait aucun sens du rythme ou de la hauteur, Meryl partait donc dans toutes les directions et il fallait que je la suive – un peu comme lorsqu’on fait de l’escalade en tandem et qu’il faut caler ses gestes sur ceux de son partenaire. La mission de Meryl était incroyablement difficile parce qu’il fallait qu’elle soit à la limite de la justesse, mais en même temps suffisamment fausse pour nous faire grimacer.» La réalisation de ce délicat numéro d’équilibriste a cependant été facilitée par Stephen Frears, comme l’explique Meryl Streep : «Stephen laisse une grande liberté à ses acteurs. Lorsqu’il n’est pas satisfait, il vous demande de refaire la prise mais sans jamais vous dire comment. Il possède l’assurance des plus grands réalisateurs : il ne s’inquiète pas d’avoir pris la bonne décision ou pas, car il reconnaît ce qui fonctionne au premier coup d’œil. Cette assurance nous permet en tant qu’acteurs de nous livrer sans retenue, y compris sur le plan émotionnel, car nous avons toute confiance en lui et en son jugement. Ça a vraiment été un plaisir de travailler avec Stephen.» La distribution a également été séduite par l’attitude faussement décontractée du réalisateur. Hugh Grant commente : «Pour un cinéaste, Stephen a des avis étonnamment peu tranchés, ce qui est assez rafraîchissant. Il ne tient pas à discuter du passé ou des motivations des personnages, il vous laisse prendre la direction qui vous plaît.»

Florence Foster Jenkins

Florence Foster Jenkins est née en Pennsylvanie en 1868. Pianiste prodige lorsqu’elle était enfant, ses ambitions musicales d’adulte ont été contrariées par le refus de son père de financer ses études à l’étranger. Elle a alors quitté le foyer familial et, après une carrière de professeure de piano, elle s’est finalement installée à New York en 1900 et a décidé de devenir cantatrice. En 1909, le décès de son père, qui lui a laissé un héritage considérable, et la rencontre de St. Clair Bayfield, descendant illégitime d’un comte anglais et acteur raté, lui ont permis de réaliser son rêve. Florence a alors pris des leçons de chant et s’est jetée à corps perdu dans les cercles musicaux new-yorkais. Elle a fondé son propre club, le Verdi Club, et a rejoint plusieurs cercles littéraires et historiques de la ville. En tant que directrice musicale du Verdi, elle produisait et jouait dans de populaires tableaux vivants devant un public trié sur le volet. Très vite, elle a commencé à donner des récitals d’arias de Verdi, Mozart et Johann Strauss ainsi que de Lieder de Brahms, accompagnée de son pianiste, Cosmé McMoon. Malgré – ou grâce à – son manque de talent musical, elle a attiré un public enthousiaste et sa notoriété a très vite dépassé les cercles de la haute société new-yorkaise. Sa carrière s’est achevée sur un concert triomphal, dont les places se sont vendues en moins de deux heures, au Carnegie Hall de New York le 25 octobre 1944. Dans le public figuraient notamment ce soir-là le compositeur et parolier Cole Porter, le compositeur Gian Carlo Menotti et la soprano Lily Pons. Florence est décédée quelques mois plus tard, à l’âge de 76 ans. «Les gens pourront toujours dire que je ne sais pas chanter», a-t-elle déclaré, «mais personne ne pourra jamais dire que je n’ai pas chanté».

• Le concert donné par Florence Foster Jenkins est l’un des programmes les plus demandés des archives du Carnegie Hall. • Ses enregistrements pour Melotone représentent les meilleures ventes du label. • Parmi les 25 vinyles préférés de David Bowie figurait «The Glory of the Human Voice» de Florence Foster Jenkins. • Après le décès de Florence, Cosmé McMoon s’est tourné vers le bodybuilding et est devenu juge de concours de bodybuilding, activité qu’il a exercée jusqu’à sa mort en 1980. • St. Clair Bayfield a soutenu la scène musicale new-yorkaise et a vécu modestement jusqu’à sa mort en 1967

  • Sortie : 13 juillet 2016
Date de la publication électronique :28 April 2016
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé