Mesrine, L'Instinct de Mort  –  Jean-François Richet  –  2008

Fiche générale

  • Durée : 113 minutes
  • Production :La Petite Reine
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Jean-François Richet
  • Interprètes : Vincent Cassel (Mesrine)
    Cécile De France (Jeanne)
    Gérard Depardieu (Guido)
    Gilles Lellouche (Paul)
    Roy Dupuis (Mercier)
    Elena Anaya (Sofia)
    Florence Thomassin (Sarah)
    Michel Duchaussoy (Le père)...
  • Scénario :Abdel Raouf D'Afri
  • Adaptation :Adbel Raouf D'Afri
    Jean-François Richet
  • Dialogues :Adbel Raouf D'Afri
    Jean-François Richet
  • Producteur exécutif :Daniel Delume
  • Producteur délégué :Thomas Langmann
  • Directeur de la photographie : Robert Gantz
  • Monteur : Hervé Schneid
  • Chef décorateur : Emile Ghigo
  • Costumier : Virginie Montel

Production

  • Production :La Petite Reine
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Thomas Langmann
  • Producteur exécutif :Daniel Delume
  • Coproducteurs :Maxime Remillard
    André Rouleau
  • Coproduction :France
    Canada
    Italie
    La Petite Reine
    Remstar
    Novo RPI
  • En coproduction avec :M6 Films
  • Avec la participation de :Canal +
    TPS Star
    M6
    120 Films
    La Région Haute Normandie
    Telefilm Canada
    La Sodec
  • En association avec :Uni Etoile 4
    Uni Etoile 5
    Banque populaire Image 8
    Cinemage 2
  • Producteurs associés :Jean Cottin
    Emmanuel Montamat

Fiche artistique

  • Réalisateur :Jean-François Richet
  • Scénario :Abdel Raouf D'Afri
  • Adaptation :Adbel Raouf D'Afri
    Jean-François Richet
  • Œuvre de référence :D'après l'oeuvre de Jacques Mesrine "L'instinct de mort"
  • Dialogues :Adbel Raouf D'Afri
    Jean-François Richet
  • Interprètes :Vincent Cassel (Mesrine)
    Cécile De France (Jeanne)
    Gérard Depardieu (Guido)
    Gilles Lellouche (Paul)
    Roy Dupuis (Mercier)
    Elena Anaya (Sofia)
    Florence Thomassin (Sarah)
    Michel Duchaussoy (Le père)
    Myriam Boyer (La mère)
  • Producteur exécutif musique :Marco Beltrami

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Robert Gantz
  • Effets spéciaux :Alain Carsoux
  • Monteur :Hervé Schneid
  • Chef décorateur :Emile Ghigo
  • Costumier :Virginie Montel
  • Son :Jean Minondo
    François Groult
    Gérard Hardy
    Alexandre Widmer
    Loic Prian

Résumé et notes

  • Durée : 113 minutes

RÉSUMÉ

« Quand un homme vit par les armes, la violence et le vol, C’est très rarement qu’il meurt dans son lit. Face à un type comme moi, Y’a pas tellement de cadeaux à faire. Je n’en fais pas non plus de mon côté. Bien sûr, certaines personnes pourraient dire : Il y a d’autres manières de vivre, Mais je n’avais plus tellement de choix non plus. Et à la finale, j’ai assumé ma criminalité jusqu’au bout. Certains vont faire de moi un héros, Alors qu’en fin de compte, Y’a pas de héros dans la criminalité. Y’a que des hommes qui sont marginaux. » Mesrine D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • ENTRETIEN AVEC JEAN-FRANCOIS RICHET

Avant de réaliser ces films, que représentait Jacques Mesrine pour vous ? Un homme libre. Il a vécu ses rêves et a été jusqu’au bout. Il appartenait à la petite bourgeoisie mais a vécu en porte à faux avec son milieu. Il s’est dirigé vers le gangstérisme non par déterminisme social mais par choix. C’est un homme qui s’est construit dans la négation, en sachant dire « Non ». La liberté c’est de savoir dire non, c’est ce qu’il y a de plus dur à faire. Quelle a été votre réaction quand Thomas Langmann vous a proposé le film ? Je m’étais renseigné sur la possibilité d’acquérir les droits pour faire un film sur Mesrine avant de réaliser ASSAULT SUR LE CENTRAL 13. Ces droits n’étaient pas libres, je suis parti aux USA. Quand ASSAUT SUR LE CENTRAL 13 est sorti en France, Thomas m’a appelé après la première séance et m’a proposé le film. J’étais intéressé, mais à certaines conditions, la première était que Vincent Cassel joue le rôle de Mesrine. A ce moment-là, Vincent s’était retiré du projet car le scénario qu’on lui avait proposé présentait Mesrine comme un héros. Bien que ce soit une façon d’aborder le sujet, ce n’était pas la mienne. J’ai essayé d’avoir le point de vue de Jacques Mesrine et pas celui que j’aurais aimé qu’il soit. Ça s’est révélé difficile, surtout à la fin de sa vie où il trouve une justification politique à ses actes, où il commence à avoir un idéal révolutionnaire qu’il n’a pas eu le temps de développer. En 59, Mesrine sort de la guerre d’Algérie, en 79 il devient l’ami de Charlie Bauer, un militant d’extrême gauche. Que s’est-il passé en 20 ans ? Quel est le lien entre les deux films ? La fin du premier film, c’est la fin de l’innocence de Jacques Mesrine. A l’ouverture du second film, il est Mesrine, il est l’ennemi public n° 1, un homme qui alimente sa légende pour sa propre survie, en étant médiatisé et en attirant les gens à sa cause. En France on aime les personnages qui disent non. La France s’est construite dans la contestation : la Révolution, la Commune, mai 68. Mesrine est une sorte d’anarchiste, un contestataire. Jacques Mesrine, c’est le gars qui ne veut pas être dans une case. L’ENNEMI PUBLIC N°1 est plus frénétique, avec plus d’axes, filmé comme un film de guerre. L’INSTINCT DE MORT est, lui, filmé comme un film de stratégie où l’on préparerait la guerre. Il n’y a pas l’homme public et l’homme intime. C’est le même. On a essayé de montrer tout cela. Avez-vous pris beaucoup de liberté avec la réalité ? La réalité me semble déjà incroyablement forte. Je tenais à filmer le plus souvent possible dans les lieux où les faits se sont réellement déroulés… Mais personne ne peut prétendre reconstituer toute la complexité de la vie d’un homme tel que Mesrine. Le choix de Vincent Cassel s’imposait ? C'était lui, ou je ne faisais pas le film. Il s’est approprié le rôle d’abord physiquement. Il s’est totalement investi. Il était complètement habité, il était Jacques Mesrine. Du début du premier film à la fin du deuxième, ce n’est pas le même, au-delà de sa prise de poids. C’est un acteur instinctif et physique, un acteur extraordinaire. Je connais Vincent depuis une quinzaine d’années et pendant tout le tournage, j’ai oublié le Vincent que je connaissais.

  • ENTRETIEN AVEC VINCENT CASSEL

Quand avez-vous entendu parler de Jacques Mesrine pour la première fois ? Mon souvenir le plus ancien remonte à l’époque où j’étais scolarisé dans le 18ème arrondissement non loin de la Porte de Clignancourt. Un soir, mon frère est rentré et m’a dit qu’il était passé là-bas avec sa classe et qu’il avait entendu des coups de feu, qu’on lui avait demandé de se mettre à terre. Jacques Mesrine venait d’être abattu. C’est la première fois que j’en ai entendu parler. Plus tard, j’ai bien vu l’influence qu’il avait eu sur l’inconscient collectif et sur pas mal de gens de mon âge. En 2001, à la sortie de SUR MES LÈVRES de Jacques Audiard, Thomas Langmann m’a appelé pour me dire qu’il voulait faire un film sur Mesrine et qu’il aimerait que ce soit moi qui l’interprète. Quelle a été votre réaction ? Comme bien souvent, « Oui pourquoi pas, voyons ce qui se passe ». Mais le scénario de la première équipe avait une vision trop manichéenne à mon goût. Faire un film sur un héros qui n’en est pas un était intéressant, mais à condition de le traiter comme il se doit. J’ai dû alors me désengager du projet. Plus tard, j’ai pourtant rappelé Thomas en lui disant que s’il repartait sur de nouvelles bases j’étais toujours là. Tout ça s’est passé sur plusieurs années. Après pas mal de noms qui ont circulé, il m’a finalement parlé de Jean-François Richet au moment de la sortie d’ASSAUT SUR LE CENTRAL 13. Puis il a eu l’idée d’Abdel Raouf Dafri pour le scénario. A ce moment-là je pensais encore qu’il ne fallait faire qu’un seul film. C’est Abdel qui m’a convaincu d’un scénario en deux parties. Il avait réussi à trouver le ton qui dévoilait toute la noirceur et les paradoxes du personnage. C’est là que j’ai donné mon accord pour deux films. Comment avez-vous vécu le tournage ? C’est le tournage le plus long que j’aie connu : neuf mois d’affilée. Un vrai marathon ! Ma première crainte était de m’essouffler, de ne pas arriver à tenir jusqu’au bout avec la même intensité. Mais le film a mis si longtemps à se faire que ça m’a permis d’ « infuser », d’avoir le temps de m’approprier cette histoire... En fin de compte, à ma grande surprise, je crois avoir réussi à vivre cette aventure avec une énergie assez constante. La vie de Mesrine est telle, il lui arrive tant de choses en finalement peu d’années, que je n’ai pas eu le temps de souffler une seconde. Vous avez eu des compagnons de jeu incroyables…? Sur les 150 jours qu’a comptés le tournage, il n’y en a eu que deux ou trois où je ne tournais pas. Heureusement, de nouveaux partenaires apparaissaient régulièrement sur le plateau : Cécile de France, Gérard Depardieu, Ludivine Sagnier, Elena Anaya, Mathieu Amalric, Gérard Lanvin, Michel Duchaussoy, Gilles Lellouche, Roy Dupuis, Myriam Boyer, Samuel Le Bihan, Olivier Gourmet, Georges Wilson, Florence Thomassin… Cela a été une aide fantastique car ils me remettaient à chaque fois dans une énergie radicalement différente. On dit qu’un acteur ne joue pas de la même manière selon qui il a en face de lui. Et cela tombait bien car Mesrine, lui non plus, n’était pas exactement le même en fonction de la personne avec qui il était.


  • Sortie : 22 octobre 2008
Date de la publication électronique :20 February 2018
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé