Tous à l'Ouest - Une aventure de Lucky Luke  –  Olivier Jean-Marie  –  2007

Fiche générale

Affiche
  • Producteur :Marc Du Pontavice
  • Production :Xilam
    Dargaud Marina...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Olivier Jean-Marie
  • Scénario :Jean-François Henry
    Olivier Jean-Marie
  • Producteur exécutif :Katell Lardeux
  • Compositeur de la musique : Hervé Lavandier
  • Monteur : Patrick Ducruet

Production

  • Producteur :Marc Du Pontavice
  • Production :Xilam
    Dargaud Marina
    Lucky Comics
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Katell Lardeux
  • Producteur associé :Anne Goscinny
    Daniel Marquet
    Patrick Malka

Fiche artistique

  • Réalisateur :Olivier Jean-Marie
  • Scénario :Jean-François Henry
    Olivier Jean-Marie
  • Œuvre de référence :D'après les albums de Morris et Goscinny
  • Directeur artistique :Jean Journaux
  • Casting et Direction artistique des Voix :Jean-Marc Pannetier
  • Les Voix :Lambert Wilson (Lucky Luke)
    Clovis Cornillac (Joe Dalton)
    François Morel (Rantanplan)
    Bernard Alane (Averell)
    Edgar Givry (Crook)
    Michael Lonsdale (Bartleby)
    Titoff (Monsieur Pierre)
    Jean Piat (Spike Goodfellow)
    Dee Dee Bridgewater (Molly Muffin)
    Eric Metayer (Piotr & Tang)
    Adrien Antoine (Jolly Jumper)
    Marie Vincent (Louise de Paname)
    Dorothy Pousseo (Miss Littletown)
    François Siener (Ugly Barrow)

Fiche technique

  • Compositeur de la musique :Hervé Lavandier
  • Monteur :Patrick Ducruet
  • Assistant réalisateur :Florence Lesven
  • Directeur de l'Animation :Jean-Christophe Dessaint
  • Directeur Layout :Jean Cayrol
  • Directeur Design et Encrage décors :Zyk
  • Storyboard :Olivier Jean-Marie
    Charles Vaucelle
    Hugo Gittard
  • Directeur Assistanat Animation :Jérôme Guillaud
  • Superviseur 3D :Jean-Luc Savarino
  • Générique :Piano
  • Directrice Compositing :Sofi Vaillant
  • Superviseur Son :Bruno Seznec

Création sonore et son

  • Marquilly, Sébastien :Mixeur

Résumé et notes

RÉSUMÉ

New York, 1855. Les Dalton sont convoqués au tribunal pour un énième procès. Mais les quatre affreux s'évadent et pillent en règle toutes les banques de la ville. Au terme d'une folle poursuite dans la "grande pomme", Joe Dalton a juste le temps de planquer le magot dans le chariot d'une caravane d'immigrants avant d'être arrêté par Lucky Luke. Les membres de la caravane, des pionniers victimes d'un arnaqueur sans scrupules, n'ont que 80 jours pour rejoindre la Californie et récupérer leurs terres. Une véritable course contre la montre s'engage... Notre cow-boy accepte d'aider les courageux immigrants à braver les pièges de l'Ouest sauvage, tout en reconduisant au pénitencier les Dalton, qui eux, ne pensent qu'à récupérer leur pognon ! D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • NOTE D’INTENTION DU RÉALISATEUR

Tous à l’Ouest est une comédie 2D/3D située quelque part entre l’esprit des courts-métrages de Buster Keaton, et l’animation sans complexe des Chuck Jones. Un mélange rare, sûrement explosif et dont on ne connaît encore pas les effets secondaires. Du point de vue artistique, il n’est pas question de plaquer sur le grand écran ce qui a été fait pour le petit. La démarche est différente. Comme l’image s’agrandit, des détails jusqu’alors invisibles vont apparaître. Des matières, des papiers peints usés aux murs, des valeurs dans les ombres, etc, vont jouer. Il n’est pas question de réalisme ici. La filiation graphique restera la même. C’est-à-dire Morris. Mais un album de Morris vu avec une loupe grossissante. Le style n’empruntera pas à Disney ou aux canons nord-américains. Tous à l’Ouest se veut un film à identité graphique forte. Je mixe une technique traditionnelle 2D avec l’emploi d’outils plus « modernes » en 3D. La raison en est une plus grande souplesse narrative tout en gardant l’aspect « magique » de la 2D. Je penche plus du côté de Méliès et de Terry Gilliam pour les effets spéciaux que d’ILM ! Là encore, pas de souci : photo réaliste, mais une plus grande souplesse dans la mise en scène au service du graphisme. Tous à l’Ouest est bien sûr une comédie de personnages. Quand on a Joe Dalton, son frère Averell, Rantanplan et les dialogues de Goscinny en matériau de base, comment faire autrement ? Je travaille donc particulièrement l’expressivité et la caractérisation des personnages par leur animation. Joe ne bouge pas comme Averell, qui est différent de Lucky Luke, etc. Cet axe de travail de l’animation sera poussé dans des retranchements que j’espère inattendus. Crook, le méchant, inventé pour cette histoire, va se mouvoir d’une manière reptilienne, donc dans la structure de son dessin, de son modèle, j’intègre déjà cette idée, en lui baissant le bassin et lui allongeant le thorax, pour qu’il puisse s’animer naturellement dans cette direction. Les personnages sont revus dans leur structure d’après cette angle morphotypé tout en gardant le style de Morris. Le genre « road movie » du film me permet d’alterner moments de pure comédie, à la narration épurée, et moments de pure poursuite où, a contrario, l’accent sera donné à la virtuosité des raccords et des multiplans. Tous ces choix m permettront, au final, de raconter l’histoire d’une communauté hétéroclite de migrants européens qui, dans un joyeux bazar et accompagnés d’une bande-son proche des films de Kusturica (musique de caravane !), seront obligés de se serrer les coudes (ou d’en jouer ?) pour atteindre leur but, c’est-à-dire vivre ensemble. Olivier Jean-Marie

  • RENCONTRE AVEC LAMBERT WILSON, VOIX DE LUCKY LUKE

Comment avez-vous trouvé la voix de votre personnage ? On a fait quelques essais et on s’est vite rendu compte qu’avec lui, il fallait rester naturel. Lucky Luke est un personnage sympathique, assez jeune, il parle sans accent et sans vulgarité. Il jette un regard amusé sur tout ce qui se déroule autour de lui. C’est cette ironie légère, ce décalage, qu’il fallait traduire. Et puis il y a le fameux « Ouaip » qui est sa signature. Le travail est un peu spécial parce que le dessin animé continue à évoluer même pendant que l’on enregistre les voix. Le film et le mixage se terminent vraiment dans les dernières semaines qui précèdent la sortie. Sur Tous à l’Ouest, on m’a demandé de venir plusieurs fois pour faire les grandes lignes du personnage au fur et à mesure de l’avancement des dessins. Dès la lecture du scénario, j’ai vu que le projet était bon mais comme il repose aussi sur beaucoup d’actions uniquement visuelles, il était un peu difficile d’avoir une vision globale du film. Je viens de me rendre compte du résultat final. Il y a de l’aventure, des paysages magnifiques, des personnages hauts en couleur, des dialogues percutants et de la romance. On réalise alors à quel point le processus de création du film est extraordinaire. Il y a énormément d’étapes. D’ailleurs, pour les acteurs, c’est presque frustrant parce qu’on doit enregistrer et fournir des couleurs avec en face de soi un matériel qui est extrêmement basique. La première séance d’enregistrement s’est passée sans images, simplement avec quelques dessins à plat, et d’autres qui ne bougeaient pratiquement pas. Les dessinateurs ont ensuite pu s’inspirer des propositions vocales des acteurs. Après, ils ont une deuxième étape où le dessin est beaucoup plus avancé et où on remplit des cases, puis une dernière phase où on fait simplement des petits détails qui manquent. Comment avez-vous travaillé avec Olivier Jean-Marie ? Tout s’est passé dans la légèreté et très naturellement. Je pense que si j’étais créateur d’un projet aussi lourd, aussi énorme dans l’effort que cela représente, je serais beaucoup plus stressé que lui ! Olivier aime son travail, il est heureux et tout se passe dans la bonne humeur. Je crois aussi que l’humour et l’ambiance dans lesquels toute l’équipe a baigné ont nourri le film. J’ai été surpris, parce que souvent, pour les doublages, le climat est extrêmement sérieux, presque lourd. On a toujours l’impression qu’il faut travailler dans la douleur, alors que là, le travail s’est fait dans la joie et la simplicité !


  • Sortie : 5 décembre 2007
Date de la publication électronique :20 February 2018
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé