A United Kingdom  –  Amma Asante  –  2017

Fiche générale

  • Durée : 131 minutes
  • Producteur : Rick McCallum
    David Oyelowo
    Peter Heslop
    Brunson Green
    Justin Moore-Lewy
    Charlie Mason
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur : Amma Asante
  • Interprètes : David Oyelowo (Seretse Khama)
    Rosamund Pike (Ruth Williams)
    Tom Feton (Rufus Lancaster)
    Jack Davenport (Sir Alistair Canning)
    Laura Carmichael (Muriel)
    Terry Pheto (Naledi)
    Jessica Oyelowo (Lady Lilly Canning)
    Vusi Kunene (Tshekedi Khama)...
  • Scénario : Guy Hibbert
  • Adaptation : d'après "Colour Bar" de Susan Williams
  • Producteur exécutif : Cameron McCracken
    Christine Langan
    Natascha Wharton
    Eleanor Clark Windo
    Guy Hibbert
  • Directeur de la photographie : Sam McCurdy
  • Compositeur de la musique : Patrick Doyle
  • Monteur : Jonathan Amos (ACE)
    Jon Gregory (ACE)
  • Chef décorateur : Simon Bowles
  • Costumier : Jenny Beavan
    Anushia Nieradzik

Production

  • Producteur : Rick McCallum
    David Oyelowo
    Peter Heslop
    Brunson Green
    Justin Moore-Lewy
    Charlie Mason
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif : Cameron McCracken
    Christine Langan
    Natascha Wharton
    Eleanor Clark Windo
    Guy Hibbert

Fiche artistique

  • Réalisateur : Amma Asante
  • Scénario : Guy Hibbert
  • Adaptation : d'après "Colour Bar" de Susan Williams
  • Interprètes : David Oyelowo (Seretse Khama)
    Rosamund Pike (Ruth Williams)
    Tom Feton (Rufus Lancaster)
    Jack Davenport (Sir Alistair Canning)
    Laura Carmichael (Muriel)
    Terry Pheto (Naledi)
    Jessica Oyelowo (Lady Lilly Canning)
    Vusi Kunene (Tshekedi Khama)
    Nicholas Lyndhurst (George Williams)
    Arnold Oceng (Charles)
    Anastasia Hille (Dot Williams)
    Charlotte Hope (Olivia Lancaster)
    Theo Landey (Michale Nash)
    Abena Ayivor (Ella Khama)
    Jack Lowden (Tony Benn)
    Zackary Momoh (Oluwo)
    Nicholas Rowe (Fenner Brockway)
    Billy Boyle (Le révérend James Manners)
    Kevin Hand (Patron)
    Raymond Burnet (Le révérend Leonard Patterson)
    Anton Lesser (Le Premier ministre Attle)
    Joseph Makwinja (Morgan)
    Michael Howe (Terence Bernard)
    Madison Manowe (Jacqueline bébé)
    Motheo Motalaote (Jacqueline bébé)
    Chelsea J.Scott (Jacqueline bébé)

Fiche technique

  • Directeur de la photo : Sam McCurdy
  • Compositeur de la musique : Patrick Doyle
  • Monteur : Jonathan Amos (ACE)
    Jon Gregory (ACE)
  • Chef décorateur : Simon Bowles
  • Costumier : Jenny Beavan
    Anushia Nieradzik
  • Maquilleur : Meg Tanner (coiffure et maquillage)
  • Casting : Sasha Robertson
  • Photographe de plateau : Stanislav Honzik

Résumé et notes

  • Durée : 131 minutes

RÉSUMÉ

En 1947, Seretse Khama, jeune Roi du Botswana et Ruth Williams, une Londonienne de 24 ans, tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Tout s’oppose à leur union : leurs différences, leurs familles et les lois anglaises et sud-africaines. Mais Seretse et Ruth vont défier les diktats de l’apartheid. En surmontant tous les obstacles, leur amour a changé leur pays et inspiré le monde.

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • A PROPOS…

DU CONTEXTE HISTORIQUE ET POLITIQUE

Susan Williams, auteur du livre « Colour Bar » dont s’inspire A UNITED KINGDOM, est directrice de recherche à l’Institut de Recherche sur le Commonwealth à Londres. Elle livre quelques éléments de contexte sur la période à laquelle l’histoire se déroule.

DE L’EMPIRE BRITANNIQUE

« À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Empire Britannique s’étendait sur un quart de la planète, dont l’Inde, des dizaines de territoires en Afrique et en Asie, ainsi que des dominions autonomes comme le Canada ou l’Australie. »

DU PROTECTORAT

de l’Empire, où les dirigeants locaux conservaient une partie de leurs pouvoirs traditionnels mais étaient soumis à l’autorité britannique. Le Bechuanaland a été peu colonisé parce qu’il n’avait pas grand-chose à offrir aux Anglais, étant donné qu’il est presque entièrement situé en zone semi-désertique et qu’on n’y avait pas encore découvert de diamants et autres minéraux. On y trouvait peu de Blancs, et les inégalités raciales ainsi que la ségrégation y étaient profondément ancrées. Le territoire ne comprenait pas de capitale administrative et les affaires britanniques étaient gérées depuis l’Afrique du Sud par l’intermédiaire du haut-commissaire.

Le protectorat était administré avec très peu de moyens et de maigres ressources allouées à l’éducation et à la santé. Beaucoup de Botswanais souffraient de malnutrition et on estime qu’au moins un tiers des enfants mouraient avant l’âge de cinq ans. Pour le peuple du Bechuanaland, le terme de ‘protectorat’ avait une résonance particulière. C’est en effet le grand-père de Seretse qui avait demandé la protection de la reine Victoria contre la menace d’annexion par l’Afrique du Sud. Même si une grande partie de la population était opposée à l’autorité britannique, le racisme et l’apartheid en Afrique du Sud étaient considérés comme de plus grands dangers. »

DE LA FIN DE L’EMPIRE

« En 1947, l’année précédant le mariage des Khama, l’Inde quitte l’Empire Britannique et se scinde en deux États indépendants : l’Inde et le Pakistan. En 1957, l’année suivant le retour de Seretse d’exil, la Côte-de-l’Or devient le Ghana, la première colonie britannique à obtenir son indépendance. Le nationalisme africain et le vent du changement soufflent sur le continent et en 1966 le Bechuanaland obtient son indépendance et devient le Botswana. Le pays figure alors parmi les dix nations les plus pauvres au classement des Nations Unies et c’est le pays le moins développé d’Afrique. Il s’est remarquablement transformé depuis 50 ans. »

Dans le cadre de ses recherches pour le livre Colour Bar, Susan Williams s’est rendue au Botswana où elle a visité toutes les villes iées à l’histoire des Khama. Elle a étudié plus de mille dossiers sur le couple aux archives du Royaume-Uni. Certains n’étaient pas accessibles, mais elle a convaincu le ministère des Affaires Étrangères et du Commonwealth de l’autoriser à les consulter. Elle a également obtenu l’aide de la famille Khama ; le fils de Seretse, Ian (aujourd’hui président), qui était vice-président à l’époque, lui a donné accès aux archives, à des photographies, et lui a présenté des gens dans des villages qu’elle n’aurait pas rencontrés sans son aide. « Mais à aucun moment ils n’ont essayé d’influencer ma perception des événements passés. Je n’avais jamais ressenti cela auparavant », confie-t-elle.

« Seretse et Tshekedi se sentaient un véritable devoir envers leur nation », explique-t-elle. « Ils ont mis leurs différences de côté pour le bien commun, et dans l’intérêt de leur peuple. J’y vois un parallèle avec Nelson Mandela. Il se trouve que Mandela a demandé l’asile politique au Bechuanaland au début des années 60 avant d’être traduit en justice et emprisonné en Afrique du Sud ». Et depuis sa cellule de Robben Island, il s’adresse à la nation du Botswana et écrit en 1994 : « Vous avez tant de choses à nous apprendre. »

Certains écrivains expriment des réserves sur les adaptations cinématographiques de leurs œuvres, mais pas Susan qui insiste : « J’ai adoré le film. Il m’a émue aux larmes, notamment lorsque Seretse et Tshekedi unissent leurs forces. La scène est très fidèle à la réalité. Je suis extrêmement fière d’avoir participé au projet. Il y a des liens étroits entre le film et le livre. » Elle salue le souci du détail de la réalisatrice Amma Asante, ui a notamment téléphoné une fois à Susan depuis le Botswana pour vérifier la prononciation du nom d’un des personnages. « Il y avait une légère erreur, et du coup ils ont refait la scène », raconte Susan.

Durant la phase de préparation, elle a reçu des emails de la part du producteur Rick McCallum. « Ils essayaient de retrouver la première maison de Seretse et de Ruth à Serowe. Je leur ai dit ce que je savais, où je pensais qu’elle se trouvait. Les gens se sont mis à la chercher. Ils auraient pu en choisir une autre, mais ils voulaient la vraie. Pour moi, c’est en partie ce qui rend le film aussi poignant. » Lorsque Ruth est décédée en 2002, le mari de Susan lui a montré dans le journal la notice nécrologique de « Lady Khama », comme on l’appelait alors : « Il m’a dit : ‘Voilà le sujet de ton prochain livre’. Et j’ai tout de suite vu que son histoire allait m’inspirer. J’ai vu la création du Botswana comme la naissance d’une nation qui surmonte les obstacles grâce à Seretse, son père fondateur. Tshekedi et lui ont mis leurs différends de côté dans un geste d’intégrité. J’ai ressenti la nécessité de raconter cette histoire où le bien triomphe sur le mal. »

  • Sortie : 29 mars 2017
Date de la publication électronique : 30 mai 2017
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé