Le Dernier Vice-Roi des Indes  –  Gurinder Chadha  –  2017

Fiche générale

  • Durée : 105 minutes
  • Producteur :Deepak Nayar
    Gurinder ChadHa
    Paul Mayeda Berges
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Gurinder Chadha
  • Interprètes : Hugh Bonneville (Lord Mountbatten)
    Gillian Anderson (Edwina Mountbatten)
    Manish Dayal (Jeet)
    Huma Qureshi (Aalia)
    Lily Travers (Lady Pamela Hicks)
    Jaz Deol (Duleep)
    Om Puri (Le père de Aalia)
    Michael Gambon (Le Général Hastings Ismay)...
  • Scénario :Paul Mayeda Berges
    Gurinder ChadHa
    Moira Buffini
  • Adaptation :d'après les ouvrages "Freedom at Midnight" de Larry Collins et Dominique Lapierre
    "The Shadow Of The Great-Game - The Untold Story Of Partition" de Narenda Singh Sarila.
  • Producteur exécutif :Cameron McCracken
    Christine Langan
    Natascha Wharton
    Tim O'Shea
    Shibasish Sarkar
  • Directeur de la photographie : Ben Smithard B.S.C.
  • Compositeur de la musique : A.R. Rahman
  • Costumier : Keith Madden

Production

  • Producteur :Deepak Nayar
    Gurinder ChadHa
    Paul Mayeda Berges
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Cameron McCracken
    Christine Langan
    Natascha Wharton
    Tim O'Shea
    Shibasish Sarkar
  • Coproducteurs :Simon Perry
    Sean Wheelan
    Paul Ritchie
    India Pravesh Sahni

 

Fiche artistique

  • Réalisateur :Gurinder Chadha
  • Scénario :Paul Mayeda Berges
    Gurinder ChadHa
    Moira Buffini
  • Adaptation :d'après les ouvrages "Freedom at Midnight" de Larry Collins et Dominique Lapierre
    "The Shadow Of The Great-Game - The Untold Story Of Partition" de Narenda Singh Sarila.
  • Interprètes :Hugh Bonneville (Lord Mountbatten)
    Gillian Anderson (Edwina Mountbatten)
    Manish Dayal (Jeet)
    Huma Qureshi (Aalia)
    Lily Travers (Lady Pamela Hicks)
    Jaz Deol (Duleep)
    Om Puri (Le père de Aalia)
    Michael Gambon (Le Général Hastings Ismay)
    Neeraj Kabi (Mahatma Gandhi)
    Denzil Smith (Muhammad Ali Jinnah)
    Simon Callow (Cyril Radcliffe)
    David Hayman (Ewart)

Fiche technique

  • Photographie :Ben Smithard B.S.C.
  • Compositeur de la musique :A.R. Rahman
  • Costumier :Keith Madden
  • Décors :Laurence Dorman
  • Maquilleur :Jacqueline Fowler
  • Casting :Michelle Guish
    Seher Latif
  • Photographe de plateau :Kerry Monteen
  • Montage :Victoria Boydell
    Valerio Bonelli

 

Résumé et notes

  • Durée : 105 minutes

RÉSUMÉ

Mars 1947. Après 300 ans de domination anglaise, le Palais du vice-roi à Delhi ouvre ses portes une dernière fois pour accueillir en grande pompe Lord Mountbatten et sa famille. Petit-fils de la reine d’Angleterre et nommé dernier vice-roi des Indes, « Dickie » Mountbatten devra préparer le pays à l’indépendance. Mais la tâche s’avérera bien plus ardue que prévu. Après d’âpres négociations avec Nehru, Gandhi et Jinnah, perturbées par de violents conflits religieux, il n’aura d’autre choix que d’entériner la partition des Indes et la création d’un nouvel état, le Pakistan. Dans le même temps, Jeet et Aalia, deux jeunes Indiens au service du Palais et que la religion oppose, subiront ces évènements et auront à choisir entre leur amour et leur attachement à leurs communautés. La décision de Lord Mountbatten va provoquer l’un des plus grands déplacements de population de l’Histoire et ses conséquences se font encore ressentir aujourd’hui. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • NOTES DE PRODUCTION

Une histoire personnelle La partition de l’Inde de 1947 a toujours taraudé Gurinder Chadha. Bien qu’elle ait grandi à Londres et qu’elle soit née à Nairobi treize ans après la division de l’Inde en deux nations, la réalisatrice explique qu’elle a été élevée dans « l’ombre de la partition ». Ses ancêtres vivaient dans les contreforts de l’Himalaya, dans le Pakistan actuel. Ses grands-parents ont été témoins du chaos au cours duquel la violence tribale entre la minorité musulmane – qui aspirait à sa propre patrie – et la majorité hindoue et sikh a engendré le plus vaste exode de réfugiés de l’histoire : on estime qu’environ 14 millions de personnes ont été déplacées au cours de la Partition et qu’un million d’entre elles ont trouvé la mort. L’indépendance de l’Inde galvanisait les foules qui voulaient la fêter et, de même, la création du Pakistan réjouissait des millions de musulmans. Mais avant d’y parvenir, de très nombreux Hindous, musulmans et Sikhs ont terriblement souffert. Scénariste et réalisatrice, Gurinder Chadha a souvent transposé ses propres souvenirs de femme d’origine anglo-indienne dans des films légers et captivants, de son premier long métrage UNE BALADE À BLACKPOOL (1993) à JOUE-LA COMME BECKHAM (2002), immense succès commercial. Elle n’avait pas encore abordé la dimension plus tragique de son passé culturel et familial dans ses films car, dit-elle, « elle est trop sombre et douloureuse ». Jusqu’à ce que, en 2005, elle participe à l’émission « Who Do You Think You Are? », sur la BBC, dans laquelle une personnalité revient sur la terre de ses ancêtres. « J’étais très réservée sur le Pakistan », se souvient-elle. « Dans l’émission, au moment où je suis arrivée sur place, j’ai expliqué que je préférais parler de l’Inde ‘d’avant la Partition’. Mais j’étais à Jhelum pour tenter de retrouver la maison de mon grand-père et on a fini par la localiser grâce aux gens qui y habitent actuellement. « La réalisatrice a été frappée par la chaleur et la générosité des Pakistanais qu’elle a rencontrés. « Le plus émouvant, c’était de croiser tous ces gens âgés à qui je demandais : ‘Vous habitez ici depuis combien de temps ? Vous avez connu mon grand-père ?’ Et ils me répondaient tous : ‘Je suis arrivé ici en 47. Je suis arrivé ici en 47. Etc.’ Du coup, j’ai compris que toute une communauté Sikh avait été expulsée du Pakistan et remplacée par une autre communauté, tout comme cette nouvelle communauté musulmane avait été expulsée d’Inde et obligée de quitter son port d’attache. Tout cela m’a renvoyé avec force aux répercussions de la Partition. » C’est alors que Gurinder Chadha a pris conscience qu’elle devait affronter ses peurs et tourner son film sur la Partition. J’ai décidé de consacrer un film à ce que j’appelle la Partition du peuple », explique-t-elle. « Je ne voulais pas me contenter de raconter pourquoi la Partition a eu lieu et m’attacher aux conflits politiques entre les grands dirigeants de l’époque – je tenais à ce que le spectateur cerne bien l’impact de la Partition sur les gens les plus modestes. » Elle a donc eu l’idée de situer entièrement l’intrigue dans le palais du vice-roi, siège du gouvernement britannique à Delhi, afin de présenter une vision métaphorique de la Partition entre « les étages supérieurs » et les « étages inférieurs ». Elle souhaitait ainsi s’intéresser aux négociations se déroulant à l’étage entre Lord Mountbatten, ultime vice-roi de l’Inde, et les dignitaires du pays – Nehru, Gandhi et Jinnah – tout en évoquant le parcours des Indiens, aux niveaux inférieurs (leurs espoirs et leurs appréhensions face aux conséquences de ces négociations sur leur vie personnelle). « Dans le film, le palais du vice-roi est quasiment un personnage à part entière », précise la cinéaste. « Il a été conçu par Lutyens et il a fallu 17 ans pour le construire. Son architecture imposante symbolisait le pouvoir impérial et était destinée à impressionner ses visiteurs. Je suis certaine qu’en 1929, année où il a été achevé, personne n’aurait pu imaginer que moins de vingt ans plus tard elle deviendrait la résidence du premier président de l’Inde (et elle reste à ce jour la plus vaste demeure de chef d’État au monde). Alors que la réalisatrice commençait à envisager le mode de narration du film, elle a contacté Cameron McCracken (producteur exécutif et directeur général de Pathé au Royaume-Uni) pour lui permettre de faire avancer le projet. Il a réuni la BBC, le BFI, Ingenious et Reliance, plus important groupe de médias en Inde. Le producteur Deepak Nayar s’est également engagé dans l’aventure. Grâce à ce mélange entre financiers anglais et indiens, Gurinder Chadha a pu mettre en œuvre le genre de film qu’elle adorait quand elle était enfant et qui a pour ainsi dire disparu : la fresque historique britannique. Sans vouloir se comparer à leur génie, la cinéaste considère que son film s’inscrit dans la droite ligne de LA ROUTE DES INDES (1984) de David Lean et GANDHI (1982) de Richard Attenborough. « David Lean a toujours été l’un de mes cinéastes préférés », reconnaît-elle. « J’adore ces vastes épopées anglaises. Je trouve que c’est triste qu’on ne tourne plus ces films populaires à grand spectacle car ils nous permettent, d’une certaine façon, de définir notre identité nationale. Ils nous éclairent sur ce que nous sommes en se penchant sur notre histoire pour mieux décrypter le présent. C’est exactement ce que j’ai cherché à faire avec ce film : toucher le plus grand public possible et lui rappeler cet événement majeur largement oublié aujourd’hui ». Mais si LE DERNIER VICEROI DES INDES se rapproche d’autre œuvres sur l’Empire britannique, il offre néanmoins un point de vue nouveau. En effet, Gurinder Chadha est la première femme cinéaste d’origine anglo-indienne à se pencher sur le rôle des Anglais en Inde. « Comme j’ai grandi en Angleterre, on m’a appris qu’en 1947, après un long combat pour la liberté mené par Gandhi, les Britanniques ont souhaité rétrocéder l’Inde à son peuple », poursuit-elle. « Du coup, ils ont envoyé Mountbatten sur place pour diriger l’opération, mais les Indiens ont commencé à s’entredéchirer. C’est à cause de ces luttes intestines que Mountbatten n’a eu d’autre choix que de diviser le pays en deux. Par conséquent, la violence liée à la Partition incomberait aux Indiens eux-mêmes. C’est la version de l’histoire officielle qu’on retrouve dans le GANDHI d’Attenborough. Mais si on se penche sur les faits, on se rend compte qu’il s’agit d’une interprétation partiale et biaisée des événements ». Au bout de deux siècles de présence anglaise en Inde, les Indiens se sont rassemblés et se sont retournés contre les dirigeants britanniques au cours de la rébellion de 1857, également appelée première guerre d’indépendance, selon le livre d’histoire consulté. Les Anglais ont repris le contrôle du pays mais ont été ébranlés par la force des insurgés : ils mettent alors en œuvre la politique impériale du « diviser pour mieux régner », semant les graines de la ségrégation entre Hindous et musulmans. Le film débute avec cette citation : ‘L’histoire est écrite par les vainqueurs.’ « Je souhaitais voir si quelqu’un comme moi était capable d’étudier des archives inédites et de proposer une lecture des faits différente de celle qu’on m’a inculquée quand j’étais petite », affirme la réalisatrice. Quand les Anglais ont commencé à relâcher leur étau sur l’Inde, l’absence croissante de pouvoir a suscité des tensions et les Britanniques ont précipité leur départ. Pensaient-ils qu’il atténuerait la violence des conflits ? Souhaitaient-ils seulement fuir le chaos qu’ils avaient engendré ? Ou existait-il une tout autre raison liée à la nouvelle carte du monde de l’après-guerre ? Si elle est une enfant de la Partition, Gurinder Chadha est aussi une ancienne journaliste de la BBC. Autant dire qu’elle sentait qu’il était de son devoir de mener d’amples recherches, de vérifier et de recouper les faits. L’écriture du scénario a donc été un périple ponctué de découvertes.


  • Sortie : 05 juillet 2017
Date de la publication électronique :29 August 2017
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé