Trésor  –  Claude Berri / François Dupeyron  –  2009

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
  • Durée : 135 minutes
  • Producteur :Claude Berri
  • Production :Hirsch
    Berel Films...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Claude Berri
    François Dupeyron
  • Interprètes : Mathilde Seigner (Nathalie)
    Jean-Pierre (Alain Chabat)
    Fanny Ardant (Françoise Lagier)
    Isabelle Nanty (Brigitte)
    Hélène Vincent (Nadine)
    Stéphane Freiss (Fabrice)...
  • Scénario :Claude Berri
  • Adaptation :Claude Berri
    Eric Assous
  • Producteur exécutif :Nicole Firn
  • Directeur de la photographie : Agnès Godard
  • Compositeur de la musique : Frédéric Botton
    Jean-Yves D'angelo
  • Monteur : François Gedigier
    Sylvie Lager
  • Costumier : Jacqueline Bouchard

Production

  • Pays de production :France
  • Producteur :Claude Berri
  • Production :Hirsch
    Berel Films
    TF1 Productions
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Nicole Firn
  • Assistant de production :Christian Chevalier
  • Productrice associée :Nathalie Rheims
  • Directrice financière :Myriam Kaufmann
  • Une co production :Hirsch
    Berel Films
    TF1 Films Production
  • Avec la participation de :Canal +
  • Avec la participation du :Centre National de la Cinématographie
  • Avec la participation de :TPS Star
  • Avec la participation de :La Petite Reine

Fiche artistique

  • Réalisateur :Claude Berri
    François Dupeyron
  • Scénario :Claude Berri
  • Adaptation :Claude Berri
    Eric Assous
  • Scripte :Helen Sebillotte Othnin-Girard
  • Interprètes :Mathilde Seigner (Nathalie)
    Jean-Pierre (Alain Chabat)
    Fanny Ardant (Françoise Lagier)
    Isabelle Nanty (Brigitte)
    Hélène Vincent (Nadine)
    Stéphane Freiss (Fabrice)
    Laurent Spielvogel (Le vendeur d'animaux)
    Bruno Putzulu (Bruno)
    Jean-Michel Martial (Le vétérinaire)
    Marine Delterme (Floriane)
  • Coiffure :Laurent Bozzi

Fiche technique

  • Photographie :Agnès Godard
  • Compositeur de la musique :Frédéric Botton
    Jean-Yves D'angelo
  • Ingénieur du son :Pierre Lenoir
    Raphael Girardot
    Olivier Dô-Huu
  • Monteur :François Gedigier
    Sylvie Lager
  • Costumier :Jacqueline Bouchard
  • Décors :A.D.C. Laurent Ott
  • Maquilleur :Joel Lavau
    Hugues Lavau
  • Casting :Gérard Moulevrier (A.R.D.A.)
  • Photographe de plateau :Etienne George
  • Régisseur :Aimeric Bonello
  • Dresseur animalier :Patrick Pittavino
  • Assistant réalisateur :Pascal Roy

Résumé et notes

  • Durée : 135 minutes

RÉSUMÉ

Jean-Pierre et Nathalie s’aiment depuis cinq ans. Pour fêter cet anniversaire, Jean-Pierre offre à sa compagne un cadeau inattendu, un adorable bulldog anglais de quatre mois. Nathalie est folle de joie. C’est décidé : il s’appellera Trésor. Mais entre elle et l’animal, la relation devient immédiatement fusionnelle. Trésor fait de la chambre à coucher son territoire et y règne en maître, ronfle, bave, investit le lit. Le couple tangue, chavire, au gré des humeurs de ce monstre autoritaire.

D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • ENTRETIEN AVEC FRANCOIS DUPEYRON

Est-ce votre film ou celui de Claude Berri ? Trésor est le fruit du travail commun de Claude, Nathalie Rheims et moi. Lorsque Claude est parti, il a laissé un grand vide que nous nous sommes efforcés de combler avec l’aide précieuse des acteurs. Ce films est aussi une aventure humaine. Claude nous avait laissé un scénario, une équipe technique, un casting et quatre jours de tournage ce qui est suffisant pour venir à bout d’un film. Je n’ai pas eu le temps d’être schizophrène. Qu’avez-vous appris sur vous grâce à cette expérience ? Deux choses. On dit qu’en général le réalisateur est seul. Sauf là. Le poids du film n’est pas retombé sur mes seules épaules. Tout le monde s’est senti investi d’une mission. Mais la grande leçon est que cette situation dramatique m’a fait gagner en légèreté. Cela fait 20 ans que je donne dans le drame. Ce genre de film, je sais le faire. En revanche, apprendre à raconter la même histoire avec des instants de légèreté et de comédie, ce n’est pas naturel chez moi. En me glissant dans le costume de réalisateur de Trésor, j’ai peut-être compris que l’on peut raconter différemment la même histoire. Quelles scènes avez-vous particulièrement influencé ? Au début du film, j’ai eu l’idée de la promenade à vélo. Et un peu plus tard dans le cabinet du psy, j’ai pensé à mettre les patients et Fanny Ardant face à face et ne pas utiliser le sacro-saint divan. L’essentiel des autres scènes avait été pensé et répété par Claude.

  • ENTRETIEN AVEC NATHALIE RHEIMS

Quelle est la genèse de Trésor? La genèse de Trésor commence avec le cadeau que Claude me fait, il y a six ans, pour notre anniversaire de rencontre : un adorable bébé carlin. Claude roule avec Rajan, qui le conduisait depuis 18 ans, sur le quai de la Mégisserie. Soudainement, il lui dit : « Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! ». Il rentre dans l’oisellerie et en ressort avec un carlin. Le soir, j’arrive dans la cuisine, et dans un panier, Georges m’attend. A quel moment votre histoire à trois – Claude, le chien et vous – devient la matière d’un film ? L’histoire va s’écrire tout de suite. Dès le premier soir, je suis incapable de laisser Georges dans le cuisine, il vient dans le lit, il commence à faire pipi sur la couette, Claude hurle, on change les draps puis il accepte qu’il dorme avec nous. Dès la première nuit, Georges ronfle. Ca ne me gênait pas car j’avais pris l’habitude de dormir avec Claude qui ronflait également. Sauf que lui, ça l’a réveillé. Très fâché, il met le chien dans la salle de bain et ferme la porte. Le matin, je me réveille et me lamente que mon pauvre Georges ait dormi dans la salle de bain. Claude me répond que désormais c’est là qu’il passera la nuit. Je lui réponds que dans ces conditions, j’irai dormir avec lui. Ce que je fais la deuxième nuit avec mon oreiller et ma couette. Dès lors, ce carlin va devenir un sujet quotidien de gentilles disputes entre nous. Jusqu’à un moment où il y a un an et demi, après Ensemble c’est tout, il cherche une idée, il voulait faire un film personnel, il n’en avait pas fait depuis L’un reste, l’autre part et il me dit « on va faire l’histoire de Georges ». Comment s’est passée la première semaine de tournage qui allait être la seule de Claude? Incroyablement bien ! Il y a d’abord eu, avant Noël, les essais caméra au cours desquels Claude a vu que le couple Alain Chabat – Mathilde Seigner fonctionnait. « Oh c’est drôle, on dirait qu’ils jouent ensemble depuis toujours », a-t-il dit en les voyant pour la première fois. Claude est arrivé sur le plateau avec un peu d’appréhension parce qu’un tournage est toujours extrêmement fatigant, mais rassuré par la présence de François Dupeyron, qui avait été à ses côtés pour Ensemble c’est tout. Claude savait que s’il avait des moments de fatigue, il pouvait se reposer sur lui. Pendant la première semaine, nous l’avons vu rire plusieurs fois, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Avez-vous songé à arrêter le film après sa disparition ? Je ne me suis jamais posée la question. On avait trop préparé ce film pour y renoncer. L’essentiel était fait et il paraissait évident que nous devions continuer. J’ai senti que Nicole Firn et l’équipe qui travaillaient avec Claude depuis des années pensaient la même chose que moi. Qu’avez-vous, tous ensemble, particulièrement soigné pour rester fidèle à l’esprit de Claude ? L’élégance, le charme, la profondeur et la drôlerie, car Claude avait une manière très particulière de faire des comédies, à la fois très drôles mais qui posent de vraies questions sur le sens de la vie. Si Claude voyait son film de là-haut qu’en dirait-il ? Mais il le voit ! J’en ai la certitude. Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui ont senti tous les jours sa présence par des dizaines et des dizaines de détails. Je suis persuadée qu’il voit son film, je suis persuadée que c’est ce film là qu’il a voulu. Je n’en doute pas un instant.


  • Sortie : 11 novembre 2009
Date de la publication électronique :08 février 2018
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé