Le Coeur des hommes 2  –  Marc Esposito  –  2007

Fiche générale

Affiche
  • Durée : 115 minutes
  • Production :Pierre Javaux Productions
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Marc Esposito
  • Producteur exécutif :Pierre Javaux
    Marc Esposito
  • Producteur délégué :Pierre Javaux
  • Directeur de production :Claude Parnet
  • Directeur de la photographie : Pascal Caubère
  • Compositeur de la musique : Béatrice Thiriet
  • Monteur : Benoît Alavoine
  • Chef décorateur : Fabienne Guillot
  • Costumier : Mélanie Gautier

Production

  • Production :Pierre Javaux Productions
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Pierre Javaux
  • Producteur exécutif :Pierre Javaux
    Marc Esposito
  • Directeur de production :Claude Parnet
  • Directeur de post-production :Alex Isidoro

Fiche artistique

  • Réalisateur :Marc Esposito

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Pascal Caubère
  • Compositeur de la musique :Béatrice Thiriet
  • Monteur :Benoît Alavoine
  • Chef décorateur :Fabienne Guillot
  • Costumier :Mélanie Gautier
  • Maquilleur :Sandrine Roman
  • Régisseur :Eric Duchêne
  • Chef-opérateur son :Jean-Luc Verdier
  • Premier assistant mise en scène :Hubert Engammare
  • Coiffure :Fanny Lavoine
  • Mixage :Anne-Laure François
  • Photographes :Pamela Duhesme
    Patrick Richard

Résumé et notes

  • Durée : 115 minutes

RÉSUMÉ

Alex, Antoine, Jeff et Manu, quatre amis, quatre ans plus tard. Leurs rapports avec les femmes, leur amitié, leurs secrets partagés, leurs sentiments de culpabilité, leur volonté de changer, de s’améliorer. D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • ENTRETIEN AVEC MARC ESPOSITO

Quand avez-vous eu, pour la toute première fois, l’idée de faire une suite du CŒUR DES HOMMES ? Quand j’en étais à la page 3 du scénario du 1 ! Autrement dit, tout de suite ! J’ai eu immédiatement le sentiment en racontant l’histoire de ces quatre personnages qu’un seul film ne suffirait pas. Lorsque j’ai donné la première version du scénario à lire à mon producteur Pierre Javaux, je lui ai dit en riant que si ça marchait, on pourrait en faire deux ou trois, et même une série télé. Il faut dire que j’étais en train de regarder toutes les saisons de Friends. Ça a dû jouer. Même au niveau de l’écriture. C’est comme si j’avais voulu, sans forcément en être conscient, trouver une sorte d’équivalent cinéma, et adulte. C’est drôle d’ailleurs comme à la sortie du 1, beaucoup de gens ont évoqué les films de Sautet ou d’Yves Robert, et jamais Friends... Saviez-vous déjà de quelle manière allaient évoluer les personnages ? Oui. Je savais dès le début qu’Alex Marc Lavoine se ferait gauler de cette façon-là, par le patron de Nanou Catherine Wilkening qui mettrait un détective privé sur le coup, je ne voulais pas que ce soit elle qui le découvre. Je savais que Jeff Gérard Darmon et Elsa Zoé Félix seraient encore ensemble. Je voulais qu’ils soient le couple sans problème du film, alors que tout le monde pensait que, forcément un « vieux » avec une jeune, ça ne pouvait pas durer. Je savais qu’Antoine Bernard Campan ne serait plus avec Lili Fabienne Babe ce retour lui avait été un peu imposé et que ça ne pouvait pas bien se recoller. Je savais que si je faisais le 2, je trouverai une idée pour que Valérie Kaprisky ait une histoire avec lui. Et dès que j’ai rencontré Valérie Stroh, la compagne de Jean-Pierre Darroussin, j’ai eu envie qu’elle ait une histoire avec lui dans le 2... Tout était très précis dans ma tête ! Sauf qu’entre temps, les personnages avaient été incarnés par des acteurs qui s’étaient appropriés ces personnages. Cela a-t-il infléchi votre manière d’écrire ? Beaucoup, oui. Dans la première version, je pouvais échanger plein de répliques entre les personnages. Là, comme j’avais en tête le visage, la voix des acteurs et la référence du 1 que j’ai beaucoup vu, c’était plus dur. Quand, par exemple, au fil des dialogues j’écrivais « Antoine », c’était la tête de Bernard Campan qui arrivait, la phrase qui me venait ne pouvait donc pas être la même que celle qui me serait venue si j’avais écrit «Jeff» !J’ai quand même avancé assez facilement, d’autant qu’ils n’ont pas des manières très différentes de parler. Et puis, je savais aussi ce qu’ils aimaient et ce qu’ils faisaient le mieux. Donc, avant d’attaquer le tournage de TOUTE LA BEAUTE DU MONDE, j’ai écrit les 30 premières pages de la deuxième version pour voir s’ils étaient d’accord sur le canevas que je leur proposais. Les quatre ont dit oui. C’était parti ! Ensuite, comme à mon habitude, j’ai fait beaucoup de versions. Comment définiriez-vous vos principes de mise en scène ? Ce sont toujours les mêmes. J’aime les plans-séquences filmés à deux ou trois caméras, souvent fixes. Mon obsession, c’est la simplicité. C’est étonnant d’ailleurs que ce que j’aime dans les films des autres, de Sautet ou de Blier par exemple, comme les différences de grosseurs de plan dans les champs-contrechamps, ou les longs travellings avant, je ne les aime pas dans les miens ! J’aime qu’on reste avec les mêmes tailles d’objectifs. J’aime aussi que ça ne bouge pas quand les acteurs ne bougent pas et que la caméra bouge avec les acteurs quand ils bougent. J’ai donc essayé sur ce film-là qu’il y ait plus de scènes en mouvement. Je sais maintenant ce que j’aime et je pense en plus que c’est la signature du CŒUR DES HOMMES : je cherche à enlever du cinéma, je veux que les gens oublient que c’est du cinéma, que ça ait l’air le plus vrai possible. Comme s’il s’agissait de capter un truc qui se passe vraiment, le plus discrètement et le plus fidèlement possible. Dans ce Coeur 2, il y a 36 scènes, soit environ un tiers du total, qui ne sont constituées que d’un seul plan-séquence. C’est un ratio à la Bergman, pas celui d’une comédie populaire ! Et puis, LE CŒUR DES HOMMES 3... Pour l’instant, il a moins de chances de se faire que le 2 n’en avait ! En effet, l’une des raisons qui m’ont donné envie de réaliser le 2, c’est que je me sentais capable de faire mieux que le 1. Là, pour l’instant en tout cas, je me dis que ce sera plus difficile de progresser d’un épisode à l’autre. D’ailleurs, il est souvent arrivé, dans l’histoire du cinéma, qu’un n°2 soit aussi réussi, voire plus, qu’un n°1 (LA VÉRITE SI JE MENS, STAR WARS, LE PARRAIN...), mais les n° 3 sont toujours en-dessous. La deuxième raison, et la plus importante, c’est que, pour certains personnages, je ne sais absolument pas dans quelle direction me diriger. Juste pour prendre le cas d’Alex : s’il reste fidèle, on va me dire que ce n’est pas très crédible ; et s’il trompe à nouveau sa femme, ça voudra dire qu’on ne peut pas changer, et je n’ai pas envie de dire ça, parce que je pense l’inverse ! Manu, non plus, je n’ai pas envie qu’on sache ce qu’il fera quand Karine va revenir, si elle revient... Tout ça, ce sont de gros freins, alors que pour écrire le 2, je n’avais que des accélérateurs ! Une chose est sûre : je ne le ferai que si je trouve une solution pour que les quatre achèvent la trilogie amis, et heureux. Sans que ce soit Walt Disney ! On verra bien. Sortons d’abord celui-ci...


  • Sortie : 24 octobre 2007
Date de la publication électronique :20 February 2018
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé