Modern Love  –  Stéphane Kazandjian  –  2008

Fiche générale

  • Genre : Comédie romantique
  • Durée : 92 minutes
  • Producteur :Valentine - Perrin Perrin
    Caroline - Rein Adrian
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Stéphane Kazandjian
  • Interprètes : Alexandra Lamy (Marianne)
    Stéphane Rousseau (Vincent)
    Bérénice Bejo (Elsa)
    Pierre-François Martin-Laval (Eric)
    Clotilde Courau (Marie)
    Stéphane Debac (Jérôme)
    Mélanie Bernier (Anne)
    Valérie Karsenti (Laure)...
  • Scénario :Stéphane Kazandjian
  • Dialogues :Stéphane Kazandjian
  • Directeur de production :Yorick Kalbache
  • Directeur de la photographie : Régis Blondeau
  • Compositeur de la musique : Martin Gamet
  • Costumier : Agnès Falque
    Emmanuelle Pertus

Production

  • Producteur :Valentine - Perrin Perrin
    Caroline - Rein Adrian
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Directeur de production :Yorick Kalbache
  • Coproducteur :Pierre Even / Cirrus Communications
  • Producteurs associés :Josée Vallée - Richard Speer / Cirrus Communications
  • Une coproduction Franco-Canadienne :Galatée Films
    Delante Films
    Cirrus Communications
    France 2 Cinéma
  • En association avec :Poste Image
    La Banque Postale Image
    Uni Etoile 5
  • Avec le soutien de :La Région Ile-de-France
    La PROCIREP
    L'ANGOA-AGICOA
  • Avec la participation de :CANAL +
    TPS Star
    Kiosque

Fiche artistique

  • Réalisateur :Stéphane Kazandjian
  • Scénario :Stéphane Kazandjian
  • Dialogues :Stéphane Kazandjian
  • Interprètes :Alexandra Lamy (Marianne)
    Stéphane Rousseau (Vincent)
    Bérénice Bejo (Elsa)
    Pierre-François Martin-Laval (Eric)
    Clotilde Courau (Marie)
    Stéphane Debac (Jérôme)
    Mélanie Bernier (Anne)
    Valérie Karsenti (Laure)
    Kad Merad (Olivier)
    David La Haye (François)
    Thomas Jouannet (Victor)
    Francis Leplay (Hervé)
    Eric Naggar (Charles)
    Maï Anh Le (Kim)
    Raphaëlle Agogue (Sasha)
    Annie Gregorio (Prof espagnol)

Fiche technique

  • Photographie :Régis Blondeau
  • Compositeur de la musique :Martin Gamet
  • Lyrics :Martin Rappeneau
    Benjamin Seilles
  • Costumier :Agnès Falque
    Emmanuelle Pertus
  • Son :Patrick Rousseau
    Martin Pinsonnault
    François Groult
  • Chorégraphie :Sidi Larbi Cherkaoui
  • Décors :Philippe Chiffre
  • Régisseur :Yacine Boucherit
  • Assistant réalisateur :Thomas Trefouël

Résumé et notes

  • Genre : Comédie romantique
  • Durée : 92 minutes

RÉSUMÉ

C’est l’histoire d’Eric (Pierre François Martin-Laval) qui aime Anne (Mélanie Bernier) mais qui retrouve Marie (Clotilde Courau), son ex, et qui se prend à rêver à une seconde chance. C’est l’histoire d’Elsa (Bérénice Bejo) qui, après s’être jurée de ne plus s’engager qu’avec son Homme Idéal, rencontre Jérôme (Stéphane Debac) et pense trouver en lui cette perle rare... C’est l’histoire de Vincent (Stéphane Rousseau) et Marianne (Alexandra Lamy) qui n’ont rien en commun et pourtant tout pour se plaire. C’est une histoire de rêves, de rencontres, de ruptures et de retrouvailles. Bref, une grande histoire d’amour. Comme au cinéma. D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • ENTRETIEN AVEC STEPHANE KAZANDJIAN

La Genèse du film J’ai toujours eu envie de faire une comédie romantique, étant moi-même adepte du genre en tant que spectateur. Pourtant, au-delà de ses grands principes, celui-ci peut prendre des formes très différentes, selon qu’on adopte un point de vue masculin, féminin, qu’on choisisse une vision réaliste ou bien féerique de l’amour. Ces approches différentes, j’ai voulu les mêler. Raconter à la fois l’histoire d’un homme, d’une femme, d’un couple. Etre à la fois urbain, générationnel et référentiel. C’est ainsi que les histoires d’Eric, Elsa, Vincent et Marianne ont commencé à s’entrecroiser. La Comédie musicale J’ai voulu utiliser la comédie musicale pour marquer l’opposition entre la « vraie vie » et le « film dans le film ». Or, quoi de plus cinématographique, de plus éloigné de la réalité que la comédie musicale ? J’aimais bien cette opposition entre un monde dans lequel on a du mal à dire ses sentiments et un autre où non seulement on les dit, mais en plus on les chante et on les danse. La Danse Dès ma rencontre avec Sidi Larbi Cherkaoui, j’ai su qu’il était le chorégraphe que je cherchais. Il a le don de mélanger les genres, de la danse contemporaine au music-hall en passant par le Bollywood. J’avais une idée assez précise de l’énergie et de la couleur que je souhaitais développer pour chaque scène chorégraphiée. Des intentions qu’avec l’aide de sa troupe de danseurs, il a su parfaitement retranscrire à l’écran. Pour la scène du restaurant, par exemple, je voulais quelque chose de joyeux et ludique, presque enfantin. Il a eu cette idée de détourner des danses slovaques. Les Chansons Deux éléments étaient pour moi essentiels : des mélodies pop immédiatement mémorisables et des orchestrations riches... J’avais déjà travaillé avec Martin Rappeneau sur mon premier court métrage dont il avait composé la musique. Et j’avais suivi depuis son parcours avec beaucoup d’intérêt. Pour son sens mélodique, sa passion du cinéma et sa grande capacité d’écoute et d’adaptation, il est vite devenu le choix évident. Ces qualités, on les retrouve chez Benjamin Seilles avec qui Martin a écrit les chansons et Martin Gamet qui s’est occupé de la réalisation musicale et du score. Sur ce dernier point, je tenais à ce que la musique épouse l’opposition « film dans le film » / « vraie vie ». Ainsi aux orchestrations fournies du premier, répondent des compositions plus minimalistes, un poil « bricolées ». Le Choix des comédiens Les comédies romantiques fonctionnent avant toute chose sur le charme des comédiens et l’alchimie qui les lie. Le casting était donc un élément clé de la réussite du film. Je tenais par ailleurs à garder une certaine fraîcheur, travailler avec des comédiens confirmés mais en leur proposant des rôles dans lesquels on n’avait pas l’habitude de les voir. Par exemple, Pef en auteur névrosé, ou bien Bérénice en gaffeuse romantique. Au final, passée la crainte initiale, tous ont joué le jeu au-delà de mes espérances. Un mot sur Stéphane Rousseau et Alexandra Lamy. Au-delà de leur performance vocale qui nous a tous bluffés - car oui, ce sont bien eux qui chantent -, ils ont été incroyables durant toute la préparation pour laquelle nous disposions de très peu de temps. Pourtant le programme était chargé : chant, danse, équitation, kendo, langage des signes... Sans leur investissement à 200%, jamais nous n’aurions pu faire tout ce qui était prévu. Les Personnages Tous les protagonistes de « Modern Love » ont pour point commun la peur d’être seuls. De ne pas être compris, aimés. Pour certains, c’est une peur de solitude physique (comme de toute évidence Vincent). Mais pour d’autres, ce peut être la crainte d’une solitude plus spirituelle, comme celle que ressentait visiblement Elsa lorsqu’elle était avec Victor (quoi de pire que se sentir seule à deux ?). J’aime les personnages qui apprennent à faire le deuil de quelque chose : un rêve, une vision d’eux-mêmes, un projet, etc. De ce point de vue, Eric et Elsa se ressemblent car ils ont l’un et l’autre une vision très précise de ce que serait une vie amoureuse pleinement réussie : retrouver Marie pour Eric, rencontrer « l’homme idéal » pour Elsa. Au début du film, ils ont les réponses, ils savent ce qui est bon pour eux. Le film, en exauçant leur vœu le plus cher, les confronte à la réalité. Mais au bout du compte, leurs comédies romantiques individuelles se finissent mal. Eux qui avaient débuté avec des réponses terminent avec des questions. Et c’est justement là, comme chacun le sait, que tout devient possible. Vincent et Marianne sont un peu différents dans la mesure où ce sont en premier lieu des personnages de cinéma. Leur évolution est dictée par les lois du genre : ils se rencontrent, se détestent, tombent amoureux, prennent peur et se séparent, mais l’amour triomphe de leurs peurs et ils se retrouvent. Néanmoins, je tenais à ce qu’ils gardent des failles qui les rendent touchants. C’est pourquoi je les ai imaginés comme des vrais personnages contraints de jouer un rôle – la féministe pragmatique ou le séducteur volage. Ils ont une partition à jouer, une partition dont ils sont prisonniers mais qui en même temps les définit. Là encore, leur évolution s’assimile à un deuil, celui de la vision qu’on a de soi. Créer deux univers Avec Régis Blondeau, le chef opérateur, nous avons décidé de créer une opposition subtile entre les deux mondes. Ainsi dans la vraie vie, les températures de couleurs se mélangent entre intérieur et extérieur, le contraste est volontiers plus soutenu... A l’inverse, dans « le film dans le film », tout est contrôlé, les cadres sont plus frontaux et symétriques (comme face à une scène). Nous avons suivi la même démarche avec le chef décorateur Philippe Chiffre : décors très structurés pour « Modern Love », plus de fouillis dans la vraie vie. Je tenais par ailleurs à ce que la comédie musicale demeure atemporelle – ni trop ouvertement années 50, en référence aux classiques du genre, ni trop ouvertement contemporaine. C’est ainsi que des éléments très design peuvent y côtoyer d’autres plus rétro. Au final, tout cela reste discret, mais je suis convaincu que tous ces éléments participent à créer inconsciemment chez le spectateur l’opposition de ces deux mondes.


  • Sortie : 12 mars 2008
Date de la publication électronique :09 March 2018
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé