Raid dingue  –  Dany Boon  –  2017

Fiche générale

  • Durée : 105 minutes
  • Producteur :Jérôme Seydoux
    Patrick Quinet (coproducteur)
  • Production :Pathé
    Les Productions du Ch'timi...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Dany Boon
  • Interprètes : Alice Pol (Johanna Pasquali)
    Dany Boon (Eugène Froissard)
    Michel Blanc (Jacques Pasquali)
    Yvan Attal (Viktor)
    Sabien Azema (Marie-Caroline Dubarry)
    Patrick Mille (Edouard Dubarry)
    François Levantal (Patrick Legrand)
    Anne Marivin (La psychologue du Raid)...
  • Scénario :Dany Boon
    Sarah Kaminsky
  • Adaptation :Dany Boon
    Sarah Kaminsky
  • Dialogues :Dany Boon
    Sarah Kaminsky
  • Producteur délégué :Eric Hubert
  • Directeur de production :Bruno Morin
  • Directeur de la photographie : Denis Rouden
    A.F.C.
  • Compositeur de la musique : Michael Tordjman
    Maxime Desprez
  • Monteur : Elodie Codaccioni
  • Chef décorateur : Hervé Gallet
  • Costumier : Laetitia Bouix

Production

  • Producteur :Jérôme Seydoux
    Patrick Quinet (coproducteur)
  • Production :Pathé
    Les Productions du Ch'timi
    TF1 Films Production
    Artemis Productions
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Eric Hubert
  • Directeur de production :Bruno Morin

Fiche artistique

  • Réalisateur :Dany Boon
  • Scénario :Dany Boon
    Sarah Kaminsky
  • Adaptation :Dany Boon
    Sarah Kaminsky
  • Dialogues :Dany Boon
    Sarah Kaminsky
  • Scripte :Isabelle Perrin-Thevenet
  • Interprètes :Alice Pol (Johanna Pasquali)
    Dany Boon (Eugène Froissard)
    Michel Blanc (Jacques Pasquali)
    Yvan Attal (Viktor)
    Sabien Azema (Marie-Caroline Dubarry)
    Patrick Mille (Edouard Dubarry)
    François Levantal (Patrick Legrand)
    Anne Marivin (La psychologue du Raid)
    Florent Peyre (Olivier Lopez)
    Alain Doutey (Bernard Dubarry)
    Urbain Cancelier (Le Président de la République)

Fiche technique

  • Photographie :Denis Rouden
    A.F.C.
  • Directeur artistique :Yaël Boon (collaboration artistique)
  • Compositeur de la musique :Michael Tordjman
    Maxime Desprez
  • Ingénieur du son :Lucien Balibar
    Guillaume Bouchateau
    Thomas Gauder
  • Monteur :Elodie Codaccioni
  • Chef décorateur :Hervé Gallet
  • Costumier :Laetitia Bouix
  • Photographe de plateau :David Koskas
  • Assistant réalisateur :Nicolas Guy (1er assistant réalisateur)
  • Supervision post-production :Virginia Anerson (directrice de post-production)
  • Storyboard :Michel Doré (Storyboard des séquences d'actions)

Résumé et notes

  • Durée : 105 minutes

RÉSUMÉ

Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d’un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences (tir, combat au corps à corps, intuition policière, etc… ) sa maladresse fait d’elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues.

Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l’étalage, elle s’entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d’élite du RAID.

Acceptée au centre de formation du RAID pour des raisons obscures et politiques, elle se retrouve alors dans les pattes de l’agent Eugène Froissard (dit Poissard), le plus misogyne des agents du RAID. Ce duo improbable se voit chargé d’arrêter le redoutable Gang des Léopards, responsable de gros braquages dans les rues de la capitale.

Mais avant de pouvoir les arrêter, il faudrait déjà qu’ils parviennent à travailler en binôme sans s’entretuer au cours des entraînements ou des missions de terrain plus rocambolesques les unes que les autres.

RAID DINGUE est une comédie d’aventures qui raconte en filigrane la vie incroyable de ces héros du quotidien qui sont d’une grande humilité et d’un courage exemplaire.

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Prix et distinctions : Sélection officielle Festival de l'Alpe d'Huez 2017

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • RENCONTRE AVEC DANY BOON

DANS VOS SOUVENIRS, A QUAND REMONTE L’ENVIE DE RACONTER CETTE HISTOIRE-LA ?

Je dirais que l’idée de RAID DINGUE date d’il y a une dizaine d’années. Je m’étais alors dit que je jouerais bien un flic un peu foireux, maladroit qui intégrerait par erreur une police d’élite. L’envie était aussi d’en faire une comédie d’action… Avec les années, j’ai écrit des bouts d’idées que je mettais dans un coin en y revenant de temps en temps. En fait, il me manquait le déclic pour démarrer vraiment le scénario. Je trouvais que ce style de film avait déjà été fait et je cherchais un angle original, le petit plus pour me convaincre qu’il s’agissait bien d’un projet excitant…

ET CE DECLIC EST VENU A QUELLE OCCASION ?

C’est une histoire de rencontre. Quand j’ai tourné SUPERCONDRIAQUE en 2013, j’ai confié le premier rôle féminin à Alice Pol avec qui j’avais joué dans UN PLAN PARFAIT de Pascal Chaumeil deux ans plus tôt… Nous étions allés la voir sur scène avec ma femme entre temps, et lors de ses essais, Alice avait été tellement formidable que j’avais décidé de lui donner plus de place dans mon film…

Durant le tournage, j’ai eu l’impression de rencontrer un Pierre Richard au féminin ! Dans la vie, Alice Pol est tête en l’air, maladroite, drôle. C’est en plus une fille très jolie mais qui n’hésite jamais à aller loin dans les mimiques ou le ridicule, sans enlever quoique ce soit à ses qualités de comédienne. C’est là où j’ai eu le déclic : et si mon personnage de flic maladroit était une femme ? Avec ma coscénariste Sarah Kaminsky nous avons donc sérieusement commencé à écrire, il y a de cela deux ans et demi… C’est à ce moment que j’ai aussi débuté mes recherches sur le GIGN, qui est rattaché aux militaires et sur le Raid, qui m’intéressait plus car il dépend de la police… Je voulais que mon personnage rende hommage aux films de Belmondo et à ces polars français qui ont influencé le cinéma américain, comme les films de Bruce Willis par exemple où le héros y apparaît à la fois héroïque mais aussi drôle et maladroit…

CES REFERENCES SONT EN EFFET TRES PRESENTES DANS RAID DINGUE, DE CELLE DE PIERRE RICHARD AUX AFFICHES DE BELMONDO QUE L’ON VOIT AU DOMICIEL DE VOTRE PERSONNAGE. L’HISTOIRE ELLE-MEME ET VOTRE FACON DE LA TOURNER RENVOIENT AUX CLASSIQUES DE PHILIPPE DE BROCA, EDOUARD MOLINARO OU GERARD OURY. UN GENRE SUR LEQUEL LE CINEMA FRANÇAIS EST DEVENU PLUS FRILEUX ET QUI POURTANT A NOURRI TOUTE UNE GENERATION D’ARTISTES COMME VOUS D’AILLEURS…

Absolument, nous avons grandi avec ces films : c’est toujours un bonheur de les revoir car ils sont à la fois divertissants, drôles et remplis d’aventure. À l’époque en plus, Hollywood produisait des choses plus lisses, monolithiques, moins intéressantes. Là, il y avait un peu de chair, de l’humain…

DE QUELLE MANIERE AVEZ-VOUS ENGAGE LE DIALOGUE AVEC LE RAID POUR LEUR PARLER DU PROJET ?

Avec Sarah, nous sommes allés les voir en juin 2014 et nous avons déjeuné avec le grand patron, Jean-Michel Fauvergue. Je le sentais un peu inquiet au début ! « Ouh là, Dany Boon veut faire un film sur nous… ». Ma première question a été de savoir s’il y avait des femmes dans cette unité d’élite. Et en fait il y en a 3 sur, environ 170 agents… Nous les avons vues elles aussi, notamment la toute première à avoir intégré le RAID. Ensuite, je me suis plongé dans les livres consacrés au sujet, par exemple celui de Robert Paturel, un des piliers historiques du groupe, qui a été l’un de nos conseillers sur le film. Il joue d’ailleurs le rôle de l’instructeur-pygmalion d’Alice…

J’ai été très impressionné par ces hommes et ces femmes, cette unité d’élite de notre police. Leur abnégation, leur courage et leur sens du dévouement forcent le respect. Mais j’ai aussi découvert que ces gens avaient une réelle conscience de leur rôle et de ses dangers. Le RAID n’engage pas de jeunes policiers mais plutôt des personnes de 30-40 ans. Il faut d’abord avoir effectué plusieurs années au sein de la police pour pouvoir postuler. Les responsables ne cherchent pas des têtes brulées mais au contraire des gens qui ont des choses à perdre, donc une vie de famille par exemple… Je les admire beaucoup et je suis d’ailleurs toujours en contact avec pas mal d’entre eux. Pour moi, le film devait aussi saluer leur mission pour notre sécurité, surtout au vu de ce que nous vivons depuis quelques temps…

ARRIVENT EN EFFET LES ATTENTATS DE 2015 : VOUS ETES-VOUS DEMANDE A CE MOMENT S’IL FALLAIT CONTINUER ?

Non, au contraire, cela m’a conforté dans l’idée de parler de ces héros d’aujourd’hui. Au moment des événements dramatiques dont vous parlez, j’ai eu peur à la fois pour les victimes bien entendu mais également pour ceux qui risquaient leur vie à leur venir en aide. Il y a d’ailleurs dans RAID DINGUE des moments d’émotion qui rendent bien compte de ce qu’est leur quotidien. Mon personnage Eugène Froissard est un policier qui pense être un peu poissard et ç’est le genre de chose qui ressort parfois dans les récits que j’ai pu lire lors de la préparation du film.

Il y a chez certains une part de superstition, du fait d’exercer un métier où l’on met sa vie constamment en danger. Ce sont des destins, des vies incroyables. Et puis j’ai été fasciné par les femmes du Raid : comme les hommes, elles suivent un entrainement intensif en y allant à fond et je voulais aborder cette question. Il y a peu ou pas de comédies d’action dans lesquelles le rôle principal est tenu par un personnage féminin… Les événements de 2015 ont à un moment compliqué les choses : nous ne pouvions plus tourner en France dans les rues avec des uniformes ou des équipements du Raid par exemple. Certaines scènes d’action ont donc dû être réalisées en Belgique…

LE RAID VOUS A PERMIS DE TOURNER AVEC SES MOYENS LOGISTIQUES MAIS EGALEMENT AU CŒUR DE SON QG…

Oui, nous avons en effet eu la chance de pouvoir poser nos caméras dans leur base opérationnelle. J’ai en fait rencontré tous les responsables de la chaîne hiérarchique, jusqu’au Ministre de l’Intérieur, Monsieur Bernard Cazeneuve qui a été formidable avec nous. Avec Sarah, nous avons pu passer beaucoup de temps avec eux, les observer, participer à des simulations d’opérations, suivre leur entrainement afin d’être au plus proche de leur réalité. Au final, dans la mesure évidemment de ce qui était possible et faisable, nous avons pu trouver notre place dans l’unité. Cela représente deux ans et demi de vie en commun dont il reste forcément quelque chose de fort. Nous avons organisé une projection pour les Orphelins de la Police, une autre spécialement pour le RAID et je sais qu’ils apprécient vraiment le film, notamment le fait, (c’est une constante dans ma filmographie), de rire « avec » mais jamais « contre » quelque chose ou quelqu’un…

  • Sortie : 01/02/2017
Date de la publication électronique :03 January 2017
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé