Silvio et les autres  –  Paolo Sorrentino  –  2018

Fiche générale

  • Durée : 151 minutes
  • Producteur :Nicola Giuliano
    Francesca Cima
    Carlotta Calori
    Viola Prestieri
    Jérôme Seydoux
    Ardavan Safaee
    Muriel Sauzay
  • Production :Indigo Film
    Pathé...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Paolo Sorrentino
  • Interprètes : Toni Servillo (Silvio Berlusconi)
    Elena Sofia Ricci (Veronica)
    Riccardo Scamarcio (Sergio Morra)
    Kasia Smutniak (Kira)
    Euridice Axen (Tamara)
    Fabrizio Bentivoglio (Santino Recchia)
  • Scénario :Paolo Sorrentino
    Umberto Contarello
  • Directeur de la photographie : Luca Bigazzi
  • Monteur : Cristiano Travaglioli
  • Chef décorateur : Stefania Cella
  • Costumier : Carlo Poggioli

Production

  • Producteur :Nicola Giuliano
    Francesca Cima
    Carlotta Calori
    Viola Prestieri
    Jérôme Seydoux
    Ardavan Safaee
    Muriel Sauzay
  • Production :Indigo Film
    Pathé
    France 2 Cinéma
  • Distribution : Pathé Distribution

Fiche artistique

  • Réalisateur :Paolo Sorrentino
  • Scénario :Paolo Sorrentino
    Umberto Contarello
  • Interprètes :Toni Servillo (Silvio Berlusconi)
    Elena Sofia Ricci (Veronica)
    Riccardo Scamarcio (Sergio Morra)
    Kasia Smutniak (Kira)
    Euridice Axen (Tamara)
    Fabrizio Bentivoglio (Santino Recchia)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Luca Bigazzi
  • Ingénieur du son :Emanuele Cecere
  • Monteur :Cristiano Travaglioli
  • Chef décorateur :Stefania Cella
  • Costumier :Carlo Poggioli
  • Monteur son :Silvia Moraes
  • Photographe de plateau :Gianni Fiorito

Résumé et notes

  • Durée : 151 minutes

RÉSUMÉ

Il a habité nos imaginaires par la puissance de son empire médiatique, son ascension fulgurante et sa capacité à survivre aux revers politiques et aux déboires judiciaires. Il a incarné pendant vingt ans le laboratoire de l’Europe et le triomphe absolu du modèle libéral après la chute du communisme. Entre déclin et intimité impossible, Silvio Berlusconi incarne une époque qui se cherche, désespérée d’être vide. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • LE CONTEXTE

Le film de Paolo Sorrentino travaille avant tout sur un imaginaire traversé de personnages de fiction, mais il fait bien sûr écho à des faits et des personnes réelles, parfois présentes sous leur véritable identité, comme Veronica Lario, parfois associées à d’autres figures par des anecdotes, des déclarations, des traits de caractère. SILVIO ET LES AUTRES n’est pas un film à clef, mais les innombrables péripéties de la vie publique et privée du Cavaliere Silvio Berlusconi méritent un éclairage. La chronologie des faits dans le film suit les nécessités de la narration, sans souci d’exactitude historique ou documentaire.

L’affaire Noemi Letizia et Veronica Lario (2009)

En avril 2009, la présence de Silvio Berlusconi aux 18 ans d’une jeune inconnue, Noemi Letizia, alors qu’il est en voyage officiel à Naples, déclenche aussitôt une polémique. Le Président du conseil prétend ne la connaître que par l’intermédiaire de son père. Celui-ci serait un ancien chauffeur de l’ex-président du conseil socialiste Bettino Craxi, dont Silvio Berlusconi assurait la communication avant de se lancer en politique à son tour. Mais des journalistes retrouvent des images de la jeune fille présente lors d’une fête six mois plus tôt. Son petit ami raconte qu’elle a alors été invitée dans sa villa en Sardaigne ainsi que trente ou quarante autres jeunes filles. Quant au père, c’était un simple militant local qui a eu des déboires avec la justice. Excédée, Veronica Lario, la seconde épouse de Silvio Berlusconi avec lequel elle a eu trois enfants, annonce leur séparation, par l’intermédiaire d’une déclaration à l’agence de presse ANSA. Dans sa déclaration, elle explique entre autres choses qu’il n’est jamais allé à des fêtes de ce genre pour ses propres enfants. Commence alors une longue bataille juridique, dont la dernière étape en date est un recours en cassation de Veronica Lario.

L’achat du sénateur De Gregorio (2006)

Sergio De Gregorio a été un journaliste en vogue à partir des années 1980, œuvrant aussi bien dans la presse écrite qu’à la radio et à la télévision, qui le fait connaître d’un très large public. D’abord membre de Forza Italia dès 1994, il rejoint le petit parti justicialiste de centre-gauche l’Italie des valeurs en 2006. Il est alors élu sénateur. Deux mois plus tard, il prend la tête de la Commission Défense avec le soutien de l’opposition de centre droit. Il quitte la majorité peu après et vote contre la confiance au gouvernement Prodi en 2007. Il contribue à sa chute un an plus tard et au retour au pouvoir de Silvio Berlusconi. En février 2013, Silvio Berlusconi est accusé d’avoir acheté le ralliement de Sergio De Gregorio. Les faits seront confirmés par le sénateur le mois suivant, qui admet avoir touché la somme de deux millions d’euros. Silvio Berlusconi est condamné à trois ans de prison en 2015. La peine ne sera pas appliquée, les faits étant prescrits quelques mois plus tard.

Le tremblement de terre de l’Aquila (2009)

Le 6 avril 2009, la terre tremble dans les Abruzzes, au centre de l’Italie. Le séisme, dont l’épicentre est proche de L’Aquila, fait 309 morts et est ressenti jusqu’à Rome, à 90 kilomètres de distance. C’est le plus meurtrier depuis celui de l’Irpinia, près de Naples, en 1980. Trois mois plus tard, près de 50 000 personnes sont encore privées de logements. 20 000 sont contraintes de vivre dans des baraquements, et autant en hôtels. Les autres sont accueillis par des personnes privées. Silvio Berlusconi, alors Président du conseil, est présent sur les lieux l’après-midi même du séisme. Il refuse dans un premier temps les propositions d’aide internationale et choisit de déplacer le G9 dans la ville sinistrée. Le 29 septembre, le jour de son 73e anniversaire, il inaugure les 400 premiers appartements du projet C.A.S.E., destiné à reconstruire la ville en un temps record. Sur les 4500 habitations d’urgence qui ont été livrées en banlieue, pour un coût total d’un milliard d’euros dont un tiers financé par l’Union européenne, 500 sont aujourd’hui inhabitables. Près de dix ans plus tard, le centre-ville reste une zone sinistrée, en partie inaccessible. La région s’est désertifiée. Seuls 60 des 1000 commerces présents avant le tremblement de terre ont repris leur activité. Sur les travaux eux-mêmes, l’implication de réseaux criminels a été maintes fois dénoncée. Dans une véritable « stratégie du choc », la mafia sicilienne et la ’ndranghetta calabraise auraient même passé des accords pour « se partager la région », si l’on en croit un récent rapport de la Direction des enquêtes antimafia.


  • Sortie : 31 octobre 2018
Date de la publication électronique :10 December 2018
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé