Le Marchand d’hommes  –  1911

Fiche générale

  • Numéro de film : 4625
  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères
  • Interprètes : Claude Garry

Production

  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Interprètes :Claude Garry

Fiche technique

Résumé et notes

  • Métrage : 220 m
  • Code télégraphique : Palabre

RÉSUMÉ

Dans la pauvre chaumière où la vieille mère agonise, Jacques et sa fiancée se désespèrent pour la tendre mère qui va périr faute d’argent pour payer les dettes chez l’apothicaire et les médicaments normaux. Mais voici que dans le village roulent et vibrent les ra et les fla du tam­bour du sergent recruteur pour le Colonel du régiment d’Artois. Une prime de 20 pistoles est promise à chaque engagé volontaire. Jacques ne tergiverse pas, ces 20 pis­toles, ce sont les soins, la santé peut-être pour la mère et, d’un paraphe énergique, il signe le contrat de l’abandon qu’il fait de sa liberté et de sa vie. Enfin, il tient cet argent bienfaisant qui sera bientôt le salut de la malade, il va partir. Ah bien oui! il ferait beau voir qu’il s’en aille. “Ici, blanc-bec, tu oublies donc que tu nous appartiens corps et âme, allez oust au lazaro!” Et le pauvre Jacques va s’effondrer sur la paille de la remise où plusieurs de ses compagnons méditent douloureusement sur leurs fâcheux débuts dans le noble métier des armes. Mais Jacques n’est pas homme à se décourager pour si peu et en rien de temps, il a vite fait de faire sauter quelques tuiles de la toiture et de s’échapper tout en courant. L’alarme est vite donnée et la chasse à l’homme s’orga­nise. La retraite est vite découverte et c’est une irruption de gens armés qui envahissent le pauvre logis, qui par la porte, qui par la fenêtre. Mais dans l’obscurité qu’étoilent les tremblantes flammes des cierges, un corps s’allonge sous les plis rudes d’un suaire. Dans l’ombre, au pied du lit, sanglotent deux pauvres masses écroulées d’angoisse et de douleur. Pauvre Jacques, il était arrivé trop tard et son dévouement n’aura servi à rien. D’un seul coup d’œil, le sergent recruteur a jugé l’étendue du malheur, mais l’émotion de ce vieux chevronné, blanchi sous le harnais, n’a plus de bornes lorsque Jacques lui rend la rançon de sa liberté, le sac d’écus désormais inutile, c’est alors qu’il comprend l’héroïque sacrifice de Jacques.

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Sujet dans le Bulletin Pathé n° 41

Sortie  : Théâtre Omnia, Rouen, 17 au 23.1.1912

Date de la publication électronique :17 December 2008
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004