Rock'n Roll  –  Guillaume Canet  –  2017

Fiche générale

  • Durée : 123 minutes
  • Producteur :Alain Attal
  • Production :Les Productions du Trésor
    Pathé...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Guillaume Canet
  • Interprètes : Guillaume CanetMarion Cotillard
    Gilles LellouchePhilippe Lefebvre
    Camille RoweKev Adams
    Ben FosterMaxim Nucci...
  • Scénario :Guillaume Canet
    Philippe Lefebvre
    Rodolphe Lauga
  • Dialogues :Guillaume Canet
    Philippe Lefebvre...
  • Producteur exécutif :Xavier Amblard
  • Directeur de production :Sophie Quiedeville
  • Directeur de la photographie : Christophe Offenstein
  • Compositeur de la musique : Yodelice
  • Monteur : Hervé de Luze
  • Chef décorateur : Philippe Chiffre
  • Costumier : Carine Sarfati

Production

  • Producteur :Alain Attal
  • Production :Les Productions du Trésor
    Pathé
    Caneo Films
    M6 Films
    Appaloosa Cinéma
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Xavier Amblard
  • Directeur de production :Sophie Quiedeville

Fiche artistique

  • Réalisateur :Guillaume Canet
  • Scénario :Guillaume Canet
    Philippe Lefebvre
    Rodolphe Lauga
  • Dialogues :Guillaume Canet
    Philippe Lefebvre
    Rodolphe Lauga
  • Scripte :Christelle Meaux
  • Interprètes :Guillaume CanetMarion Cotillard
    Gilles LellouchePhilippe Lefebvre
    Camille RoweKev Adams
    Ben FosterMaxim Nucci
    Yarol PoupaudYvan Attal
    Johnny HallydayLaëticia Hallyday

Fiche technique

  • Photographie :Christophe Offenstein
  • Compositeur de la musique :Yodelice
  • Ingénieur du son :Rémi Daru
    Jean Gourdier
    Jean-Paul Hurier
  • Effets spéciaux :Olivier Alfonso (effets spéciaux maquillage)
  • Monteur :Hervé de Luze
  • Chef décorateur :Philippe Chiffre
  • Costumier :Carine Sarfati
  • Maquilleur :Stéphanie Guillon
  • Casting :Laurent Couraud (A.R.D.A.)
  • Photographe de plateau :Jean-Claude Lother
  • Régisseur :Henry Le Turc
  • Assistant réalisateur :Sébastien Matuchet
  • Supervision post-production :Nicolas Mouchet (directeur de post-production)
  • Cadre :Christophe Offenstein
    Rodolphe Lauga
  • Coiffure :Sophie Asse
  • Directeur effets numériques :Alain Carsoux

Résumé et notes

  • Durée : 123 minutes

RÉSUMÉ

Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux… Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • RENCONTRE AVEC GUILLAUME CANET

D’OU EST NEE L’IDEE DU FILM ?

J’avais déjà eu il y a quelques années le projet de tourner un film sur la notoriété et l’image que le public a des gens connus : il s’agissait d’un faux documentaire mettant en scène une célébrité en lui prêtant une vie aux antipodes des fantasmes qu’elle pouvait déclencher. Dans le film, on aurait suivi le type qui, sachant qu’il était filmé, demandait parfois qu’on pose la caméra. On faisait semblant de le faire, et le gars se mettait à dire des horreurs. C’était comme une sorte de déclaration : « Arrêtez de croire tout ce que l’on vous raconte, de voir tout ce que vous pensez voir : il y a d’autres choses derrières, elles ne sont pas forcément meilleures, elles peuvent même parfois être pire. Elles ne sont, en tous cas, pas ce que vous croyez. » J’avais déjà écrit pas mal de scènes lorsque le film de Casey Affleck, avec Joaquim Phoenix, I’M NOT THERE, est sorti. C’était exactement le documentaire que je voulais faire. J’ai laissé tomber.

ROCK’N ROLL EST ASSEZ DIFFERENT DU PROJET INITIAL QUE VOUS EVOQUIEZ.

Je voulais que ce soit une comédie qui ait du fond, en dépeignant, notamment, le jeunisme absolu, excessif, qui dirige le monde aujourd’hui. J’ai un peu de mal, par exemple, avec le fait que, particulièrement aux Etats-Unis, les femmes de soixante ou soixante-dix ans soient sans rides. Ou de voir les hommes se faire injecter du botox, se teignant les cheveux et multipliant les séances de bronzage intensif parce qu’ils n’acceptent pas de vieillir. De là est née l’idée de montrer un type qui, parvenu à la quarantaine, réalise qu’il vieilli et à ses yeux n’est plus très « Rock ». Raconter cela m’intéressait et je trouvais cela d’autant plus parlant en racontant l’histoire d’un homme.

NI VOUS NI MARION COTILLARD NE VOUS MENAGEZ DANS LE FILM.

Marion et moi avons parfois une image auprès du grand public qui ne nous correspond pas. Elle a celle d’une femme douce et gentille, ce qu’elle est aussi, mais les gens seraient étonnés de découvrir qu’elle est une bonne vivante, qu’elle a du caractère et qu’elle peut être très grande gueule. Je ne la remercierai jamais assez d’avoir eu autant d’autodérision, car ce projet existe forcément avec elle. Et en ce qui me concerne j’accorde peu d’importance à l’image que les gens peuvent avoir de moi. Par contre je tiens toujours à préserver ma vie privée. Etre connu n’implique pas de donner absolument tout de soi. On doit pouvoir préserver certaines choses. D’autant plus que pour un acteur, la part de mystère reste très importante. Elle permet d’éviter qu’on vous colle une étiquette. Avec ce film, j’avais envie de dire : « Vous voulez voir mon intérieur ? Eh bien, je vais vous le montrer. Je vais tout vous montrer : ma mère, moi au lit avec Marion ; y aller à fond, que ce soit une régalade pour tout le monde. » Je voulais m’amuser avec notre image et notre notoriété : faire mine d’ouvrir notre porte et, tant qu’à entendre des âneries sur nous, en inventer. Du coup, évidemment, ce soi-disant documentaire sur notre vie bascule dans la fiction.

COMMENT ECRIT-ON UN SCENARIO AUSSI DEJANTE ?

Sans retenue. Philippe Lefebvre, Rodolphe Lauga et moi, nous sommes vraiment lâchés. Mais, autant il m’était facile de me moquer de moi-même, je pouvais même être très trash, autant cela devenait plus compliqué lorsque c’était eux qui se permettaient d’émettre certaines idées peu flatteuses. Je m’y suis fait. J’y ai même pris beaucoup de plaisir. Nous nous voyions tous les trois le matin, nous lancions des idées et j’écrivais les scènes l’après-midi sur lesquelles ils rebondissaient le lendemain. La structure du scénario, le cheminement de ce type qui veut redevenir rock alors qu’il ne l’est pas, se sont imposés très vite. Avec une ligne directrice qui était l’enfermement, comment une personne connue peut-elle, elle aussi, s’enfermer dans une image ? Je tenais beaucoup ainsi à ce que le tournage dans le tournage se passe en studio : il était important que le héros soit enfermé et qu’il ne sorte de ce sentiment d’emprisonnement, avec pour la première fois, une scène en extérieurs, qu’à partir du moment où il commence à se sentir mieux.

E N METTANT EN SCENE LE PERSONNAGE SUR UN PLATEAU DE CINEMA, ET SON MAL ETRE VIS-A-VIS DU ROLE QU’IL DOIT INTERPRETER, VOUS EN PROFITEZ POUR DONNER UNE PEINTURE ASSEZ AMUSANTE DES COULISSES DE CE METIER. L’ASSISTANT MALADROIT, LA STAGIAIRE A LAQUELLE ON RECLAME SANS CESSE DES CAFES…

Je voulais le montrer dans son quotidien de travail mais il ne fallait pas non plus donner l’air de ne s’adresser qu’aux seuls gens du cinéma. Tout dérape pour lui lorsque sa partenaire lui dit innocemment qu’il n’est pas rock. À partir de là, il dévisse et ne pense plus qu’à saper tout ce qui faisait son image jusque-là. Et cela passe nécessairement par son métier.

COMMENT CHOISIT-ON LE CASTING D’UNE COMEDIE EN PARTIE AUTOBIOGRAPHIQUE ?

Il devait forcément s’agir des gens de mon entourage proche, professionnel comme personnel. Mon agent joue son rôle, Marion, mes copains… Jusqu’à mon ancien assistant avec lequel j’ai travaillé pendant huit ans et qui est un vrai personnage... Il n’y a que mon fils qui ne soit pas mon fils – je ne voulais évidemment pas le mêler à ça.

  • Sortie : 15 février 2017
Date de la publication électronique :03 January 2017
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé