Django  –  Etienne Comar  –  2017

Fiche générale

  • Durée : 115 minutes
  • Producteur :Olivier Delbosc
    Marc Missonnier
  • Production :Arches Films
    Duriosa Films...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Etienne Comar
  • Interprètes : Reda Kateb (Django Reinhardt)
    Cécile de France (Louise de Clerk)
    Beata Palya (Naguine Reinhardt)
    Bimbam Merstein (Negros Reinhardt)
    Gabriel Mirété (La Plume)
    Vincent Frade (Tam Tam)
    Johnny Montreuil (Joseph Reinhardt)
    Raphaël Dever (Vola)...
  • Scénario :Etienne Comar
    Alexis Salatko
  • Adaptation :publié aux Editions Robert Laffont. librement adapté de l'ouvrage "Folles de Django" de Alexis Salatko
  • Producteur exécutif :Christine de Jekel
  • Directeur de production :Philippe Hagege
  • Directeur de la photographie : Christophe Beaucarne
    A.F.C.-S.B.C.
  • Compositeur de la musique : Django. Musiques interprétées par LeRosenberg Trio Warren Ellis. Reinhardt
  • Monteur : Monica Coleman
  • Chef décorateur : Olivier Radot
  • Costumier : Pascaline Chavanne

Production

  • Producteur :Olivier Delbosc
    Marc Missonnier
  • Production :Arches Films
    Duriosa Films
    Moana Films
    Pathé
    France 2 Cinéma
    Auvergne Rhône Alpes Cinéma
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Christine de Jekel
  • Directeur de production :Philippe Hagege
  • Coproduit par :Romain Le Grand
    Vivien Aslanian
  • Producteur associé :Ardavan Safaee
  • Avec la participation de :Canal+
    Ciné+
    France Télévisions
    La Région Auvergne Rhône Alpes
    CNC
  • Avec le soutien de :La Région Ile-de-France
  • En partenariat avec :CNC

Fiche artistique

  • Réalisateur :Etienne Comar
  • Scénario :Etienne Comar
    Alexis Salatko
  • Adaptation :publié aux Editions Robert Laffont. librement adapté de l'ouvrage "Folles de Django" de Alexis Salatko
  • Interprètes :Reda Kateb (Django Reinhardt)
    Cécile de France (Louise de Clerk)
    Beata Palya (Naguine Reinhardt)
    Bimbam Merstein (Negros Reinhardt)
    Gabriel Mirété (La Plume)
    Vincent Frade (Tam Tam)
    Johnny Montreuil (Joseph Reinhardt)
    Raphaël Dever (Vola)
    Patrick Mille (Charles Delaunay)
    Xavier Beauvois (Medecin STO)
    Doctor Jazz (Jan-Henrich Stahlberg)
    Hono Winterstein (Toto Hoffman)
    Etienne Timbo Mehrstein (Timbo Hoffman)
    Levis Reinhardt (Gagar Hoffman)
    Rossignol (Hugues Jourdain)
    Hans Biber (Alex Brendemuhl)
    Hammerstein (Ulrich Brandhoff)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Christophe Beaucarne
    A.F.C.-S.B.C.
  • Compositeur de la musique :Django. Musiques interprétées par LeRosenberg Trio Warren Ellis. Reinhardt
  • Ingénieur du son :Cyril Moisson
    Vincent Guillon
    Stéphane Thiebault
  • Monteur :Monica Coleman
  • Chef décorateur :Olivier Radot
  • Costumier :Pascaline Chavanne
  • Casting :Stéphane Batut
  • Photographe de plateau :Roger Arpajou
  • Assistant réalisateur :Luc Bricault

Résumé et notes

  • Durée : 115 minutes

RÉSUMÉ

À Paris en 1943 sous l’Occupation, le musicien Django Reinhardt est au sommet de son art. Guitariste génial et insouciant, au swing aérien, il triomphe dans les grandes salles de spectacle alors qu’en Europe ses frères Tsiganes sont persécutés.

Ses affaires se gâtent lorsque la propagande nazie veut l’envoyer jouer en Allemagne pour une série de concerts…

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Prix et distinctions : 67e Internationale Filmfestspiele Berlin Competition : Opening Film

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • DJANGO REINHARDT par Alain Antonietto, Spécialiste de la musique, de la culture tsigane et de Django Reinhardt

« Depuis sa mort en 1953, la musique et le style unique de Django Reinhardt ont inspirés les plus grands guitaristes du monde qu’ils soient Blues, Jazz, Pop, Country ou Rock : Jimi Hendrix, BB King, George Benson, Joe Pass, Carlos Santana, ohn Mc Laughlin, Les Paul, Jimmy Page, Hank Marvin, Chet Atkins, Jeff Beck, Jerry Garcia, Eric Clapton, Mark Knopfler… Tous voient en lui le remier « guitare hero » et l’un des plus influent.

En France outre Charles Trénet, Yves Montand, Boris Vian, Serge Gainsbourg, Sacha Distel et Georges Brassens, des chanteurs contemporains omme Jacques Higelin, Sanseverino, Zaz, ou Thomas Dutronc, lui font régulièrement hommage. Etrange destin que celui de ce jeune tsigane qui, issu des terrains vagues de la Zone Parisienne, allait conquérir avec sa guitare les plus grandes scènes de l’Olympia au Palladium de Londres, et de la salle Pleyel au Carnegie Hall de New York.

Célébré en son temps par les poètes Pierre Reverdy, Anna de Noailles et Jean Cocteau qui le surnommait « le doux fauve » ou « le fils de l’air ». Django et sa guitare… Virtuosité d’autant plus légendaire qu’elle dû triompher d’un terrible handicap, le guitariste manouche ayant perdu l’usage d’une partie de sa main gauche dans l’incendie de sa roulotte, en 1928. Héros de légende s’il en fut, Django Reinhardt le devint dès sa prime jeunesse : tous, d’abord parmi les siens, subjugués par l’éblouissante virtuosité de ce petit prodige du banjo, ensuite auprès des musiciens musette, d’où sa réputation d’extraordinaire instrumentiste gagna comme une trainée de poudre les milieux du Jazz. Univers certes plus propre à l’épanouissement de ses ambitions musicales qu’il concrétisa, sur la guitare, à partir de 1934 au sein du Quintet du Hot Club de France avec le violoniste Stéphane Grappelli.

Ensemble ils composent d’étonnants chefs d’œuvre comme Djangology, Tears ou le véritable tube de l’époque Minor Swing, qui gardent toute leur fraîcheur encore aujourd’hui. Une démarche créatrice tenant du génie, liée à ses fantastiques dons d’improvisateur qui, d’ailleurs, confondit aussi bien Louis Armstrong, Coleman Hawkins que Duke Ellington et Benny Goodman, tandis que son éblouissante maitrise instrumentale fascinerait bien des guitaristes du monde entier…

Mais la guerre arrivant, il était à craindre que cette ascension fulgurante ne soit brisée dans son élan. Or pendant l’Occupation, par une sorte de résistance instinctive peut-être, l’extraordinaire vogue d’un Swing à la française, que sa guitare et son nouveau Quintet - avec clarinette - symbolisaient, allait au contraire braquer les projecteurs sur lui. À tel point que ses nombreux succès populaires, Nuages, Swing 42, Les yeux noirs, Douce ambiance ou Mélodie au crépuscule attirèrent de plus en plus dangereusement l’attention des autorités allemandes qui, tout en réprimant sévèrement les débordements trop enthousiastes des jeunes zazous lors de ses concerts, envisagèrent en haut lieu de l’envoyer en tournée outre-Rhin.

Et c’est précisément cette menaçante et sombre période de 1943 qu’évoque le film, avec la tentative de Django de fuir et de passer clandestinement en Suisse et bien d’autres péripéties rocambolesques dignes d’un véritable personnage de cinéma, chez qui pourtant la réalité des faits dépassa fort souvent la légende. En 1944, dès la libération de Paris, si nombre de G.Is fraichement débarqués s’enquérirent aussitôt du lieu où l’on pouvait enfin voir l’amazing gipsy et son attractif two fingers style, les membres du légendaire big band de Glenn Miller ne s’y trompèrent pas en se bousculant pour avoir l’honneur de se produire avec lui ou de l’écouter tout simplement ! Mais décidément cette Swing Era jetait ses derniers feux, car dans leur fameuse jeep, les américains apportaient non seulement le coca-cola et le chewing-gum, mais aussi d’intrigants disques d’un certain Charlie Parker.

Enorme choc musical que ce Be-Bop dont, seul en France, Django comprit d’emblée l’importance en le ressentant comme une (r)évolution décisive. Désormais en prise directe avec le jazz moderne, et s’adaptant comme il put à la guitare électrique, Django multiplia les expériences. Tournée aux USA avec Duke Ellington (1946), jam-sessions avec Zoot Sims, Roy Eldridge (1950), Don Byas, Kenny Clarke (1951), premier essai modal dix ans avant Miles Davis (Flèche d’or, 1952), concert mémorable avec Dizzy Gillespie, ou ultime enregistrement avec Martial Solal, un mois avant sa mort (1953).

Ainsi disparaissait, à quarante-trois ans, ce génie autodidacte ignorant tout du solfège qui, à la question : « Monsieur Reinhardt, vous ne connaissez pas la Musique ? » répondit : « Non, mais Elle, elle me connait ! ». »

  • Sortie : 26 avril 2017
Date de la publication électronique :30 May 2017
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé