Le Rideau noir  –  Albert Capellani  –  1911

Fiche générale

  • Numéro de film : 4257
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Albert Capellani
  • Interprètes : Paul Capellani (le vagabond)
    Jacques Grétillat (le mari)
    Germaine Dermoz (la femme)
    Germaine Béral
  • Scénario :René Berton

Production

  • Production :Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Albert Capellani
  • Scénario :René Berton
  • Interprètes :Paul Capellani (le vagabond)
    Jacques Grétillat (le mari)
    Germaine Dermoz (la femme)
    Germaine Béral

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : 250 m
  • Code télégraphique : Nankin

RÉSUMÉ

Claude Frémont sauve son ancien camarade, Christian Marnie au moment où celui-ci, errant misérable et affamé sur les berges de la Seine, obéit au découragement qui s’empare de lui et se jette dans le fleuve. Favorisé par la fortune, Frémont ouvre toute grande sa maison à son an­cien ami. Christian, très joli garçon, mais d’un caractère sans noblesse et sans scrupules, avide de jouir de tous les biens dont il a été sevré jusqu’alors, s’installe volup­tueusement au foyer de son sauveur et trahit lâchement sa confiance en lui volant sa femme. Un jour, Claude, désireux de secouer l’apathie de son hôte, l’entraîne dans la salle d’armes et l’oblige à faire quelques passes avec lui, tandis que Lucienne exerce son adresse au tir à la cible. Claude, absent un instant, surprend leur odieuse trahison. Son premier mouvement est de les tuer tous les deux. Mais son amour pour Lucienne l’emporte sur sa révolte. C’est au séducteur seul qu’il demandera raison de son infamie. Celui-ci, aussi lâche que vil, se traîne à ses pieds, implorant sa pitié. Claude, indigné, lui lie les mains, le bâillonne, le traîne dans la salle d’armes et l’immobilise derrière le rideau noir qui sert de fond au tir à la cible. Lucienne entre, très gaie, s’approche de son mari et lui désignant très fière de son adresse, un carton qu’elle a habilement troué. Mais Claude émet un doute et la jeune femme, désireuse de le convaincre, saisit un autre carton et se prépare à renouveler son exploit. Mais cette fois, elle devra tirer avec une arme sérieuse, et Claude lui tend son revolver. Lucienne, tout au plaisir du jeu, tire sans se douter que chaque balle atteint la cible vivante cachée derrière le rideau noir, lorsque soudain, Claude arrache l’étoffe et découvre à ses yeux hagards le corps inerte et ensanglanté de son amant.

En savoir plus

Annoncé dans Ciné-Journal, n° 144, 27.5.1911

Sujet dans le Bulletin Pathé n° 17

Sortie  : Omnia Pathé, Paris, 2 au 8.6.1911

Date de la publication électronique :10 December 2008
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004