Mesrine, L'Ennemi public n°1  –  Jean-François Richet  –  2008

Fiche générale

Affiche
  • Durée : 132 minutes
  • Production :La Petite Reine
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Jean-François Richet
  • Interprètes : Vincent Cassel (Mesrine)
    Ludivine Sagnier (Sylvia)
    Mathieu Amalric (François)
    Samuel Le Bihan (Porte avion)
    Gérard Lanvin (Charlie)
    Olivier Gourmet (Commissaire Broussard)...
  • Scénario :Abdel Raouf D'Afri
  • Adaptation :Adbel Raouf D'Afri
    Jean-François Richet
  • Dialogues :Adbel Raouf D'Afri
    Jean-François Richet
  • Producteur exécutif :Daniel Delume
  • Producteur délégué :Thomas Langmann
  • Directeur de la photographie : Robert Gantz
  • Monteur : Bill Pankow
  • Chef décorateur : Emile Ghigo
  • Costumier : Virginie Montel

Production

  • Production :La Petite Reine
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Thomas Langmann
  • Producteur exécutif :Daniel Delume
  • Producteur exécutif :Daniel Delume
  • Coproduction :M6 Films La Petite Reine
  • Avec la participation de :Remstar
    Canal +
    TPS Star
    M6
    120 Films
    La Région Haute Normandie
  • En association avec :Uni étoile 4 / Uni étoile 5 / Banque populaire image 8 / Cinemage 2
  • Producteurs associés :Jean Cottin
    Emmanuel Montamat

Fiche artistique

  • Réalisateur :Jean-François Richet
  • Scénario :Abdel Raouf D'Afri
  • Adaptation :Adbel Raouf D'Afri
    Jean-François Richet
  • Œuvre de référence :D'après l'oeuvre de Jacques Mesrine "L'instinct de mort"
  • Dialogues :Adbel Raouf D'Afri
    Jean-François Richet
  • Interprètes :Vincent Cassel (Mesrine)
    Ludivine Sagnier (Sylvia)
    Mathieu Amalric (François)
    Samuel Le Bihan (Porte avion)
    Gérard Lanvin (Charlie)
    Olivier Gourmet (Commissaire Broussard)
    Georges Wilson (Le Milliardaire)
    Michel Duchaussoy (Le Père)
    Anne Consigny (Avocate)
    Laure Marsac (Journaliste interview)
    Alain Fromager (Journaliste minute)

Fiche technique

  • Photographie :Robert Gantz
  • Effets spéciaux :Alain Carsoux
  • Monteur :Bill Pankow
  • Chef décorateur :Emile Ghigo
  • Costumier :Virginie Montel
  • Son :Jean Minondo
    François Groult
    Gérard Hardy
    Alexandre Widmer
    Loic Prian

Résumé et notes

  • Durée : 132 minutes

RÉSUMÉ

« Quand un homme vit par les armes, la violence et le vol, C’est très rarement qu’il meurt dans son lit. Face à un type comme moi, Y’a pas tellement de cadeaux à faire. Je n’en fais pas non plus de mon côté. Bien sûr, certaines personnes pourraient dire : Il y a d’autres manières de vivre, Mais je n’avais plus tellement de choix non plus. Et à la finale, j’ai assumé ma criminalité jusqu’au bout. Certains vont faire de moi un héros, Alors qu’en fin de compte, Y’a pas de héros dans la criminalité. Y’a que des hommes qui sont marginaux. » Mesrine D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • ENTRETIEN AVEC JEAN-FRANCOIS RICHET

Avec Mesrine, vous vous attaquez à un sujet polémique… Par essence, oui. Assassinat ou pas ? Sommations ou pas ? Comme il le dit dans son testament enregistré, là n'est pas la question. C'est l'histoire d'un petit gars de Clichy qui sera décrété "ennemi public n°1", l’histoire d'un homme qui s’ouvre au monde qui l'entoure, l’histoire d'un homme traqué pris à son propre piège. C’est presque un personnage « conçu » pour le cinéma. Il aurait adoré un film sur sa vie. Il a mis en scène sa propre vie. Il s’est fait une idée du gangstérisme tel qu’il le voyait dans les films, une idée de l’honneur, de la camaraderie. Mais je crois qu’après le Canada où il était devenu ennemi public avant de l’être en France, il s’est aperçu qu’il n’y avait pas de romantisme dans le banditisme. Comment avez-vous trouvé l’équilibre entre film de genre et film d’auteur ? Le film de genre est-il antinomique avec le film d'auteur ? Je ne le pense pas. Est-ce un film de genre parce que c’est un film de gangster ? Nous n’avons pas réfléchi à une structure codifiée par un genre, mais cherché à servir au mieux le personnage. Oui, il y a de l’action, de l’humour, de l’amour. Je ne me pose pas la question, cela sert mon point de vue. Avec Abdel, Vincent et Thomas, nous avions une vision commune qui était de montrer les zones d’ombres et de lumière, sans rien cacher de sa vie. Si vous deviez garder un seul moment, une seule image de toute cette aventure ? Le plus beau plan des films, c’est le dernier plan de L’ENNEMI PUBLIC N°1. C’est celui qui résume Jacques Mesrine. Cette image est folle ! Même sans musique, ni étalonnée, elle me donne des frissons. C’est Vincent qui a tout fait, j'ai juste posé ma caméra.

  • ENTRETIEN AVEC VINCENT CASSEL

Comment interpréter « l’homme aux mille visages » ? En cavale, Mesrine devait changer de tête tout le temps pour ne pas être reconnu, d’où ce surnom clinquant donné par la presse de l’époque. Pour un acteur qui, par nature, aime se transformer, cela peut paraître une situation idéale. C’est aussi le piège : il ne faut pas qu’à force de déguisements on perde le personnage. J’ai travaillé très sérieusement sur ce point avec les équipes coiffure/maquillage/costume pour garder subtilité et cohérence entre le temps qui passe et les grimages de fortune. Vous cherchiez à coller le plus possible à la réalité ? On a souvent tourné sur les vrais lieux où Mesrine a vécu. A chaque fois, on tombait sur des gens qui avaient plein de choses à nous raconter. Dans l’immeuble où se situe sa dernière planque, rue Belliard, par exemple, des voisins, des commerçants, parfois mêmes d’anciens truands, sont venus nous voir pour nous parler de lui. Entre ses anciens complices, ses ex-femmes, et les flics qui l’ont traqué, une quinzaine de livres ont été écrits sur Mesrine. On s’est rendu compte que chacun réécrivait un peu l’histoire à sa façon. Où est la vérité ? Où est l’affabulation ?... Le fantasme ? Difficile à dire. Mais c’est justement ce qui est passionnant. C’est le propre des personnages populaires et c’est ainsi que naissent leurs légendes. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur Jacques Mesrine ?

Un homme qui s’affirme aussi fort est souvent une source d’inspiration pour les gens « normaux », ceux qui n’osent pas. Il est un produit de son époque avec une lucidité incroyable sur ce qu’il est et sur ce qu’il génère autour de lui. En cela, il est assez fascinant. Il y a des moments où Mesrine commet des actes impardonnables, sauvages, d’autres où il a fait preuve d’une bravoure et d’une invention exceptionnelles. Ce sont justement ces contradictions qui font sa richesse. Certains vont le trouver antipathique et abject, d’autres vont apprécier qu’il aille au bout de lui-même en assumant tout et vont s’identifier. Aujourd’hui, après neuf mois de tournage, j’ai toujours du mal à le juger.

Ce sont des films très différents… Même si les deux opus respectent la chronologie de la vie de Mesrine, on sentait bien, déjà pendant le tournage, qu’ils seraient différents l’un de l’autre. D’abord on change d’époque : les années 50 et 60 ne ressemblent en rien aux années 70 : ce ne sont pas les mêmes voitures, les mêmes looks, les mêmes musiques, et surtout pas les mêmes mentalités. Les deux films développent deux thèmes qui se complètent l’un l’autre. Si L’INSTINCT DE MORT raconte l’histoire d’un jeune qui se cherche puis se trouve, L’ENNEMI PUBLIC N°1 raconte celle d’un homme qui sait où ses choix de vie l’emmènent et qui y va malgré tout. Le premier est un film noir. Le second en revanche serait plus un thriller psychologique, la paranoïa d’un type qui sait intuitivement comment tout cela va finir. Quel est votre meilleur souvenir de ce tournage ? Il y a un plan qu’on a fait tout en se disant qu’il ne servirait pas parce qu’il ne semblait pas raccord, mais qui est aujourd’hui le dernier plan de L’ENNEMI PUBLIC N°1. Pour moi, il résume toute l’histoire et c’est le plus beau plan du film.


  • Sortie : 19 novembre 2008
Date de la publication électronique :20 February 2018
Sources :