Rigadin aime la vie de famille  –  Georges Monca  –  1911

Fiche générale

Affiche
  • Numéro de film : 4653
  • Genre : Scène comiques (2me Série)
  • Production :Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Georges Monca
  • Interprètes : Prince

Production

  • Production :Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Georges Monca
  • Interprètes :Prince

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène comiques (2me Série)
  • Métrage : 225 m ; 738.0 f.
  • Code télégraphique : Palombe

RÉSUMÉ

Rigadin, homme calme, réservé, pondéré, ennemi du tapage, ami de la concorde, est un sage. Les hommes de cette sorte sont rares. Pour éviter que l’espèce ne s’en perde et que le moule ne s’en casse, des gens au cœur pétri de bonnes intentions pressentent Rigadin pour une union possible avec la fille unique d’un couple de bour­geois fossiles, les conjoints Durandur. C’est avec une joie sans mélange, une allégresse sans bornes que Rigadin se présente dans cet asile de paix où, dans une tiédeur d’ouate, l’attend celle qui partagera sa molle inexistence. Introduit dans un salon confortable, Rigadin rêve bientôt de cette vie future qui coulera comme un ruisseau de miel. Il échafaude, il imagine, il suppute ce bonheur siru­peux. Soudain, une agitation le tire de sa torpeur béate ; quels sont ces murmures, ces invectives, ces clameurs, ce silence, bientôt suivi d’un bris de verre cassés et de por­celaine en miettes. Ce n’est rien, qu’un échange de vues entre les époux Durandur. Simple divergence d’opinions que ne tardent pas à éclaircir ces irréfutables raisons que sont les retentissants coups de savate et les gifles à tour de bras. L’arrivé de la bonne annonçant la visite de Rigadin, interrompt cette diplomatique conversation et M. et Mme passent au salon. Avec le souriant Rigadin, l’objet de la discussion change mais l’argumentation… point ; les hostilités recommencent. Placé entre deux feux, houspillé, harcelé, pincé comme dans un étau, roulé comme dans la farine, Rigadin encaisse avec calme et résignation, légèrement surpris pourtant. La bonniche re­paraît et l’on passe à la salle à manger. Bien court armis­tice qu’un fâcheux événement vient suspendre : Rigadin n’est qu’ébouillanté, mais c’est le signal d’une lutte âpre et sans merci, d’une bataille décisive pendant laquelle les gifles retentissent et que les poings roulent et battent la générale sur les faces tuméfiées. Puis c’est autour de la table à thé, une cavalcade, une chevauchée, une charge effrénée, bientôt suivie d’un corps à corps sans quartier. Rigadin qui en a assez, cherche à s’esquiver mais les yeux implorants de sa fiancée ont une telle action sur lui qu’il reste. Enfin, tous deux parviennent à calmer les impétueux parents. Rigadin savourera donc le douceâtre petit-lait de la vie de famille!

En savoir plus

Annoncé dans Ciné-Journal, n° 171, 2.12.1911

Sujet dans le Bulletin Pathé n° 43

Sortie  : Omnia Pathé, Paris, 7 au 14.12.1911

Sources S. Dalton : Catalogue Pathé Des Années 1896 À 1914, (1910-1911), Henri Bousquet |p 467

Date de la publication électronique :16 December 2008
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004