L'Aventurière   –  1907

Fiche générale

  • Numéro de film : 1836
  • Genre : Scènes dramatiques et réalistes (8me Série)
  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères

Production

  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

    Fiche technique

    Résumé et notes

    • Genre : Scènes dramatiques et réalistes (8me Série)
    • Métrage : 275 m dont 20 en couleurs ; 902.0 f.
    • Code télégraphique :

    RÉSUMÉ

    La scène s’ouvre en Allemagne, au bureau du contre-espionnage. Des officiers examinent des plans de guerre. Deux individus reçoivent leurs instructions. Une gare, le train siffle, les deux individus filent sur la frontière. Nous les retrouvons dans une élégante villa de Nice où, devant une glace, ils se transforment, modelant sur leur visage un autre visage tout en se concertant avec une très sédui­sante jeune femme sur qui repose tous leurs plans d’espionnage. Coquette, intrigante, souple et insinuante elle a tôt fait de capter la confiance d’un aide de camp et de pénétrer, grâce à lui, jusqu’au bureau du chef. Si le jeune officier avait pu revenir en pensée dans le bureau qu’un appel venait de lui faire quitter, il aurait vu l’aventurière se glisser sans bruit, avec des précautions de malfaiteur. Il l’aurait vue qui remuait tous les papiers épars sur la table. Elle fronça les sourcils, les documents ne s’y trouvaient pas… Elle ouvrit un placard, déroula quelques plans et finit par trouver celui qu’elle cherchait. Et cette femme qui volait ainsi, le visage contracté par l’angoisse, ces papiers découverts de la sorte : grâce à une ruse abominable qui attestait de nombreuses habitudes d’espionnage, c’était elle qui l’avait séduit, captivé au point de l’amener à signer le laissez-passer, lui, pour qui son métier était un véritable sacerdoce ! Elle-même, l’audacieuse espionne, elle tremblait en fuyant, en passant devant la sentinelle comme si elle allait tomber. Elle sautait dans la barque qui l’attendait, amarrée au rivage. Les deux espions la guettaient sur l’autre rive. Elle examina le contenu du portefeuille qu’ils lui offraient en échange de sa trahison et le rejetant avec dédain, elle s’éloigna. Les deux brigands sifflèrent dans leurs doigts et des hommes masqués et armés surgirent entre les hautes roches. Elle se balançait nonchalamment dans son fauteuil transatlantique lorsque l’aide de camp parut à ses côtés. Touchée par la douleur de ce jeune homme qu’elle voyait en danger par sa faute et qui était peut-être la seule personne qu’elle aimât au monde, elle venait de lui remettre les papiers qu’elle portait dans sa ceinture lorsque les brigands firent irruption. La lutte s’engagea, les balles sifflèrent. Bouleversée par la terreur du drame dont elle était la cause, l’espionne se jette entre les agresseurs et l’officier et s’abat, atteinte d’une balle.

    En savoir plus

    Annoncé dans P.C.G. n° 58, 15.8.1907

    Sortie   : Omnia Pathé, Paris, 10.8.1907

    Sources S. Dalton : Catalogue Pathé Des Années 1896-1914, Volume 2, 1907-1909 |p 037-038 ; Catalogue Pathé Des Années 1896 À 1914 (1907-1909), by Henri Bousquet |p 037-038 |y sum

    Date de la publication électronique : 09 octobre 2008
    Sources :
    • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004