Martyrs chrétiens  –  anonyme  –  1905

Fiche générale

  • Autre titre : Màrtires Cristianos (a Spanish title) ; Christian Martyrs (an U.S. title)
  • Numéro de film : 1228
  • Genre : Scène dramatique et réaliste en 3 tableaux (8ème Série)
  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur : anonyme
  • Interprètes : Le dompteur Juliano
    épisode de “Daniel dans
    la fosse aux lions” (d’après Adrian)

Production

  • Autre titre : Màrtires Cristianos (a Spanish title) ; Christian Martyrs (an U.S. title)
  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur : anonyme
  • Interprètes : Le dompteur Juliano
    épisode de “Daniel dans
    la fosse aux lions” (d’après Adrian)

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique et réaliste en 3 tableaux (8ème Série)
  • Métrage : 135 m ; 442.8 f.
  • Code télégraphique : Azotique

RÉSUMÉ

1 Les Martyrs

Nous sommes à Rome, en l’an 66 de notre ère, quelques temps après l’incendie que l’empereur Néron alluma. Sous l’ardent soleil que tamisent les velums de pourpre, les gradins du cirque regorgent de monde. Un belluaire joue avec un des lions qu’il chasse dans l’arène, des esclaves enlèvent un conducteur mourant, puis d’autres ramassent épars sur le sol des casques et des glaives de gladiateurs. À ce moment, débouche vers le fond du cirque le défilé triomphal des nouveaux combattants escortés des licteurs aux sons farouches des trompettes de bronze ; puis ce sont les cohortes de légionnaires qui encadrent les porteurs d’enseignes disant la gloire des armes romaines ; enfin, viennent les gladiateurs qui, l’arme haute, vont saluer de leurs épées nues l’Empereur et l’Augusta dans la loge impériale tendue de tapis devant lesquels brûle l’encens : “Ave Cesar, morituri te salutant”. Cependant de la foule des combattants, un groupe de soldats s’est détaché et les légionnaires lient sur une des croix de l’arène un jeune chrétien. Puis lentement, le défilé des soldats et des gladiateurs s’éloigne. Quelques instants après, les fauves envahissent le cirque, conduits par le trident du belluaire impérial cuirassé de bronze et d’or. Les lions ! Les lions ! Une clameur sauvage gronde sur tous les gradins du cirque et les milliers de poitrines du peuple, avide de carnage et de sang, halètent d’impatience. Et tandis qu’indifférent et brutal, l’Empereur contemple son émeraude, les lions, férocement, se jettent sur le corps garrotté du martyr qui, bientôt pantelant sous la morsure des fauves, meurt sans une plainte, alors que le sable aride se teinte de sang.

2 Daniel dans la fosse aux lions

Daniel est exposé dans la fosse, sous le soleil, par ordre de Cyrus. Attaché étroitement à la borne des victimes, le prophète hébreu attend la mort avec calme, car les fauves rôdent autour de lui, retenus cependant par une force mystérieuse. À ce moment, l’ange du Seigneur apparaît. Étendant le bras, il semble bénir Daniel et la Puissance divine délie les entraves qui retenaient le prophète. L’apparition s’évanouit. Alors Daniel, dont les chaînes sont tombées, s’agenouille et adresse au Maître du monde une ardente prière. Miracle ! les lions se sont approchés de lui et le prophète les caresse, tandis que les fauves se frottent voluptueusement contre lui. À ce moment, Cyrus, apparaît sur la margelle de la fosse suivi de quelques courtisans. Il appelle le prophète et celui-ci tranquillement entr’ouvre la grille de sa prison et monte vers les terrasses.

3 Le Festin de Balthazar

Le roi et les courtisans, couronnés de fleurs, ivres morts, se vautrent sur le sol, étendus sur l’amoncellement des tapis et des coussins, au milieu des courtisanes mi-vêtues qu’ils embrassent et qu’ils étreignent. Tout à coup, tandis que tous les personnages s’endorment peu à peu alourdis par les libations, le Monarque se dresse à demi sur son lit de repos. Terrifié, il aperçoit sur la tapisserie, l’apparition terrible d’une main qui trace en lettres de feu : MANE, THECEL, PHARES et retombe sur sa couche, anéanti par la plus vive terreur. À ce moment, une épaisse fumée envahit le palais ; les portes s’écroulent sous la formidable poussée des Perses, maîtres de Babylone. Les soldats conduits par Cyrus frappent à droite et à gauche, immolant les courtisans anéantis. Les vainqueurs vident les amphores encore pleines, arrachent les tentures et les fleurs, le palais prend feu de tous côtés, la voûte s’écroule et, dans l’indécision de la fumée, le meurtre, le viol et le pillage continuent leur oeuvre de dévastation.

En savoir plus

source Henri Bousquet : Sujet dans le Supplément de mai 1905 ; Sortie  : Cynematographo Parisiense, Teatro João Caetano, Fortaleza (Brésil), 2.5.1907 ; Note  : The Optical Lantern and Cinématograph Journal dans sa livraison de mai 1905 mentionnait dans un court article “A Cinématographe Martyr”  : “The building belonging to the firm and situated not far from Paris was, for his purpose, converted into a very good imitation of an arena. During the taking of the first part of the film, the christian Martyr was impersonated by a living man ; then the machine was stopped till a dummy, partly composed of horse flesh, was substitued for the living being. At this point lions were let into the arena, which quickly devoured the meat, which, to all intents and purposes, served as the dying martyr torn to pieces.”

source Susan Dalton : Films Pathé frères - Supplément. Paris: Pathé, Mai, 1905., p 018-021, pic ; Pathé frères: I film della produzione Pathé (1896-1914), Volume 1, p 123-124 ; Catalogo, Pathé frères Films, Barcelona, 1907, p 107 ; Pathé Films. New York: Pathé Cinematograph Co., April 1906, p 022 ; Films Pathé frères. Paris: Pathé, 1907., p 174-177, y sum

Date de la publication électronique : 06 octobre 2008
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004