Le Courrier de Lyon ou l’Attaque de la malle poste  –  Albert Capellani  –  1911

Fiche générale

  • Numéro de film : 4322
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Albert Capellani
  • Interprètes : Louis Ravet (Lesurques- Dubosc)
    Mévisto (Chopard)
    Georges Tréville (Courriol)
    Paul Calvin (Fouinard) Paul Capellani (Didier)
    Alphonse Dieudonné(le père Lesurques)
    le petit Colsi (le garçon d’auberge)
    Faivre
    Émile André...
  • Adaptation :Tiré de la pièce de Moreau
    Siraudin et Delacourt (1850)

Production

  • Production :Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Albert Capellani
  • Adaptation :Tiré de la pièce de Moreau
    Siraudin et Delacourt (1850)
  • Interprètes :Louis Ravet (Lesurques- Dubosc)
    Mévisto (Chopard)
    Georges Tréville (Courriol)
    Paul Calvin (Fouinard) Paul Capellani (Didier)
    Alphonse Dieudonné(le père Lesurques)
    le petit Colsi (le garçon d’auberge)
    Faivre
    Émile André
    Dupont-Morgan
    Sainrat
    Eugénie Nau (la femme Chopard)
    Andrée Pascal (Julie Lesurques)

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : 780 m
  • Code télégraphique : Nickel

RÉSUMÉ

La scène que les Ets. Pathé Frères présentent cette semaine est l’histoire d’un effroyable drame vécu qui aboutit à la plus épouvantable erreur judiciaire du siècle dernier. Le 8 floréal an IV (28 mars 1795), la diligence attelée de quatre chevaux qui assurait le service postal, partait de Paris pour aller porter à l’armée d’Italie, com­mandée par le général Napoléon Bonaparte, une somme de 7 000 000 d’assignats destinés à la solde de cette ar­mée. Des bandits, que l’appât d’une aussi forte somme avait décidés, attaquèrent à Lieusaint la malle-poste, tuèrent le postillon et le courrier et s’enfuirent après l’avoir dévalisé. Par suite d’un hasard malencontreux qui a joué dans toute cette affaire le rôle le plus néfaste, il se trouvait que l’un des bandits, Dubosc, ressemblait d’une façon frappante à un honnête homme, Joseph Lesurques, que ses affaires avaient appelé à Lieusaint quelques heures avant l’attaque de la malle. Dubosc ayant disparu, Lesurques qui avait été aperçu à Lieusaint fut convaincu, par des témoignages, d’être l’un des auteurs de l’abomi­nable crime qui s’était passé alors qu’il était de retour à Paris. Les complices du crime arrêtés en même temps que lui, se gardèrent bien de le déclarer innocent, dans l’espoir que son innocence triompherait certainement et qu’elle pourrait en quelque sorte rejaillir sur eux. Il n’en fut rien. Lesurques, fort de sa conscience, négligea le soin de sa défense et les affirmations des témoins furent telles qu’il fut condamné à mort avec ses coaccusés, véritables coupables. L’un de ces derniers, dès que la condamnation fut prononcée, sentant qu’il n’avait plus rien à gagner à la perte de Lesurques, cria bien haut que le malheureux était innocent… Le 9 Brumaire an V (30 octobre 1796) Lesurques porta sa tête sur l’échafaud ; tout le long du tra­jet qui conduisait au supplice, l’un des condamnés ne ces­sa d’affirmer l’innocence de la malheureuse victime ; rien n’y fit et Lesurques mourut, mal défendu par la loi, alors que tout le monde avait la certitude de son innocence.

En savoir plus

Sujet dans le Bulletin Pathé, n° 9

Sortie  : Théâtre Omnia, Rouen, 10 au 16.5.1911 Dans le placard publicitaire publié dans Ciné-Journal n° 135 du 25.3.1911, Pathé ajoutait après le scénario re­produit ci-dessus que  : Ce drame puissant a été reconsti­tué par la Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL) avec un souci de mise en scène poussé à ses plus extrêmes limites et joué par les artistes les plus éminents des théâtres de Paris. L’action a été transportée et exécutée sur les lieux mêmes où elle s’est déroulée et les spectateurs qui assisteront à ce poignant spectacle auront véritablement la sensation de ces dou­loureux événements qui se déroulèrent voici plus de cent ans. Voir également l’article de Stefania Parigi dans PATHÉ  : “Il Corriere di Lione- Sceneggiatura desunta” qui donne une description détaillée du film.

Date de la publication électronique :10 December 2008
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004
  • Christine Leteux: Albert Capellani. Cinéaste du romanesque.